×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprises

Dawliz, une nouvelle stratégie à l'affiche: Films récents, galerie d'art, restaurants

Par L'Economiste | Edition N°:32 Le 04/06/1992 | Partager

Le premier complexe cinématographique de Casablanca, avec 4 salles sur la Corniche et 2 salles vers l'Avenue des F.A.R, a permis au public de renouveler avec le plaisir de "sortir" au cinéma. Dawliz renouvelle sa stratégie, depuis quelques mois, avec des projections de films récents et des espaces de loisirs autour des salles.

Face à la concurrence du magnétoscope-roi, le Dawliz refait, depuis quelques temps, "peau neuve" avec les nouveaux films qui sortent à Casablanca deux ou trois mois après Paris. Tel est le cas du "sulfureux" film de Jean Jacques Annaud "L'Amant" sorti en France en Janvier 1992, "Robin des bois, prince des voleurs" sorti en Août 1991, "JFK" (bientôt sur les écrans) et bien d'autres. Un film "usé par le magnétoscope", disent les responsables du Dawliz, ne représentent plus aucun intérêt ni pour le public ni pour les salles de cinéma.
D'autre part, même lorsque les films étrangers ne peuvent entrer par la grande porte des salles de cinéma (comme c'est le cas au Magreb ou au Moyen-Orient pour des raisons politico-religieuses), ils entrent par la petite lucarne de la télévision au travers du magnétoscope, le plus grand concurrent du cinéma.

D'après une enquête réalisée par un magazine de cinéma français "Première" d'Août 1991, les Etats Arabes consommaient en 1988 déjà 2,43% des exportations de programmes étrangers dans le monde, et l'Afrique 1,59%. Trois ans plus tard, avec le magnétoscope, ces chiffres ont au moins, quintuplé.
Parmi les plus grands succès des films projetés par le Dawliz depuis le début de cette année, on peut citer "Danse avec les loups" resté six semaines à l'affiche, "Thelma et Louise", trois semaines "Personnes n'est parfaite", huit semaines. On ose également mettre en relief la pluralité des goûts avec "Robin des bois, prince des voleurs"(trois semaines à l'affiche) qui a drainé un public très large et "Un amour à Casablanca", film peu ordinaire, qui attire une clientèle "trés particulière: les adolescents, les familles au grand complet".

Comme on peut le constater, le drapeau "cinéma américain" flotte toujours sur les écrans, suivi du film français. Le Maroc est ainsi américanophile dans ses salles à ...80%.
Par ailleurs, depuis quelques temps, le public de Casablanca a retrouvé le goût du cinéma sur grand écran et en même temps les sorties en famille. Une des raisons de cet engouement: la construction du complexe cinématographique, le Dawliz, qui a resitué le cinéma comme une "sortie".
Après bientôt six ans d'existence, les responsables de ce complexe expliquent le succès rencontré auprès du public casablancais par "la sécurité, la qualité de la projection, le confort et l'accueil".

Créé en 1985 avec un capital social de 700.000 DH, le Dawliz corniche a ouvert ses portes en Novembre 1986. Ce complexe cinématographique est composé de quatre salles de cinéma, pouvant accueillir au total 825 personnes et dont les recettes sont d'environ 90.000 DH par semaine. Il comprend également un restaurant gastronomique, un restaurant vietnamien, une crêperie, un salon de thé, une confiserie, un hôtel et depuis le 26 Mai 1992 une galerie d'art. Les restaurants ainsi que la crêperie, propriété du Dawliz, sont donnés en gestion. A la confiserie et au salon de thé c'est le personnel du complexe qui assure le service. L'hôtel, quant à lui, a ouvert ses portes en Novembre 1991 attend la contre-visite du Ministère du Tourisme pour son classement. Employant une dizaine de personnes, l'hôtel comprend 20 chambres qui accueillent en général des cinéastes, des acteurs de cinéma et de théâtre. La gestion de l'hôtel est assurée par la société Hotel Co.

La succursale, "Dawliz Habous" composée de deux salles d'une capacité de 639 places et d'une seule buvette, a été créée en 1988 en plein centre ville, "nous n'avons pas ressenti la nécessité de doter la succursale de commerces", expliquent les responsables. L'autre particularité du Dawliz Habous, est la différence avec "la maison-mère": le billet d'entrée coûte 15 DH.
"Il y a environ une année, nous avons décidé pour le Dawliz habous de baisser le prix du billet, qui était à 20 DH, pour toute la période d'été. Depuis nous avons maintenu ce prix à la demande de notre clientèle". Celle-ci, différente de celle du Dawliz corniche, plus "huppée et aisée", se compose essentiellement de fonctionnaires et de cadres moyens ou "de personnes ne pouvant se déplacer jusqu'à la corniche". Toute la gestion du complexe est centralisée au niveau de la direction générale qui se trouve au Dawliz Corniche.

Coût d'un film, 40.000 à 100.000DH

Outre les projections de films programmés pour la semaine, les "deux Dawliz" organisent, de Novembre à Mai, des semaines culturelles du film japonais, anglais, italien, suisse, européen..., des projections de documentaires, notamment les célébres "Connaissances du monde" en présence du réalisateur.
Le Dawliz habous, quant à lui, organise également des "Premières" de films marocains.
Cap sur la distribution et l'exploitation. Pour certains films, le Dawliz habous (contrairement au Dawliz corniche) est en même temps distributeur et exploitant.
Ainsi, contact établi avec les fournisseurs étrangers, surtout français, le Dawliz choisit les films proposés et achetés un "droit d'exploitation" pour cinq ans. Passage oblige, le film est ensuite visionné par le Centre Cinématographique Marocain qui donne son aval pour la projection. Le coût des films importés est compris entre 40.000 et 100.000 FF. Le film "Danse avec les loups", qui a battu tous les records d'entrée, a coûté environ 200.000 FF.
En tant que propriétaire de films, le Dawliz loue ses films à d'autres salles au pourcentage ou au forfait.

M.O.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc