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Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2918 Le 11/12/2008 | Partager

Casablanca: Chantier immense mais pas irréalisable
. Ville ruraleCasablanca est passée d’une ville moderne à un ensemble de quartiers anarchiques et douars intra muros. La ville blanche s’est ruralisée au fil des ans. Cette métropole qui abrite près de 5 millions d’habitants venus de tous les coins du pays est un véritable casse-tête pour les dirigeants du pays. Elle fait l’objet d’attention particulière depuis les événements du 16 mai. Les sécuritaires se sont rendu compte de la difficulté à cerner cette ville tentaculaire, anarchique et ingérable. K. S.. Equilibre entre privatisation et service publicJe suis partagé sur ce point, vu les résultats médiocres de la mairie de Casablanca. La capitale nécessite de gros budgets pour endiguer les retards des 3 ou 4 dernières décennies. Faire appel au privé est une bonne chose pour avoir des partenaires importants en taille et en moyens de gestion. Sauf qu’il faudrait ne pas perdre de vue qu’il y a la notion de service public dans toutes ces infrastructures, les partenaires privés, eux, cherchent une rentabilité économique. Je cite le cas de Lydec, qui a dû répercuter ses investissements sur les tarifs de distribution, ce qui a eu un impact sur le pouvoir d’achat des Casablancais.H. Z.. Une autre organisation de gouvernancePour que la ville de Casablanca puisse figurer parmi les métropoles dignes de ce nom, il faudra penser à une autre organisation de gouvernance. Casablanca a trop de responsables... Donc difficile de demander des comptes. Je propose une gestion de notre ville de façon directe par les élus communaux. Et s’ils ne sont pas efficaces, ils ne seront pas reconduits lors de l’échéance suivante. Si on veut faire d’une métropole comme Casablanca une entité dynamique et bien «vendue», il faut changer notre système de gouvernance. B. S.. Marre des dos-d’âne!Les grandes victimes des dos-d’âne sont les passagers des autobus qui sont secoués et malmenés. Nos élus n’en savent rien, ils n’utilisent jamais les transports publics.A. L.. Les grandes victimesCe n’est pas uniquement des dos-d’âne que le Casablancais en a marre. Ce qui a attiré mon attention c’est qu’au CIL, dans la rue qui mène au marché, il y en a 6 sur même pas 100 mètres. Je me demande qui les a décidés. A la limite 2 face à l’école, je le comprends, mais avec le goudron des 4 autres on aurait pu boucher les nids de poule sur les chaussées....B. G.. Les Casablancais résignésCes dos-d’âne ne servent à rien. Les Casablancais roulent toujours comme des fous. S’ajoute aussi le coût d’installation unitaire qui serait de 15.000 DH. Donc retour sur investissement nul en plus des dégâts matériels causés aux autos, bus, etc. Je suis d’accord qu’il aurait mieux fallu rénover tous les grands boulevards de la capitale, mettre à jour le système de signalisation et creuser des trémies dans les carrefours clés de Casablanca.D. I.. Bien vivre en créant des besoins inutilesJ’étais étonné par la réunion mensuelle du Conseil de la ville de Casablanca consacrée à la réaffectation de l’excédent budgétaire 2008. Ainsi, nos responsables ne sont pas arrivés à consommer le budget alloué alors que nos artères urbaines pullulent de nids de poule pour ne pas dire de cratères. Et à part les dos-d’âne, ils n’ont rien trouvé de mieux pour réguler la circulation. D’ailleurs, il était temps qu’on réalise la trémie sous le rond-point Roudani et rte d’El Jadida. Pour en revenir aux cassis, j’aimerais bien savoir comment on décide de les installer dans tel ou tel endroit. Dans la rue où j’habite, qui est peu fréquentée par les automobilistes, il y a de part et d’autre cinq villas sur une longueur de 120 à 150 m. La rue est traversée par deux dos-d’âne. Dont l’un se trouve juste avant la maison de mon voisin, un ex-président de commune. Il s’offre ainsi une sortie de garage sécurisée. Le même scénario se répète rues des Abricotiers et des Papillons où des VIP ont obtenu l’installation de ralentisseurs près de chez eux. J’ai l’impression que nos responsables jouent avec le pouvoir qui leur est donné. Au fait, il paraît que la société adjudicatrice de la confection des dos-d’âne à Casablanca appartiendrait au fils d’une personnalité politique. A. O.

Immobilier: Quand le bâtiment va, tout va
. Il y aura crise, mais là où on ne l’attend pasIl y aura bien une crise immobilière au Maroc, mais sur le modèle américain, pas espagnol. Nous avons aujourd’hui des dizaines de milliers de ménages «classe moyenne» endettés par des achats immobiliers à hauteur de 35 à 40% de leurs revenus. Par ailleurs, dans la mesure où l’épargne personnelle est inexistante, et que les recours au crédit à la consommation sont légion, pour des motifs parfois extrêmement futiles, que pensez-vous qu’il va se passer si ces personnes sont touchées par les vagues de chômage partiel et/ou licenciements économiques qui se profilent à l’horizon? La réponse est simple: une spirale infernale qui touchera tous les segments de l’immobilier mais aussi les banques qui se retrouveront devant une masse d’impayés. G. M.. Véritable casse-têteL’immobilier! Véritable casse-tête pour nombre de citoyens et de ménages. Ce produit sollicité par toutes les tranches de la société a connu une évolution que tout le monde connaît. Hors, ce que j’aimerais savoir ce sont les raisons de ce parcours: comment se fait-il que les prix aient plus que doublé sur certaines zones alors que le terrain est déjà acquis? (Une première tranche commercialisée à 4.500 DH, la deuxième à 8.300 moins d’un an plus tard). La part de noir et que certains prometteurs justifient par «l’obligation» de cette même pratique lors de l’acquisition du terrain ou des «cadeaux» remis à différents intervenants pour l’octroi d’autorisations. Et enfin, pour payer moins d’impôts. Et qui ménage ce pauvre consommateur qui doit se saigner aux quatre veines pour avoir un toit? Un rêve qui tourne souvent au cauchemar avec les traites et la mauvaise qualité des constructions. F. R.. La crise est certaineLa crise touche l’immobilier à l’échelle mondiale. Beaucoup de sociétés du secteur ont fait faillite, notamment en Espagne (Fadesa). Le Maroc ne fera pas exception car tout est lié à l’étranger. La baisse du tourisme va certainement compromettre des projets immobiliers dédiés au secteur. Au même titre, le haut standing connaîtrait une correction des prix et des marges des prometteurs.Le gouvernement ne peut rien faire sauf investir pour maintenir ce secteur clé de l’économie. Toute bonne chose a une fin...M. R.. Economique ou standingQuand le bâtiment va, tout va. En fait, cette activité est le baromètre permettant de mesurer le dynamisme économique d’un pays. En principe, le secteur immobilier devrait se maintenir à un bon niveau pour ce qui est de l’habitat économique, crédit longue durée et coût accessible aidant. Pour le standing, cela se complique, et pour preuve la baisse de 5.000 DH/m2 pour le projet zoo de Hay Ryad.N. F.

. Arrêtez le massacre à la gare de Rabat-villeCette gare qui est un monument de la capitale est en train de subir les agressions de certains irresponsables qui ont lancé un vaste programme de rénovation. La conception initiale de cet ouvrage est un chef-d’œuvre, et toute atteinte à cette conception serait «criminelle». aggravée par des dépenses irrationnelles. Les travaux ne doivent pas aller au-delà de l’introduction des nouvelles technologies et de l’entretien pur et simple de ce patrimoine. Au lieu de s’attaquer aux gares qui doivent être sauvegardées, embellies et entretenues, il faut s’atteler à développer le réseau et la performance des trains. Les interventions à effectuer d’urgence sont ailleurs. A-Kh. . Souk du dimancheA ce rythme-là, la Bourse de Casablanca va ressembler au souk du dimanche où quelques rentiers exploitent tous les étalages. Il est inexcusable que l’on permette à une poignée de personnes de manipuler un outil de financement stratégique. Il faut que le ministère des Finances engage une mission d’audit pour y voir plus clair. Sinon c’est le rôle de la presse de mettre la pression pour que cela se fasse.H. Z.. Tourisme: BraderieDans le domaine du tourisme, nous avons péché par médiocrité, bradé la destination en ciblant le tourisme de masse. La routine s’est aussi installée, s’y ajoutent l’incompétence des acteurs de la profession, l’insécurité, le manque d’hygiène, l’arnaque, les routes mortelles... K.S.. Corruption: Signe positifLa piètre position marocaine dans le dernier classement est en réalité un signe positif en faveur du Maroc. La lecture erronée faite souvent par certains médias nationaux des rapports des ONG en matière économique déchaîne des réactions inutiles. Le classement prend en compte uniquement les statistiques officielles dénombrant les cas enregistrés par nos propres agences. Alors que cela traduit une hausse sur le plan graphique, il n’en demeure pas moins que l’effort soutenu du pays pour éradiquer ce fléau devrait être un objet de fierté nationale. Pour rappel, le Maroc a réalisé des avancées certaines sur le plan législatif contre la corruption. La multiplication des procès sur le plan judiciaire, la création d`une nouvelle institution spécialisée dans la lutte contre la corruption, les dénonciations quasi quotidienne sur le champ médiatique sont de nouvelles preuves du progrès du Maroc en la matière. Le résultat n’est pas encore là, mais les efforts sont certains. K. D.
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