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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2308 Le 29/06/2006 | Partager

Télés dans les mosquées: Votre avis

. La pauvreté d’abordLe dicton marocain dit «pauvre! qu’est-ce qui te manque? Une bague monseigneur!» j’ironise. Des millions qu’on dépense pour acheter des TV et on laisse les pauvres dans le manque. Combien de projets peut-on mettre debout avec cet argent? L’Etat est déboussolé. Tout le monde sait que ça rentre dans le cadre de lutte entre la société et ces élites islamistes et l’Etat pour contrecarrer ces derniers. Mais je ne crois pas qu’elle va réussir. Ouled Derb. HollywoodJe ne vois pas pourquoi la mosquée réussirait là où l’école publique a échoué... Tant qu’on continue à se masturber l’esprit de cette façon, les problèmes perdureront, hélas! Ce n’est pas un écran de télévision qui alphabétisera le peuple et déroutera certains illuminés d’une mauvaise interprétation des textes. Ceci rappelle les techniques de cinéma à la hollywoodienne.Votre fidèle Abdou de Paris. Le contenuL’essentiel n’est pas le support technique (qui est un progrès) mais le contenu qui sera proposé aux auditeurs dans ce support. Pourra-t-il s’inscrire dans les choix de notre pays de promotion de la modernité, de la tolérance, de l’égalité du genre dans le discours et les faits de même la proscription de la violence envers les humains pour imposer la vision médiévale du monde et de la société? Dans le cas contraire, on aura mis un support technique de communication à la portée du et pour l’amplification du discours intégriste.M.Bz. Contrecarrer les extrémistes2.000 télés ont été installées dans le seul but de barrer le chemin aux forces obscurantistes, ni moins ni plus. A mon avis, pour réussir il faut prendre l’expérience du Fis algérien. Les mosquées étaient en même temps des banques et des dépôts de vivre. Les pauvres étaient répertoriés et la zakat collectée auprès des riches était distribuée équitablement. Ce qui avait donné la force au Fis et non pas les prêches et le cinéma comme disait un intervenant de ce forum. Le peuple a besoin de travailler et de subvenir à ses besoins. Point à la ligne.Amazigh. PrêchesPourquoi pas? Si ce moyen technique peut conduire à améliorer le niveau des prêches et des conférences de majaliss après les prières du Aasr pourquoi pas. Si c’est simplement pour mieux contrôler «cette activité» et mkhzéniser un peu plus nos mosquées, alors pitié!Bigbang. La TV interne et les mosquéesLe fondamental est le contenu des leçons dans la TV des 2.000 mosquées. Seront-elles une promotion de la modernité, de l’ouverture sur la production des sciences et des cultures des autres sociétés notamment développées et non point sur leurs biens matériels seulement? Aussi promouvoir l’égalité du genre au niveau du discours (également au niveau des leçons) que dans les faits, enfin combattre le recours à la violence pour vouloir imposer la vision médiévale de la nature et de la société, de même l’instrumentalisation de la religion pour des ambitions politique ou personnelle. Dans le cas contraire ce sera mettre un autre outil de communication à la disposition de nos intégristes de l’intérieur du ministère des Habous que de son extérieur. B.. Prêches dans les mosquéesLes prêches dans les mosquées seraient une opération louable et bien accueillie par la population composée de jeunes assoiffé de savoir en matière de religion et de Fikh qui sont deux choses différentes dont il faut faire la distinction pour ne pas prêter à confusion. Mais il faut veiller à ce qu’elle soit continue selon des horaires fixes pour avoir un regain d’intérêt et dirigées par des personnes capables, de véritables érudits, hommes ou femmes, en mesure d’intéresser l’auditoire, pour véhiculer les préceptes de l’Islam pour le rétablissement de la sérénité et la paix dans les âmes.Chaouki J.


Femmes et élections

. Femme et démocratie La vraie démocratie est le jour où la parité sera réalisée dans les partis, syndicats, associations, Parlement et gouvernement comme c’est le cas dans les pays nordiques. Pour encourager les femmes à acquérir cette parité, il faudrait que notre législateur inscrit sa promotion en prévoyant, à moyen terme, d’atteindre les 50%.M. B.. Contre les quotasLa promotion de la femme dans le champ politique passe par d’autres voies et moyens que ceux des quotas. Décidément, la technique des quotas est devenue un réflexe chez nous tant elle a permis au Makhzen de régenter la vie des partis qu’il a enfantée. Toujours par réflexe, nos «zaïms» à la noix de coco s’arrangeront pour exploiter ces nouveaux quotas pour nous fourguer leurs hajjates, fifilles et autres khalilates. Bannissons cette notion de quotas de notre vocabulaire et de nos pratiques et optons pour la transparence intégrale... pour assainir d’abord notre champ politique de ses cadavres et autres matamores.Zenfri. La femme: Son vrai rôleElection, démocratie, liberté, égalité, femmes au pouvoir... bla-bla-bla, bla-bla-bla. J’ai vraiment l’impression qu’on se paie notre tête. La femme est un être humain. Elle a des droits et des obligations autant que l’homme. Je ne vois pas pourquoi on cherche à attirer trop l’attention sur elle. Laissez là en paix. Plus la femme s’éloigne de son vrai rôle et devoir (que vous connaissez toutes et tous), plus elle sera malheureuse. Le problème, c’est qu’elle le sait et en est consciente mais c’est trop tard, dira-t-on. Non! Il n’est jamais trop tard pour retrouver sa fierté, son identité. La femme doit s’imposer et imposer le respect en tant que FEMME et non en tant que présidente, ministre, mannequin, actrice... Penchons-nous plutôt sur les vrais problèmes de notre société et arrêtons de débiter des sornettes soi-disant sur les droits de la femme!Mouatina


. Les réussites aussiVoilà quelque temps que mon journal préféré L’Economiste met en valeur les réussites du Maroc. J’apprécie car il faut dire aussi ce qui va bien, et pas uniquement ce qui va mal. Continuez, à condition qu’il y ait de bonnes réussites à féliciter.M’hamed Ait O., fonctionnaire, Rabat. Le FODEPJ’ai vu avec plaisir l’intérêt que L’Economiste a accordé au Fodep (Fonds de dépollution industrielle) dans son édition du 14 juin 2006. Il s’agit en effet d’un fonds qui mérite d’être connu car c’est le seul instrument financier qui contribue à la lutte contre la pollution, mais aussi parce qu’il marche bien, comme l’article l’a si bien dit. Et il marche tellement bien que l’UE envisage d’y participer aux côtés de la KFW (Allemagne). Lors des consultations sur la coopération maroco-allemande en septembre, il est très probable que ce succès donne lieu à une prolongation de l’appui allemand. Derrière ce succès, dans un domaine nouveau et difficile, se trouve une équipe, le service Fodep qui fait un travail excellent et qui mérite d’être félicité et encouragé. Vous avez raison d’appuyer ce travail. AmitiésTaha B., haut fonctionnaire. Merci pour FèsSalut L’Economiste. Ce petit message juste pour vous féliciter et pour vous remercier de la qualité du dossier que vous avez consacré à la ville de Fès. Vous avez efficacement contribué à la lutte contre les clichés d’une ville sans projet, connaissant un déclin irréversible et en proie à une morosité permanente. En tant que Fassi fier de sa culture, mais coupable comme bien d’autres Fassis d’avoir négligé sa ville d’origine, j’ai été le premier surpris par le dynamisme que vous avez décrit et j’avoue en avoir ressenti une certaine fierté. Bravo à tous ceux qui font bouger cette ville et merci à L’Economiste.Karim T., entrepreneur

Les vacances avec Kounouz Biladi

. HypocrisieLes hôteliers de notre pays ne veulent pas de la clientèle marocaine. Ce n’est pas un secret, mais allez savoir pourquoi. Ce n’est que dans les temps de crise (guerre du Golfe) que l’on se tourne vers les Marocains pour remplir les chambres. Les Marocains l’ont compris. Même s’ils ont de l’argent, la formule «hôtel» pour passer les vacances n’est pas à l’ordre du jour. C’est clair.Rajaoui. La peinture à l’huile«Kounouz Biladi», «Les vacances pour tous». Toutes ces jolies nominations ne sont que des slogans pour faire apparaître l’activité intense du ministère du Tourisme. Ces «slogans-offres» ne sont pas à la portée de tout le monde. En réalité, le tourisme au Maroc n’est pas destiné aux résidents au Maroc. Notre ministère ne cherche que l’entrée de la devise pour remplir nos caisses vides. La satisfaction de la population marocaine ne lui représente qu’un cauchemar à éviter. Amine S.. Un secteur encore viergeC’est un phénomène de société qui prend de l’ampleur et pour lequel l’offre est totalement inadaptée. Kounouz ou pas, le Marocain subventionne le touriste étranger: une chambre à 500 DH/jour pour une semaine cela nous fait 4.000 DH juste la pension ... alors que le touriste étranger paiera 3.500 DH pour la même durée avec 1/2 pension, l’avion et le transport intérieur compris. Moralité, partez à l’étranger cela coûtera moins cher que les kounouz où on vous utilise comme «bouche-trou» lorsque l’étranger fait défaut! Cela n’est rien encore comparé à la location d’une maison de plage dont le prix se décline en millions avec l’absence d’animation et la saleté en prime. Voila un secteur encore vierge qui ne demande qu’à être exploité pour autant que le gouvernement réaménage le cadre réglementaire et fiscal.Zenfri. Retenir la leçonC’est une bonne initiative, mais il faut retenir la leçon du drame survenu l’année dernière au camping de My Atlas. Il s’agit surtout de former des encadreurs très aguerris et conscients de la lourde responsabilité: celle de veiller sur des enfants qui ont été confiés par leur famille.Pourquoi ne pas lancer l’échange d’enfants entre familles? Quand j’avais 8 ans, notre école plaçait des enfants dans des familles anglaises. Le but c’était d’apprendre la langue mais en même temps joindre l’utile à l’agréable. Si un internaute se charge de cette mission, je suis prêt à loger chez moi pour 2 semaines des enfants âgés entre 8 et 12 ans. Amazigh. RemarquesPositivons! Kounouz biladi (KB) est une excellente initiative qui a pu réconcilier les Marocains avec les hôtels et villages de vacances locaux. Cependant, des remarques sont à faire:Primo: il faut que le personnel de ces structures, cadres et employés, garde en tête que ces Marocains ont payé autant, sinon plus que les étrangers venus en groupes, et cesse donc de les prendre pour des pique-assiettes ou des «S’hab fabor».Deusio: un planning des opérations KB doit être établi à l’avance, pour permettre aux estivants organisés de planifier leurs vacances en temps opportun (la brochure n’est disponible que 3 à 5 jours après le début de l’opération). N’a-t-on pas reproché aux Marocains de s’y mettre à la dernière minute?Tertio: il s’agit bien d’une opération d’intérêt national, car en plus d’éviter la fermeture d’hôtels en période de vaches maigres, elle permet d’économiser des devises dépensées à la Costa Del Sol, où les réservations sont déjà ouvertes en ce moment.P.S.: Bravo à notre quotidien, qui est en général le premier à nous informer du lancement de chaque opération!Hmida Ar’rapid

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