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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:1787 Le 10/06/2004 | Partager

Jettou II, vos premières réactions

. Ministères perdus!Une autre fois, la nomination d’un nouveau gouvernement laisse certains départements ministériels sans patron, c’étais le cas lors de la nomination du 1er gouvernement Jettou des départements des Eaux et Forêts, des Sports et du Plan. Cette fois-ci aussi au moins deux départements ne figurent nulle part dans la nouvelle équipe du gouvernement: il s’agit du département des PTT, englobant la poste, les télécommunications et les technologies de l’information, et celui des Droits de l’Homme. Les fonctionnaires de ces deux départements se retrouvent du jour au lendemain sans patron; est-il question de les rattacher à des ministères existants ou de leur créer des entités à part, comme des hauts-commissariats, ou bien le gouvernement n’a plus besoin de ces deux départements? Hassan Bd. DéceptionLe gouvernement Jettou est le gouvernement de tous les échecs. Il n’y a pas une grande différence entre Jettou I et Jettou II. Il fallait tous les mettre à la porte sans même leur dire au revoir. C’est vraiment dommage d’avoir encore ce gouvernement sur le dos pour un bout de temps. Qu’avons-nous fait pour être punis de la sorte?Ahmed. 21 ministresAvec seulement 21 ministres, Jettou peut mieux faire.M’rougui. DéfiQuand les détritus tombent de haut, ça ne sert à rien de nettoyer le bas... est-ce que ce sont des remaniements successifs de gouvernement qui vont changer les choses? Le Maroc n’a jamais été au rendez-vous. Je lance un défi à ce nouveau gouvernement, un projet concret avec lequel vous allez résoudre beaucoup de problèmes: les Casablancais ont besoin d’un moyen de transport correct. Je sais que ce n’est pas votre problème quotidien. Pouvez-vous aider cette ville à se doter d’un tramway ? Chiche!!! Gouvernement Jettou II.Haline A.. ContradictionLe point positif est la réduction de la taille qui demeure encore importante pour un pays qui n’a pas beaucoup de moyens. Je note aussi une certaine contradiction au niveau des portefeuilles. L’économie sociale n’a rien à voir avec le tourisme. Ce portefeuille devrait être rattaché au ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. J’aimerais bien savoir le rational de rattacher le champ de l’Economie sociale au ministère du Tourisme.Marocainement vôtre. TechnosAvec le gouvernement Jettou II, décès de la politique dans ce beau pays! Place aux technos qui ont fait preuve de «bonne» gestion par le passé et comme preuve, allez voir du côté du CIH, de la CNSS, de la BNDE...Hachimi. La solutionJe ne crois pas que la solution réside dans un simple remaniement gouvernemental. J’estime que le peuple marocain mérite un peu de respect et une moindre préoccupation de ses profonds problèmes.FDFDS. EtonnéJe suis très étonné car nous disposons de 34 ministres alors que l’Espagne, pays plus grand que le nôtre à tous les niveaux, ne dispose que de 16 ministres (8 hommes et 8 femmes).X-file. Bon travailJ’estime que D.J. a fait du bon travail en se débarrassant de Kalid Alioua. Merci Si Driss. Ahmed. TartampionCeux qui pensent que le salut viendra d’un Jettou II ou d’un Tartampion III se leurrent, car nous sommes entourés de partis politiques assoiffés de pouvoir et d’intérêts propres. Un Maroc qui traîne à la 126e place mondiale en dit long, et combien de gouvernements de tous bords se sont succédé depuis l’Indépendance! Hamid de Rabat. ProgrammeBon courage. Retroussez vos manches, 2006 c’est aujourd’hui. La crise économique actuelle que traverse le Maroc demande le réveil de toute la population. Quant aux ministres, ils n’ont pas de baguette magique. Ils ne peuvent rien faire si le secteur privé ne redémarre pas et si les jeunes ne s’impliquent pas dans la vie politique. Nous attendons d’eux qu’ils nous annoncent leur programme.Erraji. Grands problèmesJ’espère que ce nouveau gouvernement s’attaquera enfin aux grands problèmes du Royaume, à savoir l’enseignement, l’administration, l’emploi et la santé.Juriste. Le socialLe gouvernement Jettou sera le même quel qu’en soit l’indice, I ou II. Est-il efficace ou non? l’expérience d’environ 4 ans l’a prouvé. Beaucoup de dossiers sont toujours en suspens. Le social est la victime par excellence. Faites ce que vous pensez devoir faire. Ali. Jettou IIILe gouvernement Jettou II est sûr de réussir une chose: c’est de mettre au monde le gouvernement Jettou III, ça au moins c’est gagné d’avance. Bledard et demi


RAM? Complices!

Je vous écris pour protester contre la grève de la RAM. Ce n’est pas normal qu’une catégorie de personnel bien gâtée prenne les usagers comme otages, comme vous l’avez bien écrit. Là où je ne suis plus d’accord, c’est quand vous n’avez pas critiqué le faux accord entre la direction et les pilotes: pour moi c’est un faux accord, car il a été obtenu avec la prise d’otages des passagers. Un accord dans ces conditions n’en est plus un. C’est un chantage. Or, L’Economiste publie l’information comme si c’était normal, que rien ne s’est passé. Cela fait de vous des complices du chantage! Excusez-moi. Jamal H., pharmacien . Diplômes, qu’est-ce qu’on attend?Je reviens d’un voyage de travail dans les nouveaux pays de l’ancienne Europe communiste, ainsi qu’en Turquie. Je vous écris pour vous signaler que dans ces pays, il y a des débats politiques importants sur l’harmonisation des systèmes universitaires locaux avec les programmes et les diplômes européens. Je vous demande d’enquêter sur ce sujet car je crains que le Maroc ne soit en dehors de la course. L’Union européenne est en train d’unifier ses systèmes universitaires. Les pays que j’ai visités s’efforcent de suivre le mouvement de manière à rester dans l’espace d’influence qui les intéresse, y compris quand ils ne sont pas membres de l’Union et qu’ils ne le deviendront pas dans les années proches. Ils font preuve de vision politique, car ils cherchent l’harmonisation pour offrir à leurs étudiants et à leurs citoyens des capacités supplémentaires dans l’espace global. Nous ne sommes plus à l’ère où chacun doit se singulariser dans l’espace étroit de ses frontières. La globalisation est irréversible pour les marchandises: les normes s’unifient et se répandent, dans le droit des affaires, dans les droits de l’homme comme dans la traçabilité des biens, dans les processus de fabrication, l’étiquetage (...) Aucun domaine de la vie économique n’échappe à la globalisation. Le Maroc a fait des efforts louables et réussis pour se mettre à niveau, il ne doit pas rater le cœur de cette politique qui est de permettre aux citoyens d’avoir une formation et des diplômes reconnaissables par tous ses voisins et partenaires en affaires. Merci de publier mon témoignage.Henry G. consultant, Casablanca


Transit? Ras l’bol, le folklore!!!

. Des myriades de clichés! Bonjour à tous! Puis-je me permettre d’émettre un avis, sur un sujet que je ne connais pas à fond, étant donné que je ne suis pas MRE? Mais comme tous les Marocains, j’ai à les côtoyer pendant la période estivale, et j’habite aussi dans une rue où la majorité des habitants sont des MRE. La première remarque que je ferai est que personne n’est content de la situation actuelle, les MRE comme les autochtones. Chacun pointe du doigt et accuse l’autre. Je dois dire qu’il y a une part de responsabilité de la situation actuelle pour chaque partie. Nous qui ne voyons en eux que des pourvoyeurs de devises et oublions qu’ils sont là pour autre chose que le tourisme, mais bien pour jeter les ponts et nourrir leurs racines. Beaucoup d’ailleurs ne se considèrent pas comme des touristes mais comme des habitants du bled à part entière et là je suis d’accord avec eux. Il y a aussi une part de responsabilité de leur côté, surtout par le comportement de certains qui doivent savoir que la modestie est une vertu inégalable dans un pays qui souffre de chômage, de pauvreté et d’analphabétisme. Je ne finirai pas sans demander aux uns et aux autres de communiquer plus, dans la transparence, car je vois que dans mon quartier il y a un manque total de dialogue et des clichés par myriades! Quant aux «autorités compétentes», je n’attends rien d’elles. Aussi bien la douane que les administrations sont à formater, mais il faut vraiment un formatage total, le virus de l’incompétence et de la malhonnêteté y fait rage.Dalhousse. Prévention routièreSi on veut faire de la prévention routière, il faut commencer par baisser les prix des billets. Paris-Casa par exemple est une des lignes les plus chères au monde. Si l’avion était plus démocratisé, beaucoup de familles l’utiliseraient plutôt que de se taper 2 jours sur les routes hostiles espagnoles. Un peu de bon sens, le MRE n’est pas une pompe à fric!PFM, philosophe franco-marocain. Le vol et le pillage!Un aller-retour Montréal-Malaga à 700 $ et un aller-retour Montréal-Casa 1.300 $. Quelle différence! Comment voulez-vous que les Marocains aiment leur pays et y retournent. Pour les amoureux des profits, faites un calcul: en basse saison, le billet coûte 800 $ c’est-à-dire qu’il y a déjà un pourcentage de profit et en haute saison, 1.300 $, c’est-à-dire 500 $ de vol légalement. Un théoricien économique dit tant que le prix diminue tant la demande augmentera et les profits avec. Pensez combien de familles visiteront le Maroc avec un billet moins cher, et des devises pour dépenser sur place et imaginez le nombre de personnes qui ne viendront pas, avec un billet plus cher, et les devises en moins pour le pays.Hassan. Vaches à traire Le Maroc s’en fout de ses immigrés comme il s’en fout de ses sujets (potentiels immigrés, 90% des jeunes veulent traverser la Méditerranée). Si ce ne sont pas les transferts en devises qui dépassent largement les investissements directs étrangers, les autorités marocaines n’ont aucune vision d’avenir pour ces gens qui passent leur vie en exil pour nourrir des bouches incapables de trouver du travail dans une économie qui se réclame «en décollage». Les clichés qu’on montre sur TVM ne trompent plus personne. L’Internet a tout dévoilé ou presque. Bref, les MRE continuent d’être considérés, économiquement, comme des vaches à traire et politiquement comme une soupape de sécurité au problème du chômage qui attise la tension sociale et décrédibilise les autorités. Amine


Un couscous spécial 2004

Pour nos chers MRE, voici la recette du couscous qui les attend, le «Couscous aux 7 légumes».Les légumes: mendiants de tout âge; arnaque; système de santé défaillant; office de tourisme anesthésié; routes qui tuent; villes polluées; villages enclavés.Pour la viande, vous préférez des poulets corrompus! Quant à la semoule, elle est faite à l’ancienne (mentalité).Bon appétit, ici vous êtes chez eux.Alaoui


Apartheid mercantile

Voici venu le temps de l’apartheid mercantile. Chaque année, c’est la même chose. On nous présente ce qui devrait constituer la norme comme quelque chose d’exceptionnel. Je veux bien sûr parler des facilités de transit (d’ailleurs l’opération fait sourire dans la mesure où les décisions ressemblent à des laxatifs). En fait, une partie des MRE ne veut pas être considérée comme des supranationaux mais tout simplement comme des gens et des citoyens normaux, qui visitent leur famille au même titre qu’un employé de Dakhla ferait vis-à-vis de sa famille de Casa. Ce ne sont pas les voitures qui constituent un leurre pour notre jeunesse, mais ce traitement de privilégié temporaire et fictif qui en est responsable. Nous en avons marre de cette distinction mercantile. Nous ne sommes dupes ni des intentions des autorités qui soignent l’emballage de leur produit exportable, ni du comportement cupide de certains de nos supposés frères. Il n’est jamais bon de se sentir invité dans sa propre maison. Bonnes vacances à tous. Belbel


Ingénieurs agronomes: Pas contents

Nous, ingénieurs agronomes, avons pu passer à l’exploitation des terres agricoles de la Sodea après que la bureaucratie nous a fait traîner quatre ans. Le 13 avril, nous avons signé des contrats de location pour 18 ans, renouvelables une seule fois pour 9 ans. Pour rappel, la durée de location proposée aux autres investisseurs probables locataires des terres de la Sodea-Sogeta, est de 40 ans!!! Notre contrat de location prévoit deux années de grâce pour le paiement de la valeur locative. Or, et comme nous avons signé le contrat mi-avril et que le paiement du loyer se fait début septembre, nous nous retrouvons avec uniquement une année de grâce. Nous ne devrions pas uniquement souffrir du retard pris par l’opération mais également payer pour cela. Ceci nous ramène au prix de location. Ce dernier a été fixé par la direction des Terres domaniales à 2.000 DH/ha. Comparons: la même direction a loué 1.100 DH/ha à des investisseurs étrangers (dont 800 ha plantés en vigne) pour la valeur de 1.300 DH/ha. C’est là une manière très intelligente de nous faire comprendre que le Maroc appartient aux Marocains et que son administration fait tout pour aider les jeunes entrepreneurs. Dans le cadre du même programme réservé aux ingénieurs agronomes, la location s’est faite à 800 DH/ha au niveau de la région de Sefrou et à moins de 700 DH/ha (prévu) au niveau de la région de Benslimane. Le wali de Meknès-Tafilalet a saisi par écrit la direction des Domaines de Meknés pour demander la révision du prix. Le directeur provincial de l’Agriculture d’El Hajeb, avec l’appui du ministre de l’Agriculture, est également intervenu pour ramener le prix aux normes d’usage. Mais en vain. Autre bémol, la Sodea nous a fait supporter les frais faramineux qu’elle a engagée dans la gestion de l’unité, avec les méthodes de rationalité que l’on sait, jusqu’à la date de sa cession. Prenons quelques exemples:- Le cas d’une parcelle de 10 ha de fourrage, dont le coût de revient Sodea s’élève à 1.500 DH/ha. Au cours d’une vente aux enchères organisée au siège même de la Sodea, le meilleur prix d’achat proposé pour cette production était de 750 DH/ha.- Le cas d’une parcelle de 20 ha de céréales dont le coût de revient est de 1.650 DH/ha. Cette parcelle a été jugée à très médiocre production et elle a été labourée pour utiliser le couvert végétal en tant qu’engrais vert. Et encore pis: une expertise du tribunal de première instance de Meknès, à la demande d’un bénéficiaire, a révélé qu’environ 30 ha (49.500 DH), comptabilisés comme étant semés en blé tendre, n’ont pas du tout été semés.- Une oliveraie production zéro nous a coûté 700 DH/ha (44 ha).Nous nous retrouvons endettés envers la Sodea, qui a tenu à nous faire signer des chèques et des reconnaissances de dettes sous menace de ne pas céder les terrains, de montants allant de 30.000 à 67.000 DH à payer avant la fin du mois d’août. C’est une manière très mesquine de la Sodea de récupérer de l’argent et un moyen très efficace d’embellir ses résultats et d’exporter ses problèmes.Les questions sont: Est-ce que les gens et services intervenant dans ce programme veulent vraiment notre réussite? Est-ce que le “cadeau empoisonné” est devenu une réalité? Notre conclusion est la suivante: si les bonnes intentions et bonnes volontés reprennent le dessus dans cette affaire, dite d’envergure nationale, ce serait une bonne chose et ce ne serait que justice, sinon, nous allons nous battre seuls avec une grande volonté et une ferme intention de réussir pour nous, pour la jeunesse marocaine, pour l’ingénieur et la compétence marocains et pour le Maroc. Hassan E. B., ingénieur agronome

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