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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2407 Le 23/11/2006 | Partager

CIN biométrique: Votre avis et vos critiques

. FiabilitéLa CIN biométrique est excellente pour sa fiabilité et le fait qu’elle devra remplacer un nombre non négligeable d’autres documents administratifs, etc.Mais avons-nous aujourd’hui les moyens de ce luxe. Il me semble que les milliards de DH pour ce projet auraient été plus utiles pour d’autres programmes qui sont en souffrance et vitaux pour le pays.Est-ce une obligation internationale? Si c’est le cas, les personnes directement concernées se devaient d’abord de négocier nos priorités.B.Serhani. Plus de sécurité, mais…Il se passe tellement de choses dans notre monde, particulièrement sur le plan sécuritaire, que nous avons beaucoup à gagner dans un système d’indentification comme celui-là. Reste qu’il faut des garde-fous bien précis à tout ce programme pour éviter les abus et que les conditions d’accès aux données privées soient aussi bien réglementées. Cela me fait un peu penser au film américain «Minority Report», où la frontière entre la réalité et la fiction est si mince. Assez terrifiant.Amina Ben.. Dans quel but? C’est un projet qui accuse déjà un an de retard. J’y vois la recherche d’une traçabilité et un fichage de tout individu depuis sa naissance jusqu’à son enterrement au même titre qu’un veau né pour l’abattage.Certes, le fichage, il en faut pour prévenir des actes malveillants. Mais comment la CIN biométrique peut-elle alerter sur les intentions d’un saboteur si ce n’est permettre de le confondre a posteriori !!Même le passeport biométrique ne servira pas à grand-chose pour le Maroc quand on sait que les attentats commis à Casablanca ont été exécutés par des Marocains résidents sur notre sol qui n’avaient pas besoin de franchir une frontière! Cela veut dire qu’il s’agit d’abord de projets répondant à des préoccupations sécuritaires imposées de l’extérieur.Il faut reconnaître aussi que cette nouvelle technologie pourra devenir un vecteur essentiel dans la lutte contre la falsification des papiers et donc contre le trafic et la corruption. Mais, est-ce le but recherché?Abdou (Paris). On n’est pas encore arrivéLa CIN biométrique est vraiment de grande importance, mais est-on arrivé au niveau d’acceptation, de conception et même du sérieux de l’utilisation de cette carte? Notre éducation, notre savoir, notre niveau  intellectuel ne sont pas encore prêts à une telle évolution dans ce domaine. C’est pour cela qu’il faut penser à des choses de plus grande utilité. Le citoyen a besoin de plus que ça, d’emploi, de vraie sécurité,…H.ouhssaine. CompréhensionLe projet de la loi sur la nouvelle carte nationale d’identité électronique sera efficace si on ajoute des informations depuis la naissance:-Le parcours des études;-La situation du travail;-Le revenu et la fortune acquis durant la vie;-La situation envers l’administration des impôts;-La situation familiale –divorcé, marié, entre les deux-;- Le nombre des voyages à l’étranger;- Le nombre de participations au scrutin;- Le nombre de fréquentations du café du coin;- Le journal préféré;- Le nombre de fréquentations de la mosquée;- Les dépenses dans les loisirs;- Le nombre de fréquentations des partis politique et des associations…Si on applique cette méthode, on peut économiser le coût des statistiques et des sondages. Le recensement  devient moins coûteux. Le progrès sociétal demande du courage pour les décideurs et de la compréhension.Abdelhak-Alaoui


. Réforme et éducation Dans les pays développés, un bon citoyen est une personne qui s’acquitte de ses dettes et paie ses impôts dans les délais prescrits dans les lois régissant ce code fiscal. Le citoyen a des obligations et des droits, droits qui le protègent de tout abus et qui le font bénéficier de certaines prérogatives. Grâce à cette parfaite communication, le recouvrement des recettes et le paiement des taxes se passent dans de bonnes conditions et les responsables dépensent le budget de façon optimale. Bref, l’essor d’un pays est tributaire de l’implication de l’administration et du contribuable.Chez nous, l’assujetti est contraint de verser une telle somme sans parvenir à savoir la tarification ou les modalités de recouvrement. De même, il se trouve dans une  obligation de payer avec majoration et paiement de retard, sinon la saisie, la vente aux enchères publiques et la contrainte par corps seront les solutions envisageables. Vraiment, chez nous, le contribuable ne dispose pas d’une culture fiscale pour recourir au service des contentieux ou pour réclamer la révision d’une taxe à cause de l’anarchie qui règne au sein de notre administration. La désinformation des contribuables est due au manque de compétence des fonctionnaires  et de défaut de la formation continue. L’assujetti ne trouve pas un  bon récepteur pour l’éclaircir et se perd dans le labyrinthe administratif… Une chose importante à signaler, un grand nombre de nos citoyens recourent à l’évasion fiscale  en corrompant  les fonctionnaires de l’assiette fiscale pour qu’ils ferment les yeux.   Moslim de Kenitra

Comment revaloriser le Maroc industriel?

. DélocalisationsUn Maroc industriel est tributaire du bon vouloir des délocalisations.Kader . Et Emergence ?Le programme actuellement expliqué et défendu par le ministre du Commerce et de l’Industrie, Emergence, est très flatteur pour l’image du Maroc à l’étranger. S’il arrive à être concrétisé, là on pourra parler véritablement d’un Maroc industriel au même titre que d’autres pays, ayant construit leur réputation sur cela. Maintenant, espérons que tous ces discours sur les «clusters», «offshoring», «Med Zones» et autres ne soient pas que de la poudre aux yeux.N.R.. Vers la ChineReste à démontrer une telle affirmation: des investissements de création de nouvelles entreprises ou d’extension de celles existantes se sont faits et se font par des capitaux, privés ou publics, nationaux et étrangers sans l’attente de la délocalisation. De plus les délocalisations se font principalement vers les pays nouveaux adhérents de l’UE ou vers la Chine.M.Bz.. Oui… maisPour répondre à la question posée, OUI il existe un «petit» Maroc industriel.Petit car l’agriculture tient le haut du pavé dans notre PIB. Ensuite, tous les efforts des entreprises modernes sont orientés vers le service et cela devra s’effectuer au dépend de l’industrie même au Maroc. Ce dernier n’est ni majoritairement industriel ni de services, mais surtout agricole. L’industrie marocaine est basée depuis un demi siècle sur l’industrie de transformation. Il n’y a pas pour ainsi dire une dynamique R&D connue et reconnue dans le monde de l’industrie. Notre industrie est le maillon faible dans la chaîne de valeur des industries délocalisées. Conclusion: il existe un Maroc industriel créé par la division internationale du travail, grâce aux coûts comparatifs relatifs à la main-d’oeuvre. C’est une situation inconfortable car cyclique et parfois maléfique (industries polluantes ou esclavagistes, etc).A.B. 


Assurance pour artisans et commerçants: Une révolution?

. Initiative louable à faire suivre C’est une des réalisations à mettre à l’actif de l’actuel gouvernement au même titre que l’AMO. Il reste qu’une couverture similaire devra concerner aussi les agriculteurs au moins en partie. De même que prévoir plus tard un système spécifique de la retraite pour ces non salariés.M.Be. Droits naturelsIl est réjouissant de voir une frange de la population marocaine accéder à des services jusqu’alors réservés aux «privilégiés». Posséder un logement digne, jouir de la couverture médicale, manger à sa faim et accéder aux services bancaires quels qu’ils soient, ne sont pas un luxe. Ce sont des nécessités de la vie quotidienne. Ce sont donc des droits naturels, puisqu’ils découlent du droit à la vie. Ne soyons pas d’emblée euphoriques et pensons aux autres millions qui attendent…Le déficit social a encore de beaux jours devant lui.N.E.


Casablanca sans port?

. Forteresse de pouvoir antiéconomie C’est l’héritage des forteresses de pouvoir construites dans ce port et aussi dans d’autres entreprises publiques. La meilleure solution, en l’absence d’accord pour la réforme, est que l’Office des ports envisage un programme incitatif de départ volontaire et construise l’avenir du port de Casablanca et en partie du pays avec de nouveaux arrivants. Par ailleurs, le gouvernement devrait mettre au point le plus tôt la loi sur la réglementation de la grève et permettre à des entreprises de poursuivre les syndicats dans les cas où leurs intérêts (emplois, perte de parts de marchés etc...) sont menacés.M.Z.. Poumon du paysComme le  Maroc importe plus de 90% de matières premières pour diverses industries, cette situation pénaliserait notre industrie qui souffre déjà  de la concurrence mondiale et du démantèlement des droits de douane. En plus des recettes fiscales, un manque à gagner pour l’Etat, le marché du travail en supportera les retombées.Taali


. GTM: Un ancien directeur d’usine s’exprimeDurant 2 ans, j’ai été le patron de l’usine GTM à Casablanca. Certains se souviennent probablement de moi. J’avais à amener l’usine vers la modernité car les équipements, les hommes, les procédures étaient d’un autre âge.Le syndicat et les ouvriers vivaient avec leurs idées d’une autre époque.Si GTM a fermé, c’est de toute évidence parce que les anciens d’avant la privatisation n’avaient pas compris que le marché avait changé et lorsque les syndicats négociaient, ils ne comprenaient pas l’impact de leurs revendications. Lorsque les grévistes ont déclenché la grève, ils auraient dû savoir que dès le premier jour, ils signaient l’arrêt de mort de l’usine, car ce message je le leur avais donné de très nombreuses fois.Je suis Belge. Dans mon pays, nous avons aussi des problèmes, mais nous voulons évoluer et lorsqu’une usine ferme, et Continental en a fermé une en 2001, nous tirons les leçons et nous repartons. Nous sommes un pays plus petit que le Maroc. Nous dépendons des grandes multinationales, mais nous savons aussi où doivent s’arrêter nos revendications. Alors bonjour à mes vieux copains de GTM. J’aurais voulu vous aider mais vous avez choisi une autre voie. Si vous voulez partager avec moi vos soucis, mon E-mail vous est ouvert et ceux qui ont des choses même désagréables à me dire allez-y je vous répondrai à tous.Nicolas Bruyere - Directeur d’usine à GTM de 1998 à [email protected]
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