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Criquets: La FAO en tournée en Afrique de l'Ouest

Par L'Economiste | Edition N°:1833 Le 16/08/2004 | Partager

. La menace persiste sur toute la région Jacques Diouf, directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), effectuera à compter du 18 août une tournée dans certains pays du Sahel pour s'enquérir de la situation acridienne. Il devra se rendre notamment dans certaines régions du Sénégal et de Mauritanie affectées par des invasions acridiennes, a déclaré le Premier ministre sénégalais à l'issue d'une tournée dans la région de Matam où il s'est enquis des résultats de la lutte antiacridienne menée sur le terrain. A cet effet, le responsable sénégalais a indiqué que la situation est «maîtrisée» et que les criquets «n'ont pas encore créé de dommages», soulignant toutefois que la menace persiste encore au regard de la situation qui prévaut en Mauritanie d'où affluent encore des essaims vers le Sénégal.Le Premier ministre sénégalais a précisé que 20.000 hectares ont été traités depuis l'apparition des criquets grâce notamment à la mobilisation par le gouvernement d'importants moyens financiers, dont 1 milliard 200 millions de francs CFA dernièrement. Par ailleurs, la solidarité se met peu à peu en place face à l'invasion massive des criquets qui, en pleine saison des semis, ont fondu sur la Mauritanie et touchent aujourd'hui le Sahel, le Sénégal et le Tchad. A noter que les criquets, qui se déplacent en essaims de plusieurs km2, peuvent parcourir une centaine de kilomètres par jour. Ils dévorent toute la végétation sur leur passage et consomment jusqu'à 300 tonnes de végétaux quotidiennement. Mais d'ordinaire, la menace acridienne se précise bien plus tard, en novembre, une fois les récoltes effectuées.Récemment, la FAO annonçait l'arrivée d'un premier essaim au Tchad, redoutant son déplacement vers le Soudan voisin où l'insécurité empêcherait de combattre les criquets. Selon le ministre tchadien des Affaires étrangères, Nagoum Yamassoum, «il y a une crainte d'invasion d'ici la mi-décembre». Visité par des essaims au nord et à l'est, le Mali n'a pour l'instant pas déploré de dégâts majeurs sur ses cultures. Cependant, il a déjà reçu une aide de 500.000 dollars de l'Agence américaine pour le développement international (USAID). Pour sa part, le Niger a réclamé 141,3 millions de FCFA (215.400 euros) pour traiter quelque 750.000 hectares menacés. Les essaims signalés dès mai dans le nord désertique ont progressé vers le sud et le centre du pays où se trouvent les rares terres fertiles.    La Gambie appelle de son côté à une riposte à l'échelle régionale et fait valoir qu'un retard de l'aide des bailleurs pourrait avoir «de graves conséquences».Synthèse L'Economiste

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