×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Crise économique: Le luxe flanche à son tour

    Par L'Economiste | Edition N°:2926 Le 23/12/2008 | Partager

    . Les groupes solides perdent de leur valeur. Pas de baisse drastique des prix pour l’image de marque Ventes en berne, stagnation des prix, ouvertures de magasins reportées, le luxe, resté longtemps un havre de prospérité, commence à son tour à pâtir de la crise même si les entreprises annoncent des marges encore importantes dans les mois à venir. «En une année, des groupes, pourtant très solides comme le suisse Richemont (Cartier, Montblanc...) ou le français LVMH (Vuitton, Gucci...), ont perdu 40% de leur valeur. Nous n’avions jamais vu cela», souligne un analyste d’une banque d’affaires parisienne, précisant que «la situation s’est dégradée depuis le mois d’octobre». Le joaillier italien Bulgari s’attend à un recul de ses profits en 2008, tandis que l’américain Tiffany a averti qu’il pourrait être amené à réduire ses effectifs à cause de la baisse de son activité au troisième trimestre. Les poids lourds ne sont pas épargnés: la croissance du numéro un mondial, LVMH, a été divisée par deux au 3e trimestre par rapport aux deux premiers trimestres de l’année. Après avoir connu quatre années euphoriques avec plus de 10% de croissance par an, le marché devrait voir ses ventes reculer de 4% en 2009, selon la banque d’affaires américaine JPMorgan. L’allemande Deutsche Bank table même sur une baisse de 10 à 15% pour certaines marques. Le luxe va toutefois moins pâtir de la crise que d’autres secteurs et ses marges, même si elles se réduisent, vont rester très élevées: celles de Richemont et de LVMH devraient tourner autour de 18% en 2010 contre 21% en 2007, tempère le cabinet japonais Nomura. Par ailleurs, «la crise n’affecte pas tous les pays et tous les produits de la même façon», explique Emmanuel Bruney des Varannes, analyste à la Société Générale, «le marché japonais est particulièrement touché car le pays est entré en récession». Certains segments sont davantage frappés. «L’horlogerie souffre beaucoup plus que la maroquinerie», souligne Bruney des Varannes. En novembre, les exportations horlogères de la Suisse ont reculé de plus de 15% et les plus importants marchés, Hong Kong et les Etats-Unis, accusent des chutes encore plus sévères. Le champagne, longtemps une valeur sûre à l’exportation pour la France, est également touché, particulièrement aux Etats-Unis où les ventes sont en baisse de 17%.«Nous allons moins fabriquer au premier semestre afin de ne pas avoir trop de stock. Nous n’allons pas non plus augmenter nos prix contrairement aux autres années», explique Julien Rousseau, directeur marketing de Christofle, spécialisé dans les arts de la table. Mais, si l’inflation, qui a touché fortement les prix du luxe ces dernières années, marque le pas, les grandes marques ne peuvent pas, contrairement à d’autres secteurs, casser leurs prix car «cela affecterait leur image», selon l’analyste de la Société Générale.J. K.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc