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Davos/Porto Alegre: Nouveau face-à-face

Par L'Economiste | Edition N°:1441 Le 21/01/2003 | Partager

. Dès jeudi prochain, les pro et les antimondialistes tiendront leur messe annuelle séparément. A Davos, les libéraux chercheront à réinstaurer la confiance dans les marchés«Construire la confiance» est le thème de la réunion du Forum économique mondial (WEF) qui se tient à Davos du 23 au 28 janvier. Ce thème a été tout particulièrement choisi à destination des marchés, ménages et créanciers potentiels encore méfiants après le dévissage des marchés boursiers l'été dernier. Ainsi, un an après leur réunion de New York marquée par des assurances d'une reprise fulgurante, les responsables économiques et financiers de la planète se retrouvent dans la petite station d'hiver suisse, avec un bilan morose et des perspectives de croissance tout aussi déprimantes. En effet, dès jeudi prochain, début de la réunion de Davos, les puissants et responsables de tous horizons profiteront de cette occasion unique pour se pencher sur la situation économique du monde. Les chefs d'entreprise, banquiers et ministres de l'économie pourraient, lors de ces réunions, avoir des comptes à rendre: échaudés par les scandales de fraude comptable aux Etats-Unis, avec Enron, WorldCom, Tyco, les marchés financiers restent volatils et sur le qui-vive. Davos intervient alors pour ravaler la façade d'un système qui est affecté. Le mirage de la nouvelle économie, la faillite de l'Argentine, le spectre de la guerre pour le pétrole sont tous des facteurs qui ont provoqué une crise de confiance. Un sentiment difficile à réinstaurer. Rappelant que, lors de sa parenthèse new-yorkaise en 2002, le WEF et son slogan «engagé à améliorer l'état du monde« s'était trompé. Personne n'avait prévu la pusillanimité des entreprises, peu pressées d'investir et de prendre le relais des ménages, ni l'éclatement de scandales financiers outre-Atlantique, secouant durablement les marchés. Du coup, la plupart des estimations de croissance émises lors du WEF à New York avaient été pour le moins trop optimistes, en particulier sur le rétablissement du Japon et la solidité de l'Europe. L'activisme de l'administration de George W. Bush pour relancer la croissance américaine, par des dépenses et des baisses d'impôts, mais aussi des déficits records, devrait concentrer toute l'attention, voire les applaudissements. Par contraste, les atermoiements japonais, déjà cloués au pilori lors de la réunion de Davos en 2001, mais surtout les difficultés structurelles et les limites à la relance budgétaire en Europe, imposées par le Pacte de Stabilité et de Croissance, risquent de donner lieu à un âpre débat. «La croissance économique mondiale ralentie a exposé les faiblesses de la zone euro. Les problèmes structurels non résolus doivent l'être de manière efficace«, souligne Lorenzo Codogno, chef économiste Europe de Bank of America, à Londres. Loin de l'euphorie volontariste affichée à New York quelques mois après les attentats du 11 septembre, responsables économiques, chefs d'entreprise et analystes devraient redoubler de prudence dans leurs estimations de croissance, d'autant que le contexte extérieur -crise au Venezuela et en Irak, flambée du pétrole- ne se prête pas à trop d'affirmatives. Et comme d'habitude, le forum de Porto Alegre des antimondialistes se tiendra à la même date, au nom du droit à la santé et à la non-domination du commerce. Il entend mobiliser l'opinion pour l'accès de tous aux médicaments. Une question sur laquelle la communauté internationale n'arrive pas à se mettre d'accord. En effet, les actes tardent, et plusieurs obstacles empêchent les victimes des épidémies d'être soignées. Selon les ONG spécialistes du dossier, en particulier le manque de financements internationaux et le système des brevets sur les médicaments entravent l'accomplissement du droit à la santé. Le forum des antimondialistes dénonce le comportement des Occidentaux, estimant que le droit à la vie est plus important que toutes les polémiques pour les brevets. Rappelant que les négociations ont repris l'an dernier à l'OMC, pour combler cette lacune. Ces négociations ont été bloquées, les Etats-Unis ayant refusé en décembre de signer un texte de consensus, estimant que celui-ci permettait des exceptions trop larges au droit des brevets. Widad Ghorbal (AFP)

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