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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:1723 Le 11/03/2004 | Partager

ALE Maroc/USA

. UtopieWinston Churchill disait au début du siècle dernier que le libre-échange avec les USA était une utopie en raison du pouvoir démesuré des avocats lobbyistes qui gravitent autour du gouvernement central et des gouvernements des Etats pour imposer les visions protectionnistes de leurs commettants. L'histoire du libre-échange Canada-USA est une longue suite d'exemples de mesures protectionnistes contre lesquelles le Canada doit se défendre malgré les condamnations répétées des instances d'arbitrage des différends. Le perpétuel conflit sur le bois d'oeuvre en est le meilleur exemple. Le Maroc doit donc se préparer à de tels challenges. Bonne chance!M. P., Boucherville QC, Canada. DéfiJe pense que cet accord est une bonne chose pour le Maroc, ça nous permettra de diversifier nos partenariats économiques. A mon avis, il serait encore plus dangereux de rester économiquement dépendant d'un seul pays (France). D'autant plus qu'avec l'adhésion des pays de l'Europe de l'Est à l'Union européenne, on risque de souffrir. L'action qu'a menée le Maroc en signant cet accord est donc théoriquement louable. Le plus grand défi maintenant c'est de réformer l'agriculture, l'administration, la justice, combattre la corruption... C'est un défi maroco-marocain, à nous de le relever (on ne peut blâmer les Américains si on s'avère incompétent ou défaillant). Qui sait, peut-être que cet accord sera l'accélérateur des réformes tant attendues.Hicham B, entrepreneur. AventureCet accord peut améliorer les opportunités économiques pour les deux pays signataires, s'ils ont été sur le même stade de développement. Or, dans ce cas, l'accord profite beaucoup plus aux USA qu'à notre Maroc. Ce dernier, avec un tissu économique et une industrie très fragiles et un secteur agricole très sensible à toute concurrence, a plus besoin de protectionnisme que de libre-échange. Il a fallu concrétiser le processus de mise à niveau avant de se lancer dans cette aventure.Simo. Des plus et des moinsJ'ai vécu le libre-échange nord-américain (ALENA) et ça a fait évidemment des heureux et des moins heureux. Je pense bien que ça va être le cas aussi pour le Maroc. Une chose certaine (si on se base sur l'expérience de l'ALENA), les secteurs forts seront plus renforcés et les secteurs moins compétitifs y laisseront des plumes et risqueront même de disparaître. Ainsi, les protections artificielles disparues, chaque secteur fera face à la dure réalité de la compétitivité américaine et son rouleau compresseur. Cependant, au Canada et au Mexique, des petites et moyennes entreprises ont bénéficié énormément de libre-échange, alors qu'on a vu d'un autre côté un transfert d'emplois massif de part et d'autre de la frontière (la dynamique est différente ici car le transport terrestre favorise la délocalisation). Je suis optimiste et j'espère que les autorités marocaines ont bien insisté sur la protection des industries culturelles.Aziz. MéfianceJe crois que les Etats-Unis ont toujours privilégié leurs intérêts dans n'importe quel accord et ont souvent conseillé aux autres pays ce qu'eux ne font pas dans le leur. Il faut donc se méfier et préserver les spécificités marocaines et également résister à la mondialisation à l'américaine, qui a de toute manière démontré son inefficacité (Amérique du Sud). Je crois que les Marocains sont assez intelligents pour trouver leur manière pour se développer mais ils manquent de moyens ou peut-être de créativité pour exploiter les moyens du bord. Les Etats-Unis défendent leurs intérêts et le Maroc doit faire de même sans précipitation et sans complexe.Aouatif. Made in MorocoLes entreprises marocaines doivent s'estimer chanceuses d'avoir les Américains comme partenaires et clients en même temps. L'entrepreneur marocain découvrira très vite qu'il est très important d'avoir une attitude positive, professionnelle et surtout d'être crédible (souvent, concurrence oblige, il n'y aura pas plus d'une seule fois pour le prouver). Les clients nord-américains sont conscients qu'il faut consommer, et ils n'hésiteront pas à surconsommer pour maintenir la “machine en marche”. Le succès de l'entrepreneur nord-américain est dû, paradoxalement, à son empathie envers son client, et il ne jurera que par la qualité de service qu'il lui offrira. L'engagement verbal est tout aussi contraignant: il ne faut pas trop parler pour ne rien dire, et il faut surtout savoir ce qu'on est en train de dire. Etre efficace, c'est travailler, travailler et encore travailler, car une personne qui travaille honnêtement doit beaucoup s'exercer pour maîtriser son job et seules ces personnes-là pourront offrir les meilleurs produits et services aux meilleurs prix. Enfin, les entrepreneurs nord-américains (contrairement à leurs homologues issus de la vieille Europe) n'hésiteront pas à fournir leurs meilleurs éléments pour s'assurer le transfert du savoir-faire et les moyens nécessaires afin de réussir cet ambitieux projet puisqu'ils sont conscients que ce partenariat doit être efficace des deux côtés pour être un réel succès historique. Le Maroc est fier de sa grande civilisation et de son potentiel, on a relevé plus d'un défi et on ne va pas se “planter” ici. A nous d'être courageux, originaux, et vendons notre produit “Made in Moroco”.A. Slimani. Attraction des investissements Sans être très optimiste, il faudrait savoir profiter de la signature de cet accord dans le sens de l'attraction des investissements productifs américains, de façon à placer le Maroc comme plate-forme de transition vers l'UE. Ceci permettra à notre cher pays non seulement de bénéficier d'un transfert de capitaux importants mais aussi et surtout de technologie et du savoir-faire américains en matière de management moderne. Ceci étant, il faudrait admettre que les hommes d'affaires américains ne sont pas des enfants de cœur. Ils sont très puissants, exigeants et aiment travailler dans un environnement tout à la fois législatif, social et économique de totale transparence car ils ont toujours un fort penchant pour le calcul du long terme. Ils veulent toujours s'assurer de la stabilité du court terme, à commencer par leur garantir une loi de travail claire, un cadre juridique adéquat et un système financier moderne.Ceci dit, le Maroc doit adopter une stratégie d'attaque du monde des affaires américain en ciblant les secteurs-clés pouvant être délocalisés chez nous afin de leur permettre de mieux pénétrer le marché européen, ce qui sera bénéfique aux deux parties sans porter atteinte à nos secteurs économiques traditionnels. Mais avant tout, il faut d'abord commencer par faire le grand nettoyage chez nous et leur présenter l'image d'un Maroc moderne, propre et d'un partenaire ambitieux. Par ailleurs, vu le nombre croissant des pays qui adhèrent à l'UE, nous vivons avec amertume l'expérience de notre relation avec l'Europe, car souvent, nous ne savons pas distinguer nos amis de nos adversaires. Avec les USA, il s'agit au moins d'un seul pays ayant deux partis politiques, des organisations professionnelles très bien structurées et bien sûr beaucoup de lobbies très puissants. A bon entendeur.Un grand bonjour des USA!!!Hassane. Pot de terre contre pot de fer L'ALE signé entre les USA et le Maroc est révélateur de plusieurs vérités:1/ La loi du plus fort a été respectée2/ Le dossier du Sahara serait le premier bénéficiaire de l'accord3/ L'Union européenne, notamment la France, perd de l'influence dans une zone qui était jusqu'à une date récente la sienne4/ Le rapport coût/bénéfice de l'opération s`avère raisonnable malgré l'alarmisme affiché par le prix Nobel Stiglitz5/ L'américanisation du monde est bel et bien un projet en devenir6/ Les pays sous-développés gagneraient à s'unir pour faire face au capitalisme sauvage qui se cache derrière le masque de la mondialisation7/ Le Maroc est un appendice du marché capitaliste mondial, il subit la logique de l'exploitation et de l'extorsion de la valeur de la périphérie vers le centre.Quoi qu'il en soit, l'accord apparaît comme un pot de terre contre un pot de fer mais dans les relations internationales, surtout quand il s'agit de relation Nord-Sud, il est très courant d'accepter l'inacceptable pour éviter le pire.Amine. Congrès américainIl faut d'abord que cet accord soit voté par le Congrès américain, ce qui semble difficile durant cette année électorale.M. T.. Chose dangereuseTout le monde dit que le libre-échange avec les USA est dangereux pour le pays. Certes, c'est en grande partie vrai, mais il faudrait voir le revers de la médaille. Cet accord ne serait-il pas plus politique qu'économique? Les autres pays ayant signé cet accord avec les Etats-Unis n'ont-ils pas un plus et un appui politique?Est-ce que notre territoire n'est pas plus avantageux? Il faudrait penser à tout ça avant de dire que l'accord n'est qu'une mauvaise chose. Il serait temps pour tous les Marocains d'essayer de voir un peu plus loin que le bout de leur nez et surtout creuser la chose avant de parler, car de nature, on est récalcitrants envers tout ce qui est étranger, on s'abstient et c'est ce qui fait de nous un pays très conservateur. Laissons tomber ce voile, regardons la réalité en face et soyons un peu plus positif, car il ne faut pas oublier que les capacités existent au Maroc.Merci de votre compréhension.Karim H.. Intérêts économiques = 0Ce que les gens ne savent pas et ce que les économistes, eux, savent, c'est que les Etats-Unis ne tirent presque aucun bénéfice de cet accord. Si ce n'est rallier et gagner la sympathie des pays arabes.Zainab . A tous ceux qui sont pourEn vous lisant, j'ai cru comprendre que l'accord est une menace pour le Maroc. Moi, je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette analyse. D'une part, le Maroc a déjà signé un accord avec l'UE, par conséquent, l'ouverture du Royaume ne date pas d'aujourd'hui; d'autre part, ce n'est pas parce qu'il s'agit des USA qu'il faut avoir peur comme si les Américains sont les méchants et les Européens les gentils. Soyons un peu sérieux SVP!!! En matière de business c'est la capacité des firmes à être compétitives et savoir saisir les opportunités commerciales qui se présentent, et pas la nationalité, qui compte. Dans le cadre de cet accord, notre économie doit s'adapter. De toute façon, les menaces arrivent de partout: l'élargissement de l'UE et son impact sur le Maroc (vous avez oublié ça), la mondialisation n'épargne aucun pays dans le monde (la concurrence et la loi du marché s'imposent). Quant à l'identité culturelle, ce n'est pas aujourd'hui avec cet accord qu'elle est «menacée». Les Marocains s'habillent à l'occidentale, regardent des films américains et écoutent la musique de l'Oncle Sam… depuis très longtemps.Cet accord va surtout accélérer ce processus d'ouverture qui j'espère sera bénéfique pour le Maroc. Car de toute façon, rien n'est sûr en économie: «l'économie n'est pas une science exacte». Thinker. Stiglitz Si le prix Nobel d'économie Stiglitz nous demande de nous méfier de cet accord, de ne pas nous jeter dans la gueule du loup et de prendre en considération l'expérience des pays du Sud- Est pour préserver nos spécificités et nos intérêts, je ne peux qu'être contre cet accord déséquilibré.Mohamed. Immigrants marocains aux USAJe trouve que c'est une bonne chose pour le Maroc, surtout pour les immigrants marocains aux Etats-Unis, c'est une chance pour eux d'investir dans leur pays.S. O. , Houston Texas, USA. RisqueComme vous avez dit: c'est chose faite.Cependant, le pire est à venir, car le Maroc risque de vivre la même expérience que le Mexique.O. S.


Modernisez l'urbanisme!

. Mal de ville Merci d'abord d'avoir soulevé cette question, ou plutôt ce «mal de ville» qui se voit transformé, dans le cas de la ville de Casablanca, en vrai «mal de vivre». Ma réaction ne va pas être longue, mais je voudrais souligner en fait deux points qui sont essentiels à évoquer. La première question est: quand est-ce qu'on cessera de dire que les résultats des études sont effrayants, les chiffres alarmants [...] en s'arrêtant uniquement au stade de l'exclamation sans prendre ni même envisager des mesures préventives ou d'urgence? Dans cette optique, l'Etat aussi bien que les ONG ou la société civile devraient agir: campagnes publicitaires, contrôle obligatoire des tuyaux d'échappement des véhicules, amendes et sanction pour tout acte polluant tels l'évacuation des déchets non réglementaire par les unités de production, encourager la consommation de l'essence en baissant et en révisant les prix. Le deuxième point est à mon avis le suivant: il ne s'agit aucunement de lois ni de mesures préventives ou de sanctions, mais plutôt d'un acte de terrain, c'est une révision du schéma de nos villes. Autrement dit, il faut impérativement PLANTER les villes et prévoir sans équivoque des espaces verts ‘'vénérés» et qui ne feront l'objet ni de dérogation de construction ni autre forme de violation. Un espace vert n'est pas un luxe, c'est UN BESOIN.Et enfin, penser à la solution du transport collectif, tramway, voies spatiales pour les cyclistes et le plus important offrir un moyen de transport digne d'un citoyen, et non un 1/3 de mètre dans un autobus dit privé.Loudyi, N.. Grand tempsIl est grand temps de se poser ces questions, J'habitais Aïn Sebaâ (cité Oukacha) depuis les années 60, j'ai pu constater durant ces années une teelle dégradation de l'environnement que j'ai dû quitter la région. Vous imaginez à l'époque la verdure, les sources naturelles, les animaux sauvages qu'il y avait, la clarté de l'océan et ses poissons, on nous considérait (les habitants d'Aïn Sebaâ) des campagnards. Maintenant c'est le noir, j'ai envie de pleurer à chaque fois que je vois ce désastre, au point que je déteste la vie et ne veux pas laisser de descendance. Je me suis toujours dit, que la côte casablancaise (et plus spécialement Oukacha) aurait pu être réservée pour la baignade le tourisme et la pêche amateur et semi-professionnels, c'est une des régions des plus poissonneuses. J'espère que l'Etat se penche sérieusement sur ce problème. J'aurais souhaité prendre part à cet assainissement mais ce n'est pas possible vu les entraves qu'on peut rencontrer.A. Kasbari. ComportementL'état actuel de notre environnement me fait peur. Mais le comportement indifférent, désintéressé, inconsciemment destructeur, voire franchement vandaliste des citoyens, des collectivités locales et des promoteurs me terrorise et me rend très pessimiste quant à l'avenir de cet environnement tant urbain -par le niveau de pollution de l'air, le bruit, les déchets solides et liquides-, que rural par la déforestation effrénée et la mort des rivières, des cours d'eau, des sources et des nappes phréatiques sous l'impact des rejets toxiques incontrôlés et souvent prémédités. K. Saâd, informatiste-bibliothécaire. Pollution urbaineCasablanca est une immense décharge publique à ciel ouvert. La commune urbaine ne fait pas son boulot et les gens n'ont aucun sens civique, jettent les ordures partout dès que cela est possible. Je viens de m'installer à Casablanca après près de 22 ans vécus à l'étranger, et j'avoue que la dégradation de l'espace public (décharges omniprésentes, trottoirs défoncés et sales, ordures ménagères non collectées, façades d'immeubles sales et lépreuses) est la chose dont je souffre le plus. Au Maroc, l'espace public est négligé, c'est un no man's land, on accorde un grand soin à la propreté de sa propre maison, mais on laisse les ordures dc est assimilé à un «ETAT» abstrait, impersonnel et corrompu. Dégrader ou négliger l'espace public n'est qu'une façon d'exprimer le manque de légitimité que vous inspire l'Etat.Khalid. Ma voiture a fait des ratés…Vendredi 28 février, j'ai fait le plein d'essence sans plomb avant de prendre la route le lendemain matin pour passer le week-end chez mes parents à Béni Mellal. Sur la route, ma voiture a commencé à donner des signes inquiétants en faisant des «ratés». Une fois arrivés et à chaque arrêt, le démarrage était devenu pénible. Le dimanche matin, ma voiture a carrément refusé de démarrer. Et dans une petite ville comme Béni Mellal, pas moyen de trouver un dépannage d'autant plus que l'on devait rentrer à Casablanca pour l'école et le travail. J'ai donc été contraint de laisser ma voiture sur place, avec tous les risques. Renseignements pris auprès de quelques stations, la qualité du sans plomb était apparemment «douteuse» et risquait de provoquer des dégâts dans mon moteur. C'est du joli! Il m'a fallu retourner à Béni Mellal pour réparer ma voiture, vider le réservoir, changer le filtre à essence, les bougies et même le démarreur. Cela a pris toute la journée, couronnée par une facture bien lourde. Un mauvais souvenir. A.O.

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