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Crédit Populaire: Les détails du projet de réforme

Par L'Economiste | Edition N°:471 Le 25/03/1999 | Partager

· L'Etat cédera 21% de ses participations dans la BCP aux Banques régionales

· Au moins 20% du capital sera introduit en bourse


Le projet de réforme du Crédit Populaire du Maroc (CPM) est enfin prêt. Il a été examiné lors du Conseil de Gouvernement d'il y a un peu moins d'un mois. Il ne reste plus que son passage au Conseil des Ministres pour entamer son marathon législatif. Le texte revoit entièrement les statuts de cette institution. Cette refonte s'impose de toute façon pour que l'établissement puisse jouer pleinement son rôle de mobilisateur de l'épargne, un des principaux objectifs visés par ces changements.
Le dahir de base qui régit l'organisation et le fonctionnement du Crédit Populaire date de 1961. Le CPM comprend le Comité-Directeur du Crédit Populaire du Maroc, la Banque Centrale Populaire (BCP) et les Banques Populaires Régionales (BPR), actuellement au nombre de 19.
En raison de la large implantation géographique des BPR, l'institution occupe une place prépondérante dans le système bancaire, soit un tiers des ressources et un cinquième des emplois. Elle pourrait à ce titre constituer un excellent instrument de mobilisation de l'épargne régionale. Cependant, elle n'y parvient pas. Les régions ont une faible capacité à absorber l'épargne disponible d'une part et les BPR n'ont pas de marge de manoeuvre suffisante pour entraîner cette dynamique d'autre part. A côté de cela et de par leur statut de coopérative, elles sont sous-capitalisées.

A travers cette réforme, le Crédit Populaire du Maroc voit sa mission s'élargir. Les BPR disposent d'une plus grande autonomie et leurs organes de gestion sont modernisés. C'est cette autonomie qui doit permettre à ces BPR de jouer un rôle dynamique dans le développement régional. "Elles seront moins nombreuses (8 à 10)", indique M. Ahmed Ouazzani, directeur de la Communication à la BCP. "Elles seront obligées de se regrouper. L'opération a d'ailleurs déjà commencé il y a 3 ans à Casablanca et se poursuit actuellement à Tanger et Tetouan", précise-t-il. Les BPR gardent leurs structures coopératives, mais avec un "Directoire" et un "Conseil de surveillance". Conséquence, la gestion sera confiée à des professionnels tout en préservant les droits de sociétaires pour contrôler la gestion.
Au niveau de la structure du capital de la BCP, l'Etat détient actuellement directement et à travers les établissements para-étatiques 90%.
Le projet de loi prévoit l'instauration d'un partenariat entre les BPR et l'Etat, qui détiendront pour moitié chacun le capital de la BCP. A cet effet, "l'Etat cédera 21% de ses participations au capital de la BCP aux BPR sur la base d'un prix préférentiel en vue de favoriser leur accès au capital de leur banque centrale", selon la note de présentation. Le texte prévoit également l'introduction d'au moins 20% du capital de la BCP à la Bourse de Casablanca et sa transformation de coopérative en société anonyme à directoire et à conseil de surveillance.
Le projet limite aussi à 5% la part de tout actionnaire, à l'exception de l'Etat et des BPR dans le capital de la BCP, permettant ainsi une large diffusion du capital de la BCP dans le public.

Fatima MOSSADEQ

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