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    International

    Couverture santé
    Quelle solution pour les pays pauvres?

    Par L'Economiste | Edition N°:2771 Le 07/05/2008 | Partager

    . Plus de 70 pays en débattent à Paris Plus de 70 pays sont attendus aujourd’hui à Paris pour une conférence destinée à encourager la création de systèmes de sécurité sociale dans les pays pauvres, où l’absence de prise en charge des soins de santé aggrave chaque année la misère de millions de personnes. De nombreuses institutions internationales, ONG, syndicats ou entreprises privées doivent également participer à cette rencontre. La conférence, présidée par l’ancienne ministre française de la Santé Michèle Barzach, veut promouvoir l’idée que l’investissement dans la santé n’est pas une simple charge supplémentaire pour les pays en développement, mais un atout pour leur décollage économique. «Investir dans la santé, c’est investir dans la croissance et dans le développement, avec un retour mesurable», fait-on valoir au ministère des Affaires étrangères. «Chaque année, plusieurs millions de personnes passent en dessous du seuil de pauvreté pour cause de maladie ou d’invalidité, alors qu’un remboursement des soins de base leur permettrait de vivre et travailler décemment, font valoir les organisateurs de cette manifestation. L’ONG Médecins du Monde a appelé, dans un communiqué publié à la veille de la conférence, «l’ensemble des participants à considérer la promotion des politiques de gratuité comme une étape indispensable vers la couverture santé universelle». La conférence souhaite mettre à l’honneur les quelques «success stories» dans ce domaine, enregistrées au Maroc, en Thaïlande ou au Rwanda, sans cacher qu’ailleurs pratiquement tout reste à faire malgré de multiples engagements pris au sein de l’ONU, du G8 ou de conférences spécialisées. Cette réunion n’entend pas déboucher sur de nouvelles promesses chiffrées ou des montants précis de financements, mais plutôt «renforcer le consensus sur l’importance d’investir dans la santé pour appuyer la croissance partagée». Les exemples locaux dans le monde en développement seront davantage mis en avant que les systèmes sophistiqués d’assurance-maladie des pays occidentaux. La conférence souhaite également promouvoir les modes de financement innovants et voir comment mieux coordonner et mobiliser davantage les fonds internationaux déjà disponibles. Les organisateurs se disent toutefois conscients que l’effort doit venir autant des gouvernements locaux que de la communauté internationale. Ils souhaitent que le message soit reçu, en particulier par les ministres des Finances et pas seulement par les ministres de la Santé, souvent déjà convaincus mais sans ressources financières. La France compte également manifester à cette conférence sa volonté de faire de la couverture maladie dans les pays en développement une des priorités de la présidence de l’UE qu’elle assurera au second semestre 2008. Synthèse L’Economiste

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