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    Courrier des lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:2772 Le 08/05/2008 | Partager

    . Crise mondiale: Comment la surmonter? Traiter d’abord les causesDonner de l’argent à un pays n’est pas la solution, mais juste du rafistolage à court terme. Il faut traiter les causes et non seulement les conséquences. Le problème posé est celui du développement. Il s’agit donc d’aider le pays pauvre à mettre sur pied une politique et une stratégie le menant sur le chemin du développement économique.La solution doit être réfléchie au cas par cas selon les possibilités et le potentiel économique de chacun. Mais un point commun ne semble pas être de mise pour tous les pays même les plus riches, celui de l’éducation. Un système d’enseignement et de formation en déphasage par rapport à la réalité économique détruira tout effort dans la lutte contre la pauvreté. Un autre point commun à tous les pays pauvres est celui de la corruption qui fausse tous les calculs économiques. La corruption enracine le mal et l’injustice dans tous les rouages et spécialement dans le système de santé et d’enseignement. Certes, la vie économique mondiale a besoin d’être moralisée et influencée malgré le système libéral qui prédomine. Il est ahurissant de constater que le profit économique pousse les agriculteurs à privilégier des cultures pour la production d’énergie et compromettre le potentiel agricole de l’humanité. Pour ce qui est du Maroc, il doit mettre l’accent sur la réforme de l’enseignement, le développement des énergies renouvelables et la lutte réelle contre la corruption.Le tourisme est très cyclique et il est tributaire du climat social qui peut régner dans un pays. On ne peut pas être satisfait de voir une bonne partie de l’argent récolté grâce au tourisme servir à renflouer la Caisse de compensation faite pour maintenir la paix sociale? Ceci maintient un statu quo, mais ne sert pas le développement. Encore que le statu quo est relatif, si l’on considère l’impact négatif du tourisme sur l’environnement et la paupérisation des masses. Mais ceci est un autre débat.A.P. La vraie crise, c’est l’alimentationUne nouvelle crise alimentaire mondiale est en train d’émerger. Elle pourrait être bien plus dramatique que tout ce que le monde a connu par le passé. La crise du crédit et les conséquences de l’envol du prix du pétrole seront peu de choses au regard de ce qui nous attend! Le plus grand défi mondial, ce n’est pas le pétrole à 100 dollars, c’est d’obtenir assez de nourriture pour que les nouvelles classes moyennes puissent survivre. Cela signifie que nous devons accroître considérablement la production.C.A. Tsunami économique?Il faut élaborer un plan de travail pour surmonter la crise mondiale. Surtout que d’ici 2020, nous allons vivre une crise alimentaire qui va déstabiliser la planète. Les analystes parlent d’un risque d’un «tsunami économique et humanitaire».A.U.


    . Incendie à Lissasfa: La parole aux internautes (suite) «Tractations»Le proverbe marocain «quand la vache tombe, les couteaux sortent» prend ici toute sa signification. Les fameux comités de surveillance portent l’entière responsabilité de ce drame. Ne nous voilons pas la face. Nous connais sons tous les «tractations» auxquelles se livrent certaines personnes pour délivrer ces fameux permis de toutes sortes sans même parfois se déplacer si ce n’est pour encaisser leur «dû». Une attitude à l’image de l’irresponsabilité de leurs dirigeants qui, sous prétexte du bas niveau des salaires, les autorisent à se livrer à l’odieux chantage du paiement de la dîme contre l’octroi du permis. Même si toutes les conditions de sécurité sont remplies, ces ripoux ont le don de «trouver» la faille qui justifie, à leurs yeux, le refus d’exercer. L’immoralité et la cupidité de certains patrons les poussent à compenser les mesures de sécurité par la tentation de corrompre et céder au chantage.H.M. OmertaOn ne peut pas mettre un inspecteur du travail derrière chaque patron d’usine. La profession doit instaurer un règlement intérieur ou un code de déontologie pour chaque secteur. On a beau légiférer et mettre des contrôleurs, il y a des questions de bon sens et des risques flagrants de catastrophe. Est-ce «l’omerta dans le milieu?». Les patrons potentiellement dangereux et qui déshonorent la profession doivent être montrés du doigt car c’est l’image du pays qui est en jeu! Et avec cela on veut drainer les capitaux étrangers. Quelle erreur! Je vois mal un étranger s’aventurer dans ce «bourbier»au risque d’y laisser sa peau.K.L Quel prix pour une vie?Certes, il y a un problème relatif à la sécurité au travail, mais ce qui est le plus choquant, c’est la mentalité de certains entrepreneurs au Maroc, «dignes de l’ère de l’esclavage». Cet accident donne une image très négative du Maroc aussi bien chez les investisseurs que pour le tourisme. Nous avons vu plusieurs reportages sur les conditions de travail des Chinois qui expliqueraient en partie leur compétitivité économique, mais le Maroc est à la traîne malgré les conditions esclavagistes permises par un système de corruption et de passe-droits quasi général. Il est écœurant d’entendre que le patron de l’entreprise ferme toutes les issues de peur qu’on lui pique une mousse ou deux!La vie d’un ouvrier marocain vaut-elle moins qu’un matelas?Je ne comprenais pas non plus comment le responsable de la Protection civile peut-il s’étonner que les règles de sécurité ne sont pas respectées, alors que lui-même en est l’un des responsables. Les autorisations d’exercice sont basées sur des inspections sur site par le corps des pompiers notamment.A.P. Que cela nous serve de leçon!Le drame de Casablanca doit au moins nous donner une leçon (O combien douloureuse) et servir pour que de telles catastrophes ne se reproduisent à l’avenir. Apres les incendies de forêts dans le Nord et le tremblement de terre d’Al Hoceima, il y a eu une mobilisation et certainement une prise de conscience suivie de quelques réflexions et /ou organisation des services de la protection civile. Si nous voulons être partenaires de l’Europe, il nous faudra apprendre de son expérience. Notre patronat doit se débarrasser de cette mentalité que quelqu’un qualifiait de «moul choukara» et penser à la sécurité de ceux qui bâtissent le pays. Autorités municipales, forces de l’ordre, protection civile, armée, ministère de tutelle (Intérieur, Economie, affaires sociales et emploi..), et bien sûr la CGEM et les compagnies d’assurance doivent prendre le problème à bras le corps. Il nous faudra imposer des normes, exiger des rapports sérieux de visite des risques, avoir une véritable culture de management des risques, pour dire que nous sommes entrés dans la véritable modernité. Si nous continuons à mépriser les vies humaines et les pertes économiques et sociales que cela engendre, nous n’irons pas loin. Que cet incendie nous serve de leçon! C.U.

    . Quelle école pour nos enfants? Valoriser le travailde l’éducateurTant que l’enseignement n’a pas retrouvé sa place d’antan en tant qu’ascenseur social, les critiques à son encontre ne feront que continuer. A mon sens, la valorisation du travail de l’éducateur dépend dans une large mesure de la politique économique du pays en matière de création d’emploi et d’opportunités d’affaires pour les jeunes lauréats. Le classement du Maroc par le dernier rapport de l’Onu est le résultat d’analyse de statistiques macro-économique et non pas le fruit d’une recherche basée sur la qualité de l’enseignement dispensé et l’encadrement en charge.K.D.  Grosse bêtiseLes responsables marocains ne veulent pas reconnaître que l’arabisation était une grosse bêtise.M.R. Oui les bêtises, il y en a euL’arabisation telle qu’elle a été connue était une bêtise. Mais l’affirmation de l’identité n’en est certainement pas une. A l’exception de Rachid Belmokhtar, les ministres de l’Education nationale qui se sont succédé n’avaient ni vision ni courage pour faire face aux défis de l’enseignement. Il s’agit maintenant de trouver des raccourcis: aller directement à l’alphabétisation informatique. Regardez ce que le SMS des portables a fait pour forcer les usagers à utiliser au maximum leur connaissance de la langue. Si les Marocains voient des liens concrets entre ce qu’ils apprennent et en quoi cela peut leur être utile, ils feront les bouchées doubles pour apprendre.H.E. Qualité et niveauL’aspect le plus embarrassant et le plus menaçant pour l’avenir du pays est bien la qualité et le niveau de notre enseignement. Les années de scolarité sont en corrélation directe avec la productivité dans n’importe quel domaine. Alors, scolarisons nos enfants si nous voulons que notre économie soit compétitive. Le problème c’est que certains de nos meilleurs cadres sortent à l’étranger pour s’épanouir financièrement et professionnellement parce que nos gestionnaires médiocres, préfèrent le statu quo et ont peur d’eux. Il faudrait trouver un moyen de nous faire rembourser par des pays comme la France, la Belgique ou la Canada qui nous prennent nos cadres déjà formés aux frais des contribuables marocains. Et puis qu’on commence par apprendre à nos enfants, en plus de l’écriture, de la lecture et de l’arithmétique, les valeurs de citoyenneté, de civisme et de responsabilité sociale. En parallèle, bien entendu, avec l’alphabétisation informatique. Il faut exiger ces valeurs de nos enseignants au niveau des CPR et des ENS. Pour les universités, je ne comprends toujours pas pourquoi un tiers du salaire d’un enseignant au supérieur s’appelle «prime de recherche» alors que moins de 10% du corps enseignant publie dans son domaine de spécialité. J’estime que si on ne publie pas, on ne devrait pas recevoir cette prime, lobby du SNESup ou pas, c’est une question de déontologie. Le syndicat devrait défendre des droits bien plus importants pour les enseignants que le droit à la paresse. H.E. PropositionsLa question qui se pose est celle de savoir si on doit seulement faire dans les diagnostiques que tout le monde partage ou avancer des propositions? Dans ce cas précis:1- Je demande que les étudiants et les élèves commencent à noter leurs professeurs chaque fin de module pour mériter son salaire;2- Que le statut de professeur soit contractuel pour obéir aux règles de l’offre et de la demande dans le but de tirer vers le haut la qualité de notre système d’enseignement;3- Il faut absolument que les programmes de l’enseignement soient en adéquation avec les besoins de l’entreprise marocaine désormais mondialisée; 4- Pour parer aux défaillances de pilotages stratégiques et de planification, il faudra nommer un haut commissaire avec obligation de résultats.A.R.  Pas de miracleQue ceux qui sont conscients de leur noble mission m’excusent, mais la majorité de ceux qui sont de près ou de loin impliqués dans ce domaine ne méritent pas d’avoir en charge l’éducation de nos enfants. Quand on voit un enseignant arriver en classe en tenue des plus débrayées, se chamailler avec les étudiants ou un inspecteur qui ne fait ses inspections que sur commande de tel ou tel enseignant… on ne peut pas s’attendre à des miracles. D’autant plus que les méthodes sont élaborées par des gens qui sont loin, et même très loin, de l’enseignement. H.M.

    . A quoi servent vos impôts? A rienCela fait 20 ans que je paie des impôts qui ne m’ont jamais rien rapporté, ni amélioré mon niveau de vie, ni aidé à vivre convenablement!Les responsables devraient y réfléchir, nous sommes un pourcentage non négligeable de gens qui travaillent et qui payent toujours, vu que le prélèvement se fait à la source, mais qui ne bénéficient de rien en retour.Si cela continue à ce rythme, nous ne survivrons même plus… Qui paiera alors? C’est un désastre en perspective.FZ Quel état des écoles, des routes…Mais la réponse est simple et évidente. Ils servent à financer les dépenses effrénées d’une Administration tentaculaire et inefficace. A payer une armée pléthorique de fonctionnaires tout aussi incompétents que corrompus.Voyez l’état de nos écoles, nos hôpitaux, nos routes, nos villes, nos villages et même nos prisons... et surtout l’incivisme généralisé des Marocains.B.K.
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