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    Courrier des lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:2144 Le 03/11/2005 | Partager

    Grippe aviaire: Sommes-nous protégés?

    . Manque de communication Certes, le gouvernement a mis au point un plan de lutte, mais à la différence des gouvernements de pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord, le notre communique peu. On ne présente pas assez les dispositions prises ou à prendre pour le confinement des volailles là où il existe un risque de contact avec les oiseaux migrateurs et celles pour analyser les dépouilles des oiseaux ou des volailles retrouvés éventuellement morts. Une communication périodique sur l’état sanitaire de notre élevage avicole industriel ou traditionnel ainsi que sur la disponibilité en stock des masques et du seul médicament antiviral actuel éloignerait toute panique. Un espoir est né ce jour, des chercheurs hongrois ont testé avec succès un vaccin anti-H5N1. Espérons enfin que ce virus ne subisse pas une mutation qui le rendrait pandémique. M. Benz. La corruption aviaire Soyons sérieux, un fellah dont les poules sont la seule source de sa vie, ne pensera jamais contacter les autorités pour leur dire qu’il y en a qui sont atteints. Et même si le cas, il y a toujours des solutions de “recyclage”. Messieurs, dames, qui d’entre-nous n’a pas été victime d’abattage clandestin? Imaginez un fellah qui possède un taureau qui coûte entre 15.000 à 20.000 DH, pensez-vous qu’il va le jeter s’il est malade? Non. Il va plutôt demander à un boucher de l’acheter à 2.000 DH et le tour est joué. Vous avez dit contrôle? de qui? et comment? la corruption aviaire aveugle certains. Que Dieu nous protège. Karim1. Grippe aviaire: Mythe ou réalité? Réfléchissons deux minutes: d’abord les faits? Un virus détecté (il y en a des milliards dans le monde), quelques victimes de par le monde (en tout et pour tout moins de 100 personnes victimes de ce virus et ce n’est pas très sûr). Par ailleurs, les sociétés pharmaceutiques qui s’en mettent plein les poches, les autorités publiques qui contrôlent mieux les populations (un pays qui a peur ne réfléchit pas!) Non, décidément, cette histoire de grippe aviaire a surtout pour but de faire oublier à l’humanité des problèmes plus présents, plus concrets! On parle des poulets roumains et on oublie les millions d’Africains qui meurent de faim. On parle des oiseaux migrateurs et on oublie les populations entières d’humains migrateurs (200 millions d’humains déplacés). On verse des larmes sur les fosses communes des poulets turcs et on oublie ce qui se passe en Irak, en Afghanistan! On a trouvé un oiseau infecté dans un coin perdu de Roumanie et on n’arrive pas à mettre la main sur les criminels de guerre qui se promènent en Croatie et en Serbie! On veut «cadenasser» les volailles allemandes et on laisse Israël «cadenasser» les populations en Palestine. Mangeons tranquillement nos poulets rôtis! Hmida El Maghribi. Et la rage Le Maroc a connu diverses épidémies: le typhus, la méningite cérébro-spinale, le choléra et j’en passe, avec de moindres dégâts, grâce à la baraka. Il ne faut pas nous mentir, nous appliquons souvent des petits remèdes aux grands maux. En dehors de la grippe aviaire, il y a la rage, que fait-on pour l’éradiquer? Saïd Khaldi


    Peut-on sauver l’artisanat marocain

    . Brevets et propriétés Nos artisans créateurs ne sont pas couverts pour les droits de propriété. La valorisation de la recherche n’est pas encouragée et le savoir-faire n’est pas protégé. Le ministère de l’Artisanat devra travailler sur un classement des centres de productions, de commercialisations et des labels. La protection devra couvrir le produit localement et à l’international. Notre style fait partie de notre patrimoine et le ministère devra le défendre. A titre d’exemple, notre style est copié par la Chine, l’Inde et tous les pays asiatiques, à voir les babouches, lampes, lanternes, appliques et mobiliers, fabriqués industriellement au 1/10 du prix, et qui inondent les marchés de l’Occident. C’est là le manque à gagner pour l’économie marocaine, et les pouvoirs publics devront réagir auprès de toutes les instances internationales pour faire valoir les droits de nos artisans. Zouad . International copyright Plus important, j’ajoute qu’il faudrait soumettre une sorte de «International copyright» pour les produits marocains. On en trouve partout: dans divers marchés en Californie du Sud, Los Angeles, où j’habite, dans des magasins spécialisés ou même quelques supermarchés dans des quartiers. Sauf qu’ils sont vendus sous la mention «up-scale», «Made in China» ou aussi «Made in Tunisia»? C’est bien dommage. Il faut arrêter ce vol intellectuel de trésor et aussi de créativité marocaine et qui n’appartient qu’à la tradition et au patrimoine marocains. Sharif Idrissi, Ph.D.


    Pas propres les Marocains (suite)

    . Ah bon?!En réalité «pas propres» est un titre malpropre et inadéquat vis-à-vis des Marocains. Un peu de respect s’il vous plaît; avec tous mes respects pour votre liberté de choix des sujets, vous pouvez parler d’autre chose. A titre de preuve qu’ils sont très propres, les Marocains vont chercher de l’eau à dix ou quinze kilomètres de leur village pour faire leurs ablutions ou paient une citerne d’eau de trois tonnes 300 DH, L’Economiste peut calculer le prix du litre d’eau. Alors, ils sont propres et même très propres.Citoyen. EducationC’est quand même intéressant de constater qu’à partir de données statistiques, ce débat vire directement vers la morale et les croyances. En l’occurrence, le sujet relève des conditions matérielles des citoyens. Les données expriment les inégalités en matière d’habitat, de confort selon le lieu de résidence etc. Le débat me semble être plutôt de nature économique et politique. La religion a beau être associée à la propreté du corps et de l’esprit, quand l’eau manque, il reste «attiamôume», mais il ne remplacera jamais l’eau et ne corrigera pas les statistiques qui sont réelles et cruelles pour nous. J’ai beau être croyant, si je n’ai pas d’eau chez moi, je ne peux pas en prendre à la mosquée, et la mosquée n’est pas faite pour ça, il faut être propre avant de s’y rendre. Contentons-nous d’interpréter les statistiques et imaginer les actions correctives, l’islam lui-même atteste que chacun agit selon ses moyens (la youkal’ifou allahou nafssane illa ouss’aha). Je rencontre plein de gens athées et qui sentent bons et d’autres pratiquants dont les chaussettes puent à l’intérieur de la mosquée... cherchons l’erreur. Mais cela ne veut pas dire non plus que les gens qui ont les moyens sont athées et les pratiquants sont pauvres sans eau. C’est un autre débat sur l’éducation et le respect de soi-même, la religion demeure un élément irrationnel en matière d’économie politique, alors autant l’exclure du débat.Abdou (Paris). ConceptLa propreté est un concept relatif et large. Ne nous fâchons pas: amateurs de cette rubrique. Tous les hommes sont faillibles. La propreté peut concerner le manger, l’habiller, l’habiter, etc. Pour ce qui est de la malpropreté du corps, je dois avancer ce qui suit:Pour l’islam, la propreté fait partie intégrante de la foi (petites et grandes ablutions: 5 prières/jour.1, 2, 3, 4... rapports sexuels/semaine), d’où salle de bains, hammam et seaux d’eau bouillante, à la maison, ne sont pas la question. Il s’agit de dire que cet homme est propre ou malpropre, qu’il soit juif, chrétien, ou musulman. D’ailleurs toutes les religions prônent la propreté pas par le bâton à la main mais par la seule recommandation.Celui qui est pauvre est excusé mais à ma connaissance les bains maures étaient d’antan gratuits, tous les vendredis en Terre d’islam, pour cette catégorie sociale. Même pour la mauvaise haleine, il était recommandé, depuis le VIe siècle, le siwak, avant le fameux dentifrice d’aujourd’hui, n’est-ce pas vrai? Nous avons besoin de plus de conscience, d’autocritique, de solidarité, de bienveillance, de franchise... pour chasser la malpropreté des esprits et des corps. Bon Ramadan à vous tous, lecteurs de ce journal qui nous unit dans notre diversité à travers cette rubrique bienveillante.Ahmed A. Ch.. Hors sujetJe constate que la majorité des participants à ce forum sur la propreté des Marocains (suite aux résultats du recensement) ont focalisé sur la religion (Annadafa mina Al imane). Ce qui est sûr, c’est qu’il nous reste beaucoup à faire pour être au niveau des Occidentaux côté propreté. Comme le précise si justement un participant, cela est très lié au niveau de vie. Les plus sales habitent en général les quartiers populaires, qui sont d’ailleurs les moins servis en ramassage d’ordures et c’est là où se trouvent les pollueurs (vendeurs ambulants, souks anarchiques, briqueteries en plein air et j’en passe). Les quartiers huppés sont mieux gérés et mieux tenus côté propreté (et autres côtés d’ailleurs). Ce n’est nullement une question de religion.Hmida M. Marrakech


    Vos chaussettes, svp!

    La propreté n’est ni une affaire de sous, ni une affaire de religion (imane) c’est tout simplement une affaire d’éducation. Personnellement, j’ai cessé de fréquenter les mosquées à cause de l’odeur de chaussettes et de transpiration des mouminines qui peuvent s’installer à mes côtés. Par ailleurs, des gens très modestes dont le revenu est faible vont au hammam ou aux douches publiques plusieurs fois par semaine et sont beaucoup plus propres que certains qui ont plusieurs salles de bains luxueuses chez eux mais qui ne les utilisent que rarement. Peut-être n’en ont-ils pas le temps? L’argent et les affaires accaparent tellement leurs propriétaires. Salutations propres! Ces chiffres ne tiennent pas compte que des bains des habitations. Une enquête plus spécifique devra s’intéresser aux nombres de bains pris par personne pour tenir compte des baignades collectives. Il reste que d’une manière générale la propreté (bain, vêtement, etc.) est liée au niveau de revenu des personnes donc à la production et la répartition des richesses d’un pays. En général, plus le revenu est élevé et plus la propreté suit: la personne accède par conséquent à plus de biens et services afférents à la propreté. Hafid


    Vous avez dit isolation?

    Chère Madame Salah et amieJ’ai lu avec attention l’article publié dans le numéro du 24 octobre de L’Economiste, intitulé: «L’isolation ignorée par les promoteurs». C’est très bien écrit, compliments pour le rédacteur, qui cependant évite de souligner l’ampleur du problème.Je vous ai moi-même envoyé une très courte note en mai ou juin derniers, signalant qu’à Marrakech, on a construit des milliers d’immeubles et villas sans isolation phonique et surtout, pourrait-on dire, thermique. On a donc multiplié l’usage de climatiseurs qu’on peut inverser pour avoir de la chaleur -car dans ces habitations, il fait froid en hiver et trop chaud en été-, cela entraîne donc d’importantes consommations d’énergie.Quand j’étais en fonction à la SMDC, j’avais reçu la visite de deux représentants d’une société française, qui pensaient pouvoir proposer au Maroc la construction de villas et petits immeubles en pisé, comme les bâtisseurs de kasbahs. Ils n’ont retenu l’attention de personne, en particulier de la part des cimenteries.Comme dans d’autres domaines, et pas seulement au Maroc, on ne sait pas faire face aux vrais problèmes en matière d’écologie. Il y a la question de l’utilisation des sacs en plastique, sans qu’on s’en inquiète vraiment, et Marjane ne donne pas l’exemple dans ce domaine. Ailleurs, c’est la déforestation, des gaspillages d’eau.Il ne s’agit pas d’accuser qui que ce soit, les Etats, les groupes industriels, les particuliers. Tout le monde a sa part et il est vrai que ces situations ne sont pas du tout faciles à gérer. Les besoins quotidiens en tout domaine de subsistance ne laissent pas beaucoup de répit pour la réflexion, on sent qu’il est difficile d’éviter d’avoir à parer au plus pressé.Conclusion: ma lettre n’apporte rien de plus que l’excellent article relevé dans ce numéro. Il m’a donné au moins une opportunité de vous adresser quelques lignes. Avec toute mon estime Joseph G., Sidi Abbad - Marrakech

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