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Economie

Croissance régionale : Le privé, dernier recours

Par L'Economiste | Edition N°:202 Le 02/11/1995 | Partager

Une stratégie de développement régionale doit être élaborée en tenant compte des nouvelles données démographiques. Les acteurs (l'Etat, les collectivités locales, le secteur privé et les associations) devront jouer un plus grand rôle dans cette croissance régionale.


"Au cours des vingt dernières années, deux phénomènes majeurs ont marqué la dynamique régionale au Maroc. Le premier concerne la redistribution des populations à travers le territoire national. Le second a trait à une redéfinition du rôle des différents acteurs économiques en présence, à savoir l'Etat, les établissements publics, les collectivités locales et le secteur privé", souligne M. Amine Benomar, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Population, lors du colloque international sur la Région et le développement économique(1).
Sur le plan de la redistribution des populations, les résultats du dernier recensement démontrent que la population est désormais à prédominance urbaine. Elle est également marquée par une montée de petits et moyens centres urbains.
Hormis cela, la faiblesse de l'intégration des secteurs et des régions économiques aussi bien au niveau interne qu'au niveau externe, précise un intervenant au Colloque, "ainsi que les grandes disparités régionales et sectorielles en matière de valeur ajoutée, d'exportations et de productivité du travail, freinent largement la croissance économique".
De plus, les incitations fiscales mises en place par les différents codes des investissements n'ont guère permis une meilleure répartition régionale des investissements. L'impôt n'a pas joué son rôle d'instrument de déconcentration des activités industrielles.
La suppression de la logique du zoning dans le nouveau code des investissements risque d'amplifier le phénomène de concentration.

Association des élus


En conséquence, il faut compter avec ces nouvelles données pour élaborer et mettre en place des actions en faveur du développement régional. Selon M. Ahmed Ibrahimi, responsable à la Direction de la Planification au Ministère de la Population, "une réalisation efficace des objectifs de stratégie de développement social nécessite, d'abord, l'identification des populations et des zones cibles, ensuite l'élaboration d'actions intégrées et, par ailleurs, la mise en place d'un système et de mécanismes de coordination, de suivi et d'évaluation des réalisations".
Aussi les partenaires de l'Etat qui sont les collectivités locales, le secteur privé et les associations, devront-ils intensifier leurs actions en faveur du développement régional.
En associant les élus aux processus d'identification, de choix et de mise en oeuvre des projets économiques et sociaux, le Maroc venait de faire un grand pas en 1992 vers la décentralisation. Ainsi, en vertu des dispositions de la Charte communale, le conseil communal arrête le plan de développement économique et social de sa commune, selon les orientations et les objectifs du plan national. C'est à ce conseil qu'incombe la tâche d'aménagement du cadre de vie quotidien de la population et l'organisation de l'espace réservé à l'habitat. C'est à lui également que revient le soin d'assurer les services publics indispensables à la vie des villes et des villages. A condition, ajoute un intervenant français, que le citoyen n'oublie pas son devoir électoral et qu'il joue son rôle de censeur. Cependant, en dépit de cette légitimité constitutionnelle, une ambiguïté de taille plane sur le contenu du nouveau statut de la région économique au Maroc, affirme M. M'Hamed Zriouli, intervenant au colloque. Il est nécessaire de procéder globalement à une réforme de la décentralisation et de la déconcentration et de moderniser de l'organisation et le fonctionnement de l'Etat dans ses rapports à l'économie, à la société et à l'espace, ajoute-t-il.

Mouvement associatif


Le secteur privé doit également contribuer au développement économique. L'appel au capital privé est nécessaire et favoriserait la croissance économique des collectivités locales. Dans ce cadre, suggère Mme Najat Zarrouk, pourquoi ne pas envisager le système de concessions?
Le mouvement associatif peut jouer aussi un grand rôle dans la promotion d'un développement concerté. Les associations permettraient aux citoyens de participer à la gestion des affaires publiques. Dans un cadre local, elles aideraient l'Etat et les collectivités territoriales à accomplir leurs missions. De plus, souligne M. Mohamed Al Khiati, responsable à la Direction de la Planification, "confier une partie de cette mission aux associations est une forme de décentralisation du pouvoir et un moyen sûr de libérer les initiatives locales et d'inciter les compétences à s'épanouir".

Fatima MOSSADAQ.

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