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Culture: Le réveil de la Muse du détroit

Par L'Economiste | Edition N°:2407 Le 23/11/2006 | Partager

. La ville s’est transformée en l’espace de quelques années en un creuset d’événements culturels destinés. Musique, littérature, mais aussi théâtre et danse au menu de la ville des festivals du nordLe réveil de la ville de Tanger et de sa région ne profite pas seulement à l’investissement et à l’industrie, mais aussi à la culture. La ville a su devenir en l’espace de quelques années un rendez-vous obligé pour les intellectuels et les amateurs des musiques du monde. L’un des événements pionniers de la ville reste le Salon international du Livre de Tanger, SILT. Cet événement, mené par le dynamique Institut français de Tanger-Tétouan regroupe depuis une dizaine d’années les grandes stars de la littérature et de la pensée francophone, mais aussi arabophone. Le salon a gagné ses lettres de noblesse en organisant des débats profonds, se plaçant au-delà d’une simple foire de livres. Le nombre réduit des stands, une douzaine n’étonne personne. Le salon du livre de Tanger SILT ne se veut pas un salon d’exposition, comme son frère aîné de Casablanca. Le SILT est plus un salon de réflexion plus connu par ses tables rondes et ses conférences, mais malgré cela, ses stands ont attiré pas mal de monde. Le public avait été ébahi les éditions précédentes avec les conférences inaugurales de noms de la taille de Reeves ou de Steiner. De thématiques existentielles, le Salon est reparti sur une base nouvelle avec une approche nouvelle.Au niveau musical, la ville de Tanger s’est forgée une solide réputation avec les Nuits de la Méditerranée. Les Nuits de la Méditerranée se déclinent ainsi comme une vitrine pour la découverte des artistes de renom de la musique internationale mais aussi locale. Organisées par l’Institut français avec l’appui de divers partenaires locaux, ces nuits symbolisent une nouvelle dimension d’animation inconnu jusqu’alors. Mais il s’agit aussi de voir en scène, pour la première fois pour une bonne partie du public des stars de la taille de Marcel Khalifa, le chanteur engagé ou d’Idir, le kabyle algérien. Pour l’édition de cette année, c’était au public de découvrir les charmes de la Gaita (cornemuse) du virtuose de la musique celte, Carlos Nuñez. A noter que les deux dernières éditions ont été réalisées avec l’appui de l’Institut Cervantès.Le jazz n’est pas en reste et le nom du Tanjazz, le festival qu’accueille Tanger, est devenu synonyme d’animation. Lancé en 2000 par Philippe Lorin, un publiciste français qui croyait se reposer à Tanger. Aujourd’hui, il est à sa septième édition, et il entend relancer la ville et la réveiller de son long et profond sommeil saisonnier. Le festival s’est forgé une image de rendez-vous à ne pas manquer auprès des amateurs de jazz tant au Maroc qu’à l’étranger. Tanjazz ne dément pas et comme chaque année, présente un répertoire d’artistes de haut vol. Pour l’édition 2006, c’était le tour au célébrissime Dany Brillant. Avec une voix à la Charles Aznavour et une présence sur scène à la Frank Sinatra, il anime un jazz dans le plus pur style New Orléans. Outre les grandes stars et les concerts payants, le Tanjazz profite pour démocratiser le Jazz et les musiques alternatives. Des concerts gratuits ont été prévus à différents endroits de la ville. S’y produiront des musiciens talentueux qui cherchent à percer. Le but n’est pas sorcier, non seulement démocratiser ces genres musicaux peu usités au Maroc et à Tanger mais aussi faire intégrer un festival dans le paysage local en se faisant appartenir par le public. Tanger sans frontières, est le dernier festival culturel que reçoit la ville du détroit. Initié par l’Association Tanger Médi-Atlantique, il se veut assez ambitieux car il regroupe des interventions des centres culturels espagnol et allemand en plus de la Délégation du ministère de la culture.Le festival se veut aussi riche dans sa programmation, avec différents volets, dont théâtre, musique et des expositions. Une exposition de photos a été présentée sur le célèbre opposant au nazisme, Klaus Mann et sur sa période d’exil française. Le volet musique s’est caractérisé par un florilège de styles locaux, dont la musique andalouse des mains de groupes locaux réputés tels ceux de Ahmed Zaitouni ou encore Hicham Bouhantit. D’autres manifestations ont été programmées avec deux concerts de Gnawas en animation et le clou de l’événement, une représentation de la Taktouka Jabaliya, un classique local à ne pas rater. Les représentations théâtrales ont trouvé accueil à la salle des jeunes de Hasnouna. Ce festival complète la série d’événements culturels qu’a connu la ville le long de cette année. L’euphorie des festivals qui gagne le Nord, n’épargne les petites bourgades telles Chaouen. Cette dernière s’est vu prise d’assaut par les festivaliers d’Alegria, un festival organisé par l’Agence du Nord. Pendant trois jours, les amateurs de musique latine mais aussi locale ont vibré avec les ballades assaisonnées de Salsa de Yuri Buenaventura ou du cachet local de la main de Jil Jilala. Ali ABJIOU

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