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    Déficit budgétaire : Dette maîtrisée… pour l’instant

    Par L'Economiste | Edition N°:3514 Le 22/04/2011 | Partager
    Elle atteint 384,4 milliards de DH, soit 49,3% du PIB
    36,5 milliards de DH prévus pour les charges de la dette en 2011
    C’est le troisième poste des dépenses du Trésor

    En matière de rigueur budgétaire, les dépenses de fonctionnement sont souvent les premières pointées du doigt et, ces dernières années, la charge de compensation. Il faut y joindre aussi les charges de la dette qui ne sont pas négligeables dans les comptes du Trésor. Elles représentent le troisième poste des dépenses après les dépenses de fonctionnement (151 milliards de DH) et d’investissements (53,8 milliards de DH). Les charges au titre du service de la dette prévues cette année sont de 36,5 milliards de DH, soit 16% du budget. Rapportées au PIB, elles ressortent à 4,6%, sachant que le budget ne prend en compte que les charges liées au remboursement du capital de la dette à moyen et long terme. L’année dernière, 20 milliards de DH ont été remboursés pour le capital et 17,5 milliards de DH au titre des intérêts.
    Les crédits inscrits en 2011 pour le compte du service de la dette équivalent aux budgets des ministères de l’Intérieur, de la Santé et de l’Energie réunis. Ils sont plus importants que les recettes de l’impôt sur les sociétés ou encore de l’impôt sur les revenus en 2010 par exemple. Le montant des remboursements augmente en même temps que le stock de la dette.
    Pour sa part, la dette garantie a atteint 94,8 milliards de DH à fin 2010, en hausse de 9,6 milliards de DH sur un an. La dette des entreprises publiques est détenue à hauteur de 14,3%, soit 13,6 milliards de DH, par les bailleurs de fonds locaux. Les étrangers portent plus de 85% de la charge. L’année dernière, 9 milliards de DH ont été remboursés au titre du service de la dette garantie. Le montant prévu pour 2011 se chiffre à 9,2 milliards de DH dont 3 milliards pour les intérêts.

     

    La dette marocaine reste donc sous contrôle. Elle est jusque-là contenue en dessous du seuil de soutenabilité (60% du PIB) préconisé par la banque centrale. A fin 2010, l’encours de la dette publique s’est chiffré à 384 milliards de DH, soit 49,3% du PIB. D’une année à l’autre, il a augmenté de 39,2 milliards de DH. Après deux années consécutives de déficit -l’encours de la dette a augmenté de 58,5 milliards de DH- il faudrait vite retrouver les bonnes habitudes de 2007 ou encore 2008 (excédent budgétaire respectif de 0,7 et 0,4%) au risque de propulser l’endettement du Trésor dans la zone d’alerte.
    Le Trésor a été particulièrement actif sur le marché financier en 2010. Il a levé plus de 101 milliards de DH par le biais des adjudications. Un appétit qui s’explique par le refinancement des dettes de près de 80 milliards de DH. Cette année, le Trésor évalue le montant à refinancer autour de 60 milliards de DH. Les levées du Trésor dépendront notamment de l’évolution du déficit, de l’enveloppe de la charge de compensation ou encore des résultats du dialogue social. Au regard des premières statistiques de l’année, les chances de voir le Trésor agir en force sur le marché de la dette semblent a priori importantes. A fin janvier, ses comptes sont déjà dans une situation inconfortable avec un déficit de 3,4 milliards de DH. Le Trésor enregistre surtout une baisse de 966 millions de DH des rentrées de l’IS. En face, les dépenses ont bondi de 19%. Le recours massif au marché semble donc inévitable. De plus, les sorties se feront essentiellement sur le marché intérieur. Un emprunt sur le marché international n’est pas privilégié dans les conditions actuelles.
    Par ailleurs, les levées du Trésor pourraient accentuer la pression sur les liquidités bancaires, comme l’année dernière. Le risque aussi est d’impacter les taux et par ricochet les charges de la dette.

    F.Fa

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