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Affaires

Crise chez Airbus: Un problème de gestion!

Par L'Economiste | Edition N°:2381 Le 12/10/2006 | Partager

. Le groupe veut externaliser. Le Maroc partenaire potentielHasard de calendrier! Le point de presse tenu à Casablanca par le vice-président des ventes Afrique du Nord et de l’Ouest, David Duffrenois, le lendemain de la démission de Christian Streiff, PDG d’Airbus, mais prévu bien avant cet événement, avait des allures de briefing. La présence à ce point de presse de Maggie Bergsma, responsable Europe du Sud et Afrique de la communication et des relations presse de l’avionneur européen y est pour beaucoup. En tout cas, le ton est donné d’entrée, et les rappels (recadrage du débat, qui devait porter sur des généralités) n’y changeront rien. Comment expliquer la démission de Christian Streiff, pourtant soutenu par le Premier ministre et le ministre de l’Economie français? D’autant que son plan de restructuration, dit Power 8, a été approuvé, une semaine plutôt, par tous les partenaires sociaux d’Airbus? Le point de presse prend un ton au-dessus. Il n’y a pas l’ombre de doute. La crise qui secoue le consortium aéronautique européen est beaucoup plus profonde qu’on ne le dit. Bergsma confirme: «En effet, c’est beaucoup plus compliqué, si l’on veut aller au fond des choses». Dans les détails, la raison première de la démission spectaculaire de Christian Streiff, le 9 octobre dernier, se révèle être une suite logique à une série de crises latentes, mais avérées qui minent l’entreprise depuis plus de trois ans déjà. Bergsma qui venait d’arriver, une heure plus tôt, en provenance du siège d’Airbus à Toulouse est bien au fait de l’actualité et entend jouer franc-jeu. «L’origine de cette crise remonte à juin dernier, voire bien avant, quand on a annoncé le deuxième report du programme de l’A380. A ce moment-là, on s’est rendu compte que les problèmes des seuls harnais électriques ne pouvaient pas justifier tout ce retard, toutes ces imperfections et incohérences entre les différents intervenants dans la fabrication de cet avion», Bergsma déballe tout ou presque. Les résultats des expertises approfondies qui s’en sont suivies révèlent une défaillance dans certains logiciels utilisés pour le câblage l’A380. Se pose alors l’embarrassante question du site qui en serait responsable. Airbus en compte quatre à travers l’Europe (Allemagne, Angleterre, Espagne, France). Sur ce sujet, la chargée de communication semble se braquer et préfère paraphraser son tout nouveau PDG, Louis Gallois qui, pour éviter de fâcher ou de valoriser un site contre un autre, défend que «le problème du câblage électrique de l’A380, rencontré sur le site de Hambourg, n’est pas un problème français ou allemand, mais un problème de l’entreprise Airbus, qui a démontré ses failles en termes d’intégration des systèmes d’exploitation». Pour tout commentaire, Maggie Bergsma, confirme que «il s’agit-là d’un vrai problème de gestion. Et rappelle, à juste titre, que «le groupe est sensible à l’état de santé du dollar, dans la mesure où il facture l’essentiel de ses ventes dans cette devise». Pour atténuer cette situation, Airbus a mis en place une politique de couverture du risque de change.Mais, entre la rationalisation annoncée au niveau des sites de production et la réduction inévitable des emplois, la révision des coûts de production, voire l’éventualité d’externalisation de certains métiers… politiques et syndicalistes devront batailler ferme pour minimiser les dégâts. Sur ce dernier point, le vice-président des ventes Afrique du Nord et de l’Ouets, laisse entendre que le Maroc intéresse Airbus.Les tensions politiques et sociales déjà apparues autour de ce plan n’augurent pas une sortie de crise aisée. Pourtant de son succès dépendra la capacité d’Airbus à tenir son rôle dans une situation concurrentielle désormais rendue difficile face à son éternel rival, l’américain Boeing.


Programme Power 8

C’est le programme de sortie de crise d’Airbus qui s’articule autour de trois objectifs principaux:- Réduire les coûts de production - Maximiser la trésorerie- Développer des programmes plus courts pour la fabrication plus rapide d’avions. Bachir THIAM

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