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Croissance: Le FMI optimiste mais…

Par L'Economiste | Edition N°:2308 Le 29/06/2006 | Partager

. Attention à de nouvelles concessions salariales!. Mécanismes d’intermédiation financière à renforcerNouveau pas pour la transparence. Le Maroc a décidé de publier les conclusions préliminaires de la mission de consultation du Fonds monétaire international (FMI) qui s’est déroulée du 7 au 21 juin. Le rapport est désormais accessible sur les sites du ministère des Finances, Bank Al-Maghrib ainsi que celui du FMI. La mission du Fonds se réfère à l’article IV de ses statuts portant sur les obligations concernant les régimes de change.Les experts de l’institution financière internationale se félicitent d’emblée des performances économiques réalisées en 2005. La stabilité macroéconomique a été maintenue en dépit de la mauvaise campagne agricole, la facture énergétique salée et le démantèlement des accords multifibres. Le Fonds se dit aussi optimiste pour 2006 au regard des réalisations des premiers mois de cette année. Mais il estime que «le sentier de croissance actuel du Maroc reste insuffisant pour réduire significativement la pauvreté et le chômage». Une mise en garde qui devrait être prise très au sérieux par le gouvernement. Les experts du FMI, qui excluent tout risque macroéconomique majeur pour le Maroc, se sont particulièrement attardés sur trois chantiers de réformes, «générateurs de croissance et d’emplois». Il s’agit en l’occurrence de la consolidation budgétaire, l’amélioration de l’intermédiation financière et l’intégration du Maroc dans l’économie mondiale. Le Fonds estime que les efforts de consolidation budgétaire de ces dernières années ont permis des progrès importants. Il en veut pour preuve la tendance baissière de la dette publique qui a toutefois été rompue en 2005 à cause du financement du programme de départ volontaire à la retraite (DVR) et de la régularisation des engagements de l’Etat vis-à-vis de la Caisse marocaine des retraites (CMR). L’impact de ces efforts s’avère finalement limité, selon le rapport. Les régularisations et les promotions salariales «concédées» dans le budget devraient réduire les gains du DVR. En outre, l’augmentation des dépenses minerait la marge de manœuvre occasionnée par le surplus des recettes fiscales réalisées en 2005. Enfin, l’augmentation des prix des produits de base n’a pas couvert l’effet de l’augmentation des cours à l’international. Les charges de compensation ont demeuré élevées aux yeux du FMI. Ce dernier donc recommande d’éviter de nouvelles concessions salariales pour conserver les acquis du DVR. Il préconise également de revoir la politique de compensation. «Dans leur forme actuelle, les subventions ne constituent pas un moyen efficace pour protéger les groupes les plus vulnérables», rappelle le rapport. A cet effet, le FMI recommande d’allonger la perspective de prévision du budget pour aboutir à une visibilité à moyen terme. L’institution de Bretton Woods est ferme quant à ses recommandations. Elle s’attend à ce qu’elles soient contenues dans la loi de Finances 2007. «Ces mesures devraient permettre de ramener le déficit autour de 3,5% du PIB en 2007 et contribuer à réduire la dette publique au-dessous des 60% du PIB à moyen terme». S’agissant de l’amélioration de l’intermédiation financière, le FMI déplore une situation paradoxale. «Le Maroc se trouve aujourd’hui dans une situation caractérisée à la fois par l’abondance des ressources du secteur bancaire et un accès insuffisant des entreprises, notamment des plus petites d’entre elles, au financement bancaire». Les surliquidités sont essentiellement d’origine externe, ce qui explique la difficulté de leur absorption. L’essor du crédit immobilier contribue néanmoins à en éponger une partie. «Cependant, le maintien de l’écart important entre les taux débiteurs et créditeurs met en évidence la nécessité de renforcer l’efficacité des mécanismes d’intermédiation financière».


Ciblage de l’inflation

L’intégration du Maroc dans l’économie mondiale s’est sensiblement améliorée aux yeux des experts du FMI. C’est une résultante logique des accords de libre-échange signés tous azimuts. Outre ce volet, les experts du FMI estiment que le régime de change fixant le dirham à un panier de devises ainsi que le niveau de change sont appropriés. La mission se félicite par ailleurs du consensus entre les différentes parties prenantes concernant le passage progressif à un régime «plus flexible». L’adoption du nouveau système requiert toutefois quelques réformes. Elles concernent notamment la consolidation budgétaire et le ciblage de l’inflation qui fera d’ailleurs l’objet d’une conférence régionale l’année prochaine à Rabat. Nouaim SQALLI

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