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Crédit à la consommation: Comment relancer l'activité

Par L'Economiste | Edition N°:1594 Le 04/09/2003 | Partager

. Les provisions pèsent lourdement sur les performances du secteurL'image du bateau ivre colle toujours au secteur du crédit à la consommation et du leasing. Sous la loupe des analystes de Wafa Bourse, peu de ses entreprises cotées à la Bourse -Acred, Crédor, Eqdom, Diac Salaf, Sofac, Maghrébail et Maroc Leasing- affichent des indicateurs à la hausse. Encore que les perspectives de croissance restent largement conditionnées par des facteurs exogènes. Les contre-performances des financières sont expliquées par les analystes, Meriem Allouch Bellahbib et Abdelaziz Lahlou, par plusieurs facteurs. D'abord, une prudence de plus en plus accrue dans la distribution de crédit - en réponse à la baisse des marges et la montée des risques - et la concurrence exacerbée qu'elles se livrent sur leur marché. Ensuite, le poids étouffant des créances en souffrance. Enfin, dans une moindre mesure -car la majorité d'entre elles sont affiliées à des groupes financiers, bancaires ou non bancaires- à “la concurrence que leur livrent les banques à des conditions très compétitives”.Pour les perspectives de développement, elles restent largement tributaires de facteurs comme les taux de refinancement sur les marchés de l'argent, le niveau du taux effectif global (TEG) ou encore l'importance des besoins d'investissement des PME/PMI dans le cadre du processus de mise à niveau. S'ajoute à cela, la rigueur financière introduite par la publication de la circulaire de BAM relative aux normes de classification et de provisionnement des créances en difficulté. Les entreprises du secteur y ont adhéré depuis juillet dernier, avec un délai de grâce allant jusqu'à fin 2004 pour la couverture des engagements cristallisés en provisions.Pour profiter des opportunités de développement qui se présentent sans remettre en cause leur situation, des entreprises du secteur sont amenées à élargir davantage leurs assises financières et réseaux de distribution ainsi qu'à se conformer aux règles prudentielles émises par les autorités de tutelle. Des entités, comme Crédor, ont déjà consenti cet effort de provisionnement sur les deux dernières années, mais devront, selon l'analyse, continuer à surveiller de très près les nouvelles productions. D'autres encore, devraient se doter d'outils de gestion des risques et de maîtrise du recouvrement, améliorer les structures de charges d'exploitation et mettre en place des systèmes d'information intégrés. Dans le registre des outils d'aide à la maîtrise des risques, “les dispositifs internes propres aux sociétés de financement ont été renforcés de deux systèmes d'aide d'appréciation des risques (SAAR), auxquels adhèrent déjà plusieurs opérateurs”. Le premier outil consiste en une centrale de risque qui permet “d'apprécier aussi bien le risque en amont que d'orienter les actions de recouvrement en aval”. L'autre outil, mis en place par BAM, permet “d'échanger les données relatives aux niveaux d'engagement des clients en vue d'éviter leur surendettement”. Ces projets, concluent les analystes, sont de nature à encourager les mouvements de concentration, dans un marché formé de plus d'une trentaine de sociétés, dont la majorité détiennent moins 2% de parts de marché. Le ton de cette tendance a été donné par la fusion de la société de crédit à la consommation Eqdom avec Sogecrédit, après sa reprise par le groupe bancaire SGMB. Certainement, d'autres entreprises, de gré ou de force, suivront la marche.


Les valeurs à alléger dans les portefeuilles

Acred. La société de crédit à la consommation, qui présente “le taux de contentieux le plus élevé du secteur combiné avec un taux de provisionnement relativement faible”, devra, au même titre que Sofac Crédit et Maroc Leasing, assainir ses comptes pour endiguer la dégradation de son risque. Leurs bénéfices sont donnés en baisse sur les deux prochaines années. Pour Sofac Crédit et Maroc Leasing, la prise de leur contrôle par la CDG, qui s'implique directement dans la gestion, devrait se traduire par une amélioration sensible du coût de refinancement et un redéploiement rapide vers les activités à profit. Diac Salaf a la marge d'intermédiation la plus faible du secteur -son refinancement repose sur des concours bancaires onéreux- et le coefficient d'exploitation le plus élevé. Ses résultats estimés pour 2003 et 2004 devront ressortir au rouge.. A acheter ou conserverL'analyse recommande de conserver le titre Crédor dans les portefeuilles. Cela au regard de la volonté du management de la société de nouer un partenariat avec un institutionnel du secteur. Les efforts de provisionnement déployés dès l'année 2000 par Crédor lui ont permis de renouer avec les bénéfices en 2002. La société devra immuniser sa marge d'intérêt et améliorer son coût de refinancement.Pour les valeurs à acheter, Eqdom et Maghrébail sont des leaders dans leurs marchés respectifs. L'adossement à des majors bancaires de la place leur confère un potentiel de croissance important, au regard des ressources financières auxquelles peuvent-elles accéder à des conditions avantageuses. Les deux sociétés maîtrisent le risque des activités et déploient de grands efforts de provisionnement.Bouchaïb EL YAFI

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