×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Culture

Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:1624 Le 16/10/2003 | Partager

. La réforme de la Moudawana- Que toute la population avanceJe suis Fedoua, étudiante en Allemagne, âgée de 24 ansD'abord, je voudrais remercier toute l'équipe de L´Economiste qui nous a donné la possibilité d'être tout le temps au fait de l'actualité au Maroc et des nouveaux évènements. Je voudrais dire une première chose à propos du changement concernant le code de la famille, c'est que je suis très fière en tant que jeune Marocaine, peut être dans le futur, une épouse et mère.Grâce à L'Economiste, j'ai pu consulter le discours de SM le Roi. Un changement qui va permettre à la femme marocaine de faire un pas en avant, surtout que les femmes constituent la moitié de la population et le noyau de la famille. Mais, il faut que toute la population avance pour le développement de notre pays.Fedoua Ch.- Un grand pas vers l'avenirSalut L'EconomisteJ'ai appris avec joie les nouvelles venant du Maroc concernant le nouveau statut de la femme marocaine. Je salue les initiatives du Souverain à cet égard. Le Maroc en a besoin. Je pense que le Royaume marche avec sérénité vers le progrès. La femme marocaine trouvera dans ces nouvelles mesures plus de liberté et d'équilibre. Je souhaite encore plus à notre cher pays.Encore une fois, un grand Bravo.Ahmed B. (Sydney, Australie)- Double visageNotre Souverain a pris des risques pour sa proposition des changements du statut de la femme. Nous savons qu'il y a des gens qui s'y opposent même en prétendant le contraire: ils cachent leur jeu et attendent leur heure pour nous faire revenir en arrière. N'oubliez pas la grande manifestation contre les droits de la femme à Casablanca, il y a trois ans. Ces manifestants n'ont pas disparu corps et bien par magie! Savez-vous que dans cette manifestation, il y avait des hommes politiques comme Ziane, qui fut ministre des Droits de l'Homme! L'Economiste lui-même a publié la photo. Ne soyons pas naïfs! Il faudra soutenir notre Souverain contre ces gens qui ont un double visage.Hicham J., Agadir, militant des droits de l'homme et de la femme- Le réveilEnfin, un projet de société quasi révolutionnaire. Il a fallu beaucoup de courage pour le faire... Bravo... mais il faut continuer maintenant.Omar B.- Et l'exploitation sexuelle?Tout ce qui va dans le sens du respect de la femme est bon à prendre. Car la femme peut être notre mère, notre soeur, notre fille ou notre épouse, et personne ne souhaiterait que ces personnes si chères soient mal traitées. Cependant, il y a des choses bizarres qui se produisent dans notre pays. Pour modifier l'ancienne Moudawana, on a donné la parole aux femmes qui étaient contre le respect de la religion dans la nouvelle Moudawana et on a négligé la majorité des femmes marocaines qui sont pour le respect de la religion, comme si elles n'étaient pas des citoyennes marocaines. Concernant l'âge du mariage, en Europe, la fille peut se marier dès la majorité sexuelle (15 ans en France et 16 ans dans la plupart des autres pays européens) bien sûr avec l'accord des parents. Mais ça n'empêche pas qu'une fille puisse se marier légalement bien avant 18 ans. On remarque dernièrement au Maroc une augmentation effrayante de l'exploitation sexuelle des femmes au cinéma (Pour une minute de soleil en moins, Et après, Femmes et femmes, Casablancais by night, et à la télévision «casting star»); les associations «féminines» «marocaines ne font rien pour dénoncer cette commercialisation de la femme alors qu'en France, il y a quelques jours, les associations féminines ont obligé une société de sous-vêtements à retirer des affiches publicitaires où des femmes apparaissent en string. Je ne comprends pas ce qui se passe au Maroc. Mais globalement, le nouveau code de la famille a beaucoup de points positifs.Ahmed. Comment se faire son cinéma?- Quel cinéma?Le cinéma marocain se porte-t-il bien? En voilà une question pertinente. Personnellement, je serais enclin à dire que le cinéma marocain se porte très bien dans un domaine où il a toujours prévalu jusqu'à présent: «l'absence». Avec une moyenne de production de 3 films par an, nous ne pouvons certainement pas dire que le cinéma marocain «crève l'écran». Quant au festival B.C.B.G. de Marrakech, personne n'est dupe quant à sa connotation «spot publicitaire» destinée à promouvoir le tourisme au Maroc. Voilà où en est réduit notre pauvre cinéma marocain: à faire de la pub!Nach, Khouribga- Il était une foisIl était une fois le cinéma marocain. Les films étaient rares, modestes mais ils reflétaient les problèmes de la société marocaine. Maintenant, la caractéristique commune aux nouveaux films «marocains», c'est l'exploitation de jeunes misérables (garçons ou filles) qu'on déshabille pour faire de l'audience. C'est une honte de parler de cinéma marocain actuellement.Ahmed X (sic!)- La matière première est làLe film marocain peut se porter mieux au vu de l'engouement des participants pour la destination Marrakech. La matière première est là. Il faut juste y croire davantage et donc y mettre les moyens.Un citoyen amoureux de Marrakech et de la culture marocaine.Karim- Véritable industrieLe cinéma marocain a commencé à bouger surtout vers la fin des années 90 et début des années 2000, et ce par le nombre de films produits d'une part et la qualité des sujets choisis, la prestation des acteurs d'autre part. Pour que le cinéma marocain puisse prendre de l'élan, il faut que les responsables l'érigent non seulement comme septième art comme on dit, mais surtout en une véritable industrie à l'image de ce qui se passe en Egypte par exemple. Et c'est à partir de là, qu'on peut dire qu'il existe vraiment un cinéma marocain.Abdelkrim An.- Pas mal de progrès...Je ne suis pas un professionnel du cinéma, mais compte tenu de l'admiration que j'ai pour le domaine, je me permets de profiter de cette occasion pour m'exprimer un peu sur ce sujet. Il faut reconnaître qu'actuellement, le cinéma marocain a fait pas mal de progrès et ses films sont de plus en plus connus un peu partout dans le monde et que leur qualité s'améliore. Mais ce que je regrette le plus, c'est la «pénurie» d'acteurs et actrices professionnels. Est-ce dû aux centres de formation ou l'orientation est-elle insuffisante? J'attends votre explication et merci.Abdelhafid D. - Tabous ou talents?Salam. Je ne suis pas très ciné, mais je peux dire que le cinéma marocain ne se porte pas bien, c'est surtout le professionnalisme qui manque. Est-ce une question de moyens? Ou des tabous qu'on n'arrive pas à dépasser ? A mon sens, c'est surtout la volonté et une vision à long terme qui font défaut. Car on peut réaliser de bons films en nous attachant à nos valeurs et traditions tout en étant modernistes (Ex. films iraniens).Je pense que si le Festival international du film de Marrakech a pris une dimension internationale ce n'est pas grâce au film marocain. C'est grâce au marketing marocain et c'est quand même une très bonne action. Bonne continuation pour le Festival de Marrakech et pour L'Economiste. A. Ali. Toujours AWARELe Festival de Marrakech est une fierté pour un pays où le cinéma n'est pas encore à la hauteur des espérances du public marocain. La journée d'un Marocain moyen peut être une histoire aussi passionnante qu'intéressante pour le grand écran. Mais bon, le problème de nos chers cinéastes c'est l'imagination.Amine A.. Identité...Oui, pour réussir quelque chose, il faut avoir une identité. Si nous, les Marocains, nous ne sommes pas fiers de ce que nous sommes, nous ne réussirons jamais. Les Marocains ont une identité musulmane, nous sommes une nation qui a une civilisation, une culture et un passé riche. Nous ne devons pas imiter les autres dans leurs projets, nous pouvons copier mais créer une copie adaptée à nos mœurs et notre identité. Faire ayssi un cinéma musulman, qui montre notre way of life à nous. Peut-être que les autres nous imiteront s'ils voient que nous proposons une alternative saine. Nous réussirons sûrement si nous respectons notre honorable et digne identité.Le Marocain. Maroc-UE: Un accord win-win?- Partenariat des tomatesDans telle situation, il y a toujours des critiques qui viennent de l'un ou de l'autre! Mais l'essentiel, c'est que nous avons conclu un accord avec nos voisins du nord. Il nous reste donc à résoudre le problème avec nos amis espagnols. A mon avis, pour calmer les cultivateurs de tomate dans ces deux pays amis et voisins, il faudrait des opérations conjointes et commencer à investir comme des partenaires. Le nord du Maroc et le sud de l'Espagne constituent un terrain propice pour ce genre de partenership. Pourquoi pas? Mohamed E. Y.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc