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Politique

Déclaration de patrimoine
Poudre aux yeux ou pavé dans la mare?

Par L'Economiste | Edition N°:2287 Le 31/05/2006 | Partager

. Mhamed Khalifa ouvre le bal. Le député se défend d’instrumentaliser l’initiativeUNE première. Mhamed Khalifa, député istiqlalien et ancien ministre de la Fonction publique (2000-2004), livre à l’opinion publique la déclaration de son patrimoine. Dans ce qu’il appelle «un élan spontané», et qu’il dit “sans précédent”, Khalifa présente, via une déclaration dont L’Economiste a reçu un exemplaire, le détail sur sa situation financière depuis qu’il a commencé à traiter de la chose publique fin 1976 à ce jour. Il y évoque notamment des biens immobiliers et des terrains titrés à Marrakech et Casablanca, d’héritage parental et de propriétés agricoles acquises antérieurement à la date de son élection à la tête du conseil municipal de Marrakech. «Tout cela est enregistré. C’est titré et ni la date ni la valeur ne peuvent être falsifiées. Il est aisé de s’en assurer auprès des conservations foncières», assure le député. Mieux, le député marrakechi dit «autoriser les banques avec lesquelles il traite à lever le secret sur ses comptes et leur évolution depuis qu’il a investi la scène politique». Une initiative courageuse et louable certes, estiment des observateurs, mais qui ne manque pas de soulever des interrogations. Qu’est-ce qui motive un tel besoin de «confession»? Pourquoi maintenant? Et dans quels desseins? Faut-il y voir un parfum de pré-campagne électorale et un besoin de redorer son image? Khalifa s’en défend énergiquement: «Je veux tout simplement éclairer l’opinion publique, et tous ceux que cela intéresse, sur ma situation financière et son évolution depuis que j’ai commencé à traiter de la chose publique à ce jour». A l’origine de ce besoin pressant de révéler son patrimoine, un article paru dans la presse l’accusant d’enrichissement illicite, de malversations et d’abus de pouvoir. Accusations que Khalifa s’empressera de réfuter en bloc. Il saisit l’occasion pour faire une déclaration de sa fortune depuis qu’il a investi la scène politique à ce jour. Défi, dit-il, qui lui a été lancé à maintes reprises. «C’est donc l’occasion pour moi d’expliquer à tous ceux que cela puisse intéresser que je n’ai rien à cacher. Mais ce n’est pas uniquement à cause de cet article diffamatoire et de ses accusations», explique-t-il. Accusations d’autant plus outrageuses, s’indigne le député marrakchi, qu’elles émanent de «l’intérieur même de ma tente politique». Querelles intestines donc qui secouent le parti de Allal El Fassi à l’approche des élections? En tout cas, Mhamed Khalifa souhaite que «son geste ait valeur d’exemple». Il estime que «le temps est venu pour passer à de nouvelles pratiques, plus transparentes et plus en phase avec notre époque». D’où cette invitation, via la presse, aux hommes politiques de suivre son exemple en déclarant eux aussi, en toute transparence, leur patrimoine. Une invitation qui remet sur le tapis l’épineuse question de déclaration de patrimoine. Pourquoi ne pas systématiser les déclarations de patrimoine et instituer des mécanismes à même de vérifier leur authenticité? De fait, beaucoup estiment que si une loi existe, elle n’est pas appliquée. «Le texte en vigueur (loi 25-92) sur la déclaration de patrimoine n’est pas adapté et comporte plusieurs lacunes», estiment des experts. C’est notamment l’absence de mécanismes permettant son application effective qui est pointée. Du coup, cette loi reste lettre morte, déplore Khalifa qui rappelle au passage qu’il a été à l’origine d’un projet de loi complétant et amendant ce texte du temps où il était à la tête du ministère de la Fonction publique. Projet resté, déplore-t-il, jusque-là dans les tiroirs. Rappelons que parmi les points saillants du projet concocté par le groupe istiqlalien de l’unité et l’égalitarisme, figure notamment la création d’une instance habilitée à évaluer et juger la déclaration. Dispositif, estime Khalifa, à même de garantir l’applicabilité de la loi.Khadija EL HASSANI

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