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    Dans la mouvance des télécommunications

    Par L'Economiste | Edition N°:271 Le 13/03/1997 | Partager

    Chaque année apporte sa mode. Après la coiffure ou l'habillement, ce sont aujourd'hui les télécommunications, en l'occurrence les téléboutiques, qui remportent en 1995 la palme d'or des activités exercées par les femmes commerçantes qui ont pour la plupart entre 30 et 40 ans.


    Si elles sont de moins en moins secrétaires et aussi fréquemment actives que les hommes, 1.570 femmes ont choisi d'être commerçantes en 1995 sur un total de 15.820 personnes physiques immatriculées au Registre Central du Commerce, soit 10% de l'ensemble. Elles enregistrent une augmentation de 5,1% par rapport à 1994 (1.494 immatriculations).
    Par branche d'activité, ce sont les télécommunications, plus particulièrement les téléboutiques fleurissant à chaque coin de rue, qui arrivent en pôle-position avec 185 femmes immatriculées sur le total, soit 11,07% de l'ensemble. Passant de la cinquième position en 1994 à la première une année plus tard, les télécommunications bousculent le commerce de détail et d'habillement qui occupait en 1994 la première place. En 1995, cette dernière activité arrivait à la troisième position (8,62%) après la coiffure (8,86%) qui reste toujours deuxième. Le commerce de détail de produits pharmaceutiques, la fabrication de vêtements sur mesure et autres commerces de gros arrivent respectivement en quatrième, cinquième et sixième positions.

    Concentration sur l'axe Casa-Tanger


    Le reste se partage entre le commerce d'alimentation générale, le commerce de détail de grains, légumes secs, produits d'épicerie, le textile, les débits de boissons alcoolisées, la boulangerie-pâtisserie... Quarante cinq activités sur un total de 152 affichent le nombre d'immatriculations le plus bas, soit une seule immatriculation. Il s'agit ainsi par exemple des démolitions et terrassements, de l'exploitation de terrains de camping, du déménagement, de la location de véhicules automobiles...
    Par ailleurs, la répartition des femmes inscrites par région économique reflète une concentration sur l'axe Casa-Tanger. C'est le Centre qui de loin compte le nombre le plus élevé de femmes immatriculées au RCC avec un total de 543 (34,5% de l'ensemble) contre 492 en 1994. Casablanca affiche le taux le plus élevé de femmes commerçantes (372, soit 23,6%), suivie de très loin par El Jadida (2,87%) et Mohammadia (2,04%). La dernière place est occupée ex aequo par Oued Zem et Ben Ahmed avec 2 immatriculations.
    Après le Centre, c'est le Nord-Ouest qui occupe la deuxième position (28% de l'ensemble), suivi en troisième lieu par le Sud (13%). La dernière place est occupée par l'Oriental avec 59 femmes immatriculées au RCC, soit 4% du total.

    Par lieu de naissance, Casablanca détient le record avec 302 immatriculations au RCC (19,20%), contre 296 immatriculations en 1994. Arrivent ensuite Fès (6,17%), Marrakech (4,9%), Tanger (2,2%) et Laâyoune avec 25 immatriculations (1,59%). Suivent de très loin des villes comme Taza avec 10 immatriculations, Sidi Kacem (9) ou encore Mohammadia (8).
    Par nationalité, les Marocaines sont en tête face à une participation étrangère très timide. Elles enregistrent au total 1.552 immatriculations (98,66%), battant à plate couture les Françaises avec 10 immatriculations et de très très loin les Mauritaniennes (2). Dans tous les cas, les Françaises représentent à elles seules 47,62% des immatriculations féminines étrangères en 1995, contre 65,38% en 1994. La dernière position est occupée ex aequo par sept nationalités. Il s'agit notamment de l'Algérie, du Liban, de l'Italie, du Portugal, de la Roumanie, de la Slovaquie et de la République Tchèque. Toutes ces nationalités affichent chacune une seule immatriculation. Elles remplacent celles de 1994 qui disparaissent, telles que la Syrie, la Belgique ou encore l'Allemagne.
    Enfin, la répartition par âge fait ressortir que la tranche des 30 à 40 ans concerne le plus grand nombre (661), soit 42%. Elle est suivie des 41 à 50 ans (342). Les moins de 30 ans affichent un taux non négligeable avec 21,4% de l'ensemble. Les plus de 60 ans sont les moins nombreuses avec 72 immatriculations.

    Meriem OUDGHIRI

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