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Economie

Débat national sur l’eau
Les opérateurs et les usagers associés

Par L'Economiste | Edition N°:2412 Le 30/11/2006 | Partager

. Un road show qui durera trois mois. Objectif: Elaborer une stratégie nationale. Elle sera soumise au Conseil supérieur de l’eau et du climat L’eau se fera de plus en plus rare. Les bailleurs de fonds, Banque mondiale en tête, ont recommandé au Maroc une vraie réforme dans ce domaine. Ils ont mis de l’argent sur la table et le gouvernement a fini par réagir. Le ministère de l’Aménagement du territoire, en charge de ce dossier, a initié un débat national. C’est le Premier ministre qui en a donné le coup d’envoi hier à Rabat. Dans son discours, il a tracé la voie à suivre: approfondir le dialogue et élargir la concertation en vue d’élaborer un plan national de l’eau. Ce plan sera soumis à l’appréciation du Conseil supérieur de l’eau et du climat en 2007.Pour Driss Jettou, l’implication de tout le monde est impérative. Objectif: réaliser une prise de conscience collective sur les enjeux réels et la nécessité d’une nouvelle politique en matière d’eau. La nouvelle stratégie sera centrée sur le développement des ressources hydriques à l’horizon 2030. En toile de fond, le souci de limiter les dangers liés aux changements climatiques. Sur ce registre, toutes les études et les experts dans le domaine tirent la sonnette d’alarme. . Principe de solidaritéLes pays de la Méditerranée, particulièrement ceux du Maghreb, sont les plus exposés à de longues périodes de sécheresse et à des inondations violentes au cours des prochaines années. Il faut donc se préparer à affronter les conséquences de ces changements climatiques. Tous les moyens seront mis en œuvre pour mobiliser les eaux de surface et celles des nappes phréatiques afin de les répartir sur les régions et les différents usages, selon le principe de solidarité. Donc, sur le tableau de bord du gouvernement: la construction des barrages, le traitement des eaux usées et le dessalement de l’eau de mer, l’économie dans l’irrigation agricole... Il est évident que dans ce domaine, le Maroc ne part pas de rien. La loi sur l’eau, promulguée en 1995, est un cadre moderne pour une politique nationale, dira Jettou. D’abord, elle représente une vision globale et intégrée des différents volets via une gestion qualitative et quantitative de l’offre et de la demande en matière d’eau. Ensuite, l’approche se base sur la décentralisation et la participation des différents intervenants au niveau des agences des bassins. Une chose est sûre, les ministres qui se sont succédé à la tribune ont rendu «hommage à la stratégie visionnaire des barrages initiée par Feu Hassan II» ayant permis au pays de faire face aux sécheresses successives des dernières décennies. Avec une centaine de barrages mobilisant plus de 16 milliards de mètres cubes par an, le cap du million d’hectares agricoles a été franchi. Une partie de l’électricité consommée est produite à partir de ces mêmes barrages.Cependant, il ne faut pas dormir sur ses lauriers. Les points noirs sont multiples. Mohamed El Yazghi en dresse quelques-uns. Pour lui, la situation des ressources en eau est alarmante. Le rythme du recul des stocks est rapide. D’où l’urgence d’un bond qualitatif dans les comportements de la population pour une utilisation plus rationnelle. Il faut donc stopper le gaspillage et la surexploitation des nappes phréatiques. La qualité de l’eau n’est pas en reste. Le ministre de l’Aménagement cite l’exemple de la pollution du Sebou. Le déficit dans l’assainissement y est pour quelque chose. Il est également revenu sur le cadre institutionnel et le retard enregistré dans la mise en œuvre de la loi de 1995 régissant le domaine de l’eau. Il a fallu près d’une décennie pour sortir les décrets d’application, a-t-il dit en substance. Aujourd’hui, ce cadre doit être également revu. En fait, le Premier ministre a réussi la synthèse entre deux visions jusque-là opposées: celle de Mohamed El Yazghi, basée sur la demande, et celle de son secrétaire d’Etat Abdelkébir Zahoud, sur l’offre. Pour ce dernier, la gestion de la demande n’exclut pas l’offre. Elle retarde les investissements, mais ne les supprime pas. Selon lui, les deux doivent aller de pair au Maroc. Pour l’heure, il s’agit de mobiliser l’eau par les grands réservoirs (grands barrages) et commencer le transfert vers les régions déficitaires. «Les nappes phréatiques doivent constituer le stock stratégique qu’il ne faudra toucher que lorsque les eaux de surface seront épuisées», a indiqué Zahoud. Aujourd’hui, elles sont surexploitées. La Chine protège les eaux souterraines par le prix. Celles-ci coûtent 10 fois plus chères que les eaux de surface.


L’assainissement a son plan

Le gouvernement a lancé cette année un programme national pour l’assainissement liquide. Ce plan nécessite une enveloppe de 45 milliards de DH, étalée sur une période 15 ans. D’ailleurs, le projet de loi de Finances pour 2007 prévoit la création d’un «Fonds spécial d’assainissement liquide et d’épuration des eaux usées». Cette initiative vise à assurer la pérennité du programme et à renforcer le financement des projets qui entrent dans ce cadre. Ce sont 260 sites qui sont concernés par ce plan qui ambitionne d’améliorer les prestations aux citoyens en matière d’assainissement liquide. Le taux de raccordement au réseau sera porté à 80%. Le programme vise également la réduction de 60% de la pollution résultant de l’évacuation des eaux usées.Mohamed CHAOUI

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