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Crédit Agricole: Premier bénéfice depuis un quart de siècle

Par L'Economiste | Edition N°:2361 Le 14/09/2006 | Partager

. L’assainissement financier va bon train. Développer le maillage des agences. Croissance soutenue des ressources LE Crédit Agricole du Maroc (CAM) a dégagé du bénéfice pour la première fois depuis près de 25 ans. Il a clôturé le premier semestre 2006 avec un résultat net de 97 millions de DH. Cette «prouesse» est le fruit d’une amélioration de 52% du résultat brut d’exploitation (RBE), soit 323 millions de DH a fin juin dernier. Outre les bénéfices, le produit net bancaire semestriel ressort à 705 millions de DH en progression de 26%. A la lumière de ces performances, la banque compte s’introduire en Bourse d’ici 2008. La machine des réformes mise en œuvre depuis plusieurs années commence résolument à aboutir. Le groupe revendique la quatrième position parmi ses concurrents. Il n’est plus cantonné dans sa mission sociale d’aide au monde rural, mais compte renforcer sa présence dans la banque traditionnelle et le financement des projets d’infrastructure. «Nous allons bénéficier de notre capital sympathie auprès de la population pour développer l’activité bancaire traditionnelle. Cela nous permettra de mieux accomplir notre mission sociale», indique d’emblée Tariq Sijilmassi, président du directoire de la banque.Avec ses 315 agences, concentrées dans les milieux périurbains, CAM dispose du troisième réseau bancaire au Maroc. Son objectif est d’être présent d’ici la fin de cette année dans les agglomérations de plus de 40.000 habitants. A fin 2007, le défi est de couvrir les villes de 30.000 habitants et ainsi de suite jusqu’à atteindre l’ensemble des patelins de 15.000 à 20.000 habitants. Bien que son offre s’étende à l’ensemble des produits bancaires (crédit immobilier, crédit à la consommation…), la qualité de services laisse à désirer dans les agences de CAM. Les dirigeants de la banque reconnaissent cet handicap et disent avoir démarré la mise en place de nouveaux schémas directeurs, informatiques, comptables et organisationnels pour y remédier. L’objectif étant d’améliorer le taux de bancarisation dans le monde rural et de permettre l’accès des agriculteurs aux produits bancaires annexes (assurances, retraites…). Par ailleurs, la fin de cette année marquera le début d’une nouvelle ère pour CAM. «Nous serons en mesure de combler notre retard de provisionnement des créances en souffrance par rapport aux banques de la place d’ici la fin de l’année», souligne Sijilmassi. Le groupe comptabilisera d’ici là des plus values latentes (300 à 400 millions de DH) qui lui permettront, enfin, de réunir les 4 milliards de DH nécessaires. Rappelons que le RBE de la banque était dédié depuis plusieurs années à l’annulation de cette sous-provision.Le groupe poursuit l’assainissement des créances en souffrance qui ont diminué de 335 millions de DH au premier semestre pour s’établir à moins de 7,5 milliards de DH. Ce rythme d’épuration devrait être conservé pour les années à venir. Aussi, le Crédit Agricole ne comptera plus sur les financements extérieurs et les fameux bons CNCA pour mener à bien son activité. Le groupe a remboursé par anticipation plus de 1,5 milliard de DH de crédit aux organismes étrangers (BEI, Banques mondiale). Il ne garde qu’une ligne de 1,2 milliard de DH pour bénéficier de ses conditions avantageuses. Le management du CAM œuvre pour mettre fin aux bons CNCA (1). Un programme de remboursement lui permettra de s’acquitter de cette dette de 4,5 milliards de DH sur dix ans, à raison d’un dixième par an. Globalement, le coût des ressources de CAM a baissé de 0,45% par rapport à l’ancien système. Le management de la banque est donc déterminé à concentrer son financement sur les dépôts de la clientèle. Les ressources du groupe ressortent d’ailleurs à 29,5 milliards de DH a fin août 2006, soit près de 10% en plus qu’en juin 2005. Un niveau incomparable avec les chiffres d’il y a six ans (5 milliards de DH).Après les assainissements draconiens, opérés depuis quelques années, CAM est déterminé à améliorer la qualité de ses emplois. L’octroi des crédits se base désormais sur un scoring qui détermine l’éligibilité de chaque client au crédit et le montant dont il pourra bénéficier. Cela explique la faiblesse du rythme de croissance des créances par rapport aux ressources. Les créances saines de CAM ont ainsi progressé de 5% à 19,77 milliards de DH. Elles sont couvertes à hauteur de 105% par les ressources du groupe, contre 62,5% seulement il y’a quatre ans. Cela dit, le groupe ne lésine pas sur les moyens pour accroître ses créances saines. Il vient de lancer deux nouvelles formules à des taux avantageux (cf. www.leconomiste.com). La première, baptisée Achamil, accorde un crédit à court terme rémunéré à 5% et qui permet aux agriculteurs de gérer leurs remboursements en fonction des campagnes agricoles. La deuxième concerne les investissements agricoles avec des prêts à 5,5% étalés sur sept ans au maximum. Le taux de financement des projets agro-industriels se situe entre 6 et 7%.


Le sort des petits fellahs

QUID des petits agriculteurs en cessation de paiement, dans le cadre du nouveau système de crédit? «Notre mission sociale consiste à contribuer au développement économique du monde rural. Nous ne pouvons pas empiéter sur le rôle social de l’Etat», explique Sijilmassi. Le groupe n’est pas prêt à sacrifier les dépôts de sa clientèle dans des crédits nocifs, aussi bien pour sa situation financière que pour le budget des fellahs démunis.Toutefois, la banque ne reste pas les bras croisés. Elle compte développer son projet «Dar Elfellah». Il s’agit de centres axés sur trois activités: le microcrédit, la création de TPE par le biais d’un guichet Moukawalati, ainsi que l’assistance et l’orientation d’agriculteurs en partenariat avec le ministère de tutelle.Nouaim SQALLI------------------------------------------------------------------------(1) Bons souscrits par les banques de la place au profit de la CNCA au taux de 4,25%. Ce taux a été réduit à 3,25% suite à l’intervention de la banque centrale

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