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Crédit agricole du Maroc: Ce qui reste à faire

Par L'Economiste | Edition N°:2256 Le 17/04/2006 | Partager

. Les créances en souffrance seront portées à -20% d’ici 2008. Parts de marché: Le CAM brigue la 4e positionLa restructuration du Crédit agricole du Maroc (CAM) est désormais entre ses mains. C’est ce qui est ressorti de la cérémonie de signature, vendredi dernier à Rabat, du contrat-programme 2005-2008 entre l’institution bancaire et le ministère des Finances. Hormis la transformation d’une partie de l’encours des bons de l’ex-CNCA à un an en dettes subordonnées, l’engagement de l’Etat se limitera à l’augmentation de capital de 1 milliard de DH (www.leconomiste.com). Ce montant sera libéré en trois tranches. Le plus gros du travail devra être consenti par la banque elle-même. Principal chantier, le taux des créances en souffrance, qualifié par Tarik Sijilmassi, PDG de la banque, de «point noir». Le CAM devra ramener celui-ci à moins de 20%. A fin 2005, ce taux a été porté à 29% contre 37% un an auparavant. Les créances en souffrance de la banque ont ainsi été limitées à 7,8 milliards de DH contre 9,4 milliards à fin 2004. La banque devra également porter le taux de leur approvisionnement à des niveaux plus proches de ceux observés au sein de la profession. Les provisions constituées en 2005 à cet effet ont atteint 4,4 milliards de DH. Le taux de couverture est ainsi passé à 57% contre 45% un an auparavant. L’annulation de la totalité des dettes des 100.000 agriculteurs devra également intervenir. Celle-ci concerne les agriculteurs situés dans les zones bour dont les dettes sont soit antérieures à l’exercice 1998, soit irrécouvrables. Le CAM s’engage également à poursuivre ses efforts de collecte de l’épargne domestique et à réduire l’encours de ses emprunts extérieurs. Ceux-ci devraient passer de 2,3 milliards de DH en 2004 à 0,7 milliard à fin 2008, soit une baisse de près de 70%. A ce titre, le ministre des Finances, Fathallah Oulalou, a félicité la banque pour ses efforts. Le CAM a réduit ses emprunts extérieurs de 1 milliard de DH l’année écoulée. La banque aura également pour obligation d’aligner le coût de ses ressources sur la moyenne du système bancaire, notamment par la réduction des dépôts issus de l’emploi obligataire. Les dépôts de la clientèle, eux, devront passer de 21 milliards de DH en 2004, la BMAO comprise, à 31 milliards à fin juin 2007 et 36 milliards à fin 2008, avec une progression moyenne annuelle de 14%. L’amélioration des indicateurs d’exploitation et de rentabilité figure également dans le cahier des charges de la banque. A commencer par la maîtrise des coûts de refinancement et de fonctionnement, la progression des créances productives et l’accroissement du volume des commissions. L’intégration du plan de croissance des activités de la BMAO et l’acquisition à moyen terme du portefeuille sain de la BNDE sont également à l’ordre du jour. Le coefficient d’exploitation (frais généraux/PNB) devra progressivement être aligné sur celui de la moyenne du système bancaire, soit 52% à l’horizon 2008. Les charges de personnel doivent être maintenues dans des niveaux cohérents avec le coefficient d’exploitation de la banque. L’objectif à terme de ce contrat-programme est de conformer la banque à la réglementation prudentielle édictée par Bank Al-Maghrib et de porter la banque à la quatrième position au niveau national. Avec des parts de marché de l’ordre de 7,3%, le CAM est actuellement à la cinquième place.


Perspectives 2006

Pour sa croissance 2006, le CAM mise sur la synergie des réseaux BMAO et BNDE, l’ouverture et l’aménagement de nouvelles agences. La banque entend également mettre sur le marché de nouveaux produits bancaires. Les dépôts de la clientèle ont, pour rappel, enregistré un bond de 26% en 2005, passant à 26,6 milliards de DH contre 21,1 milliards. L’encours des crédits à la clientèle a enregistré une hausse de 5%, passant de 25,3 milliards de DH à 26,7 milliards. Au menu également, le développement de l’activité corporate par la création d’un nouveau pôle (banque de financement et d’investissement) et l’optimisation du couple risque/rentabilité par la poursuite de l’effort de réduction des coûts. Le tout entre dans la perspective de l’entrée en Bourse du CAM. T. Q.

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