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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:1918 Le 16/12/2004 | Partager

Le Forum de l’avenir au Maroc

. Tapis de piedsJe ne peux qu’exprimer mon indignation: le Maroc terre d’accueil pour les visés dominatrices des USA! Je suis scandalisé que le gouvernement de Jettou accepte cela: il n’a pas choisi son ministre des affaires étrangères, dont tout le monde sait ce qu’il a fait aux Etats unis quand il était ambassadeur. Combien de citoyens marocains ont manifesté contre ces politiciens qui veulent faire du Maroc le tapis de pieds des Américains! Notre heure viendra.Le vengeur. Démocratie Je ne suis pas d’accord avec vous. Les Américains ne sont pas tous des diables, ils ont la «démocratie des urnes» que nous n’avons pas encore. Oubenali de Khémisset . G8 bénéfique Le volet économique du Forum du G8 comporte beaucoup de réformes bénéfiques pour la région qui serviront à développer la petite et moyenne entreprise, attirer les investissements étrangers et encourager la formation d’entrepreneurs et banquiers. (…) Il y a des aspects politiques et culturels qu’il faut traiter avec beaucoup de précautions, mais cette initiative comporte des avantages économiques certains, du moins pour un pays comme le Maroc. J’espère que les médias marocains donneront plus d’informations que de commentaires à leurs lecteurs sur le contenu du Forum. Al Motagharrib . Globalisation Nous parlons aujourd’hui d’un marché du Moyen-Orient + Afrique du Nord et ma question est la suivante: où étions-nous il y a une cinquantaine d’année? Certes, Mena est un marché immense, mais il nous aurait profité si on avait créé un marché commun juste après l’indépendance de nos pays. Qu’est-ce que cela aurait changé? Beaucoup de choses à mon avis, nos entreprises auraient pu avoir accès à un marché de 200 millions d’habitants et ces petites entreprises qui représentent notre tissu économique d’aujourd’hui auraient pu être de grandes «corporations» capables de relever le défi de la globalisation. «Il n’est jamais trop tard pour bien faire», me diriez-vous, je vous dirais que faire les choses «tard» est déjà mal faire les choses. Les «corporations» internationales sont déjà à nos portes. Simo . Oui au G8Je suis complètement d’accord avec vous, Simo. Mais il faut garder le sens de la mesure (…). Il est évident que sur le terrain, ça sera nous les Marocains qui appliquerons ou pas ce plan, un plan qui, pris dans l’absolu, peut réellement nous aider: alphabétisation, lutte contre la pauvreté, formation en entreprise. Moi je dis: profitons de ce qu’il y a à profiter pour avancer. Disons oui parce que diplomatiquement, c’est mieux que d’afficher un niet officiel et attendons la suite. (…). Maintenant du point de vue des relations extérieures, rien ne nous enlèvera de la porte de l’Europe et rien ne nous empêche d’aller voir jusqu’en Asie et en Amérique latine pour signer des accords de libre-échange comme avec les Etats-Unis (…). C’est notre seul espoir et en 2004 il serait temps que notre pays revienne à l’action et arrête d’ergoter dans des discours vides des partis politiques où il craint d’être jeune... Jeune...que le Maroc redevienne jeune dans sa tête, qu’il se lâche enfin, qu’il laisse les jeunes prendre des initiatives, faire des fautes... prendre des risques,(…). Bref: la réforme, elle viendra bel et bien de nous ou ne viendra pas. Et Vive le Maroc! Manbita Al Ahrar. Les starsSuite à votre page consacrée au Festival international du film, je me suis demandée comment notre ministère de Communication arrive à dépenser tant d’argent (c’est indirectement l’argent du contribuable) et ne pas prendre la peine de contrôler les actions et stratégies de la société organisatrice du festival quant à la place consacrée à nos acteurs marocains dans un évènement pareil. De mon point de vue, ce sont nos acteurs qui ont besoin d’occuper le devant de la scène et non pas nos chers invités de stars internationales qui profitent de ce festival pour profiter de quelques jours de vacances gratuites???!!! Je sais aussi que des évènements pareils sont bénéfiques pour notre tourisme, mais on peut aussi joindre l’utile à l’agréable. J’espère aussi que Monsieur Benabdellah pensera à prendre l’initiative d’inviter nos acteurs marocains à prendre place dans les premiers rangs à ses côtés et aux côtés des stars pour la prise des photos.Z.L. Assistante de direction


Les ALE ratés?

. Compétitivité En effet, on parle de l’ALE depuis pas mal de temps. Cependant un ALE ça se prépare et ça nécessite une mise à niveau et des produits marocains compétitifs. Donc comment on songe même à un ALE sans une meilleure compétitivité du produit marocain? Maria . Mascarade Tout ça n’est qu’une mascarade. Les richesses du pays restent dans la main d’une minorité et la majorité vit dans la pauvreté. On laisse le peuple dans l’ignorance. On sacrifie les richesses du pays à des puissances étrangères pour protéger le système de l’extérieur. C’est à cela que sert ces libres-échanges. Mascarade . Alliances Il est vrai que ces alliances de libre-échange s’inscrivent dans le cadre d’une mondialisation inéluctable que chaque pays doit subir, sinon il se retrouvera dépassé. Le fait qu’on manque un rendez-vous ou un autre n’est pas en lui-même un problème. La question qui me préoccupe le plus c’est de voir notre économie transformée en «économie de négoce» au lieu de «création de richesse». Sarah . Lourdeur administrative Tous les accords de libre-échange négociés et acceptés par le Maroc ne sont pas prêts pour application aux dates d’entrée en vigueur, a priori l’on se demande si tout ce retard est dû à des circonstances politiques ou économiques sérieuses. Loin de là, c’est tout simplement la machine administrative qui grince et ça va de l’image du Maroc vis-à-vis de ses partenaires. Si les USA et la Turquie ont fait tout pour faire adopter, approuver et publier tous les textes par toutes les instances législatives et administratives et vous pouvez imaginer leurs complexités. Alors soyons un peu sérieux, si ce n’est pas le cas avec le citoyen marocain, de grâce faites le avec l’étranger. A bon entendeur. Ibrahim-Houssine . Engagements Si le Maroc remet en question ses engagements avec ses partenaires commerciaux, il mettra sa crédibilité en jeu et lui sera difficile de la recouvrer. Loubaba. Coup torduChère Loubaba, tu devrais être contente que le Maroc ne tienne pas ces engagements-là. Car ces accords sont des désastres pour le pays. Moi j’applaudis fort les diplomates qui ont monté ce coup tordu: bravo, ils nous sauvent de l’impérialisme US qui tue les innocents en Irak et en Palestine et qui fonde la guerre des cultures.Moshé A. Casablanca


Le tourisme, ça marche…

. Trop cher Le Maroc a un grand potentiel et il peut même dépasser les 10M de touristes fixés comme objectif pour 2010. Mais ce qui est sûr c’est que les efforts fournis par le ministère du Tourisme sont encore honteux. Comment voulez-vous promouvoir ce produit? Les prix de billets sont chers (ex: la RAM), les hôtels et les cafés font pareil. Aujourd’hui les touristes cherchent à passer de bons moments au moindre coût. Ahmed Ghali . Audit Le management, le marketing et la logistique sont les facteurs défaillants du tourisme au Maroc. L’encadrement et la gestion ne sont pas à la hauteur de la qualité et la compétitivité exigées sur le marché mondial. La communication est faible et misérable. Un audit s’impose pour tout le secteur et son développement élargi. Un encadrement compétent nouveau et des stratégies nouvelles de marketing et de management des ressources humaines seront les bienvenus. Pour avoir un produit durable de «first quality made in Marocco» il faut mettre le prix et l’encadrement qu’il faut. Le capital humain compétent ne manque pas, il existe. Il suffit de le recruter pour avoir la plus value souhaitée. Il n’y a jamais de marché acquis mais des marchés à renouveler et à acquérir avec soin. Hassan B Mc.. Nos arnaquesPour arriver à rassembler 10 millions de touristes en 2010, il faudrait avant tout changer les mentalités archaïques de quelques-uns des hommes politiques marocains. Si l’on vend un café à 30DH alors que ce dernier ne vaut que 5DH, comment voulez-vous que cet étranger prenne la chose, si ce n’est qu’on le prend pour un analphabète?! Et n’oublions pas qu’avant qu’ils ne visitent un pays, les touristes se renseignent bien comme il faut sur les différents tarifs des produits commercialisés dans notre noble pays. Par conséquent, je pense qu’il faudrait résoudre le problème de plus bas, c’est-à-dire motiver les commerçants et les sensibiliser, parce que ce n’est pas Douiri le ministre qui va être l’intermédiaire, mais ce sont eux. Sara . Compétitifs et formésLorsqu’on parle de 10 millions de touristes en 2010, il faut penser aussi à comment on va les impressionner et puis multiplier le nombre après une certaine période. Je crois que le Maroc ou plus précisément les gens qui décident ne se soucient pas du personnel qu’on doit former pour maintenir les touristes et les rendre contents du temps passé au Maroc. Il y a toute une mentalité à changer au Maroc avant d’arriver au problème de formation, sauf si on va compter sur des étrangers pour diriger nos hôtels. «Le secteur du tourisme est très compétitif et il faut savoir comment vendre le service marocain dans un contexte international». Fouad S.. 1h Internet à 100 DH! Normal que notre tourisme traîne car il est hanté par une espèce d’arrivistes et incompétents. Ils veulent se remplir les poches en un temps record. Quand vous vendez, à l’hôtel, une petite bouteille Oulmes à 25 ou 30DH et une bouteille Sidi Ali ou Sidi Harazem à 50DH et que vous proposez une heure de connexion Internet à 100DH à un touriste qui n’est, quand même, pas un imbécile... Que voulez-vous en contrepartie? 10 millions de touristes! Laissez-moi rire. C’est quoi ces chiffres magiques 10 millions en 2010, l’an 2010 on rattrape la perte de la coupe 2010. C’est quoi ça? En économie et en business, il n’y a pas de chiffres magiques je suppose. Il y a effort égal résultat. Rendez-vous en 2010 Maghribi. DangerTu as parfaitement raison. Aucun Marocain ne veut en terre d’Islam, des débauches comme en Malaisie ou en Indonésie. Que font les Musulmans de ces pays? Sont-ils aveugles? Je m’oppose à ces dangers pour nos enfants. Nos responsables sont-ils conscients des risques que leur politique fait courir aux jeunes en terre d’islam, pourquoi ne font-ils rien? Jafar G. Oujda. La force du MarocArrête de dire «terre d’Islam», c’est un blasphème: la terre c’est la terre et rien d’autre, elle n’a pas de religion; c’est les hommes et les femmes qui ont la religion, pas les matières inertes. A part cela, je suis d’accord avec toi. Le tourisme ce n’est pas l’idéal pour un pays, mais le Maroc est une culture forte. Il sera protégé par la religion de ses habitants, les citoyens du Maroc qui n’adhéreront jamais aux moeurs dépravés. Moi, je pense que ce sera un atout de marketing pour le tourisme marocain: un environnement moral et sain pour se reposer du stress de l’environnement occidental. Il faudra être vigilant pour bien naviguer et tirer son épingle du jeu entre le laxisme et l’obscurantisme. Sous la haute conduite éclairée de SM Mohammed VI, les Marocains vont arriver à l’équilibre entre les deux.


Tourisme? Oui mais lequel?

Ne crachons pas dans la soupe, si l’industrie touristique est bien pensée, c’est toute la société marocaine qui en tirera profit, au moins au point de vue économique. Cependant on est en droit de se poser de bonnes questions : - Si l’objectif recherché est uniquement le chiffre magique de 10 millions de touristes, alors, on est à côté de la plaque et le projet dans son ensemble peut produire l’effet inverse. Il me semble que le tourisme n’est pas seulement un nombre d’entrées sur le territoire national, c’est surtout un dispositif d’échange entre individus, de côtoiement entre sociétés et cultures différentes, de soubassement à plusieurs activités économiques qui en dépendront à 100%, et par conséquent représenteront autant de menaces que d’opportunités. Le Maroc semble maintenant viser le tourisme de masse. OK, mais a-t-on évalué les dégâts culturels et environnementaux que cela a engendrés dans des pays comme la Tunisie et même l’Espagne? - A-t-on évalué les heurts et frictions qui peuvent voir le jour dans une société de culture musulmane (Maroc) face aux «agressions» potentielles d’un tourisme de masse? - A-t-on évalué jusqu’où le Maroc veut lier son économie au secteur touristique, en sachant que ce secteur est très cyclique, sensible et imprévisible, surtout face aux incertitudes internationales de nos jours? D’un autre côté, je pense que les avantages économiques, d’ouverture politique et d’échange, doivent être évalués pour mieux appréhender la justesse d’un tel choix, car il y va de l’avenir de tout le pays, qui ne se résume pas à la création d’un volume d’emplois et à des entrées de devises dans le court terme. Conclusion: Tourisme de masse Ok, mais géré en tant que processus et non pas en tant qu’objectif chiffré isolé. Abdou (Paris). Privatisation: Rira bien qui rira... L’Etat vend toute entreprise qui «crache du cash», comme ils disent. L’Etat subventionne toute entreprise publique consommatrice de budget. L’Etat n’a d’obsession que le budget de fonctionnement. En somme, ce n’est que le reflet du système de gouvernance marocain. MT aujourd’hui, c’est du passé. Les montants des privatisations combleraient mathématiquement le déficit budgétaire. Attention, ce remue-ménage n’est pas facile à faire et demande beaucoup de génie, n’est-ce pas ? Cependant, l’Etat, a priori très en manque de ressources naturelles, se débarrasse de ses bijoux créateurs de richesse. Les responsables de cette hémorragie étaient jusqu’à hier des farouches défendeurs d’un Etat souverain et du zéro privatisable. Aujourd’hui, tout change et n’importe comment. *NB/ Une question me taraude: quelle économie sommes-nous en train de faire au Maroc ? Je souhaite vivement une réponse. Mortada. Yazghi: Où est le socialiste? Je viens de lire toutes les interventions sur votre site internet. Passionnant. Intéressant. Du pour, du contre et, aussi, du peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Seulement on ne parle que de Yazghi. Mais on ne parle pas du socialiste. L’est-il encore, El Yazghi? Quant à s’il est bon ou pas comme 1er ministre; alors là, vous savez aussi bien que moi que cela dépend de l’équipe qui va l’accompagner dans cette lutte acharnée contre la pauvreté, contre l’analphabétisme, contre la corruption et ses dérivés, pour plus de démocratie, pour la création d’emplois, etc. Nous savons tous que nous sommes extrêmement susceptibles, les Marocains, et que donc un ministre est capable de saboter le travail de son premier, parce qu’il ne l’aime pas ou parce qu’il le trouve antipathique. D’ailleurs nous vivons cette situation pour le moment comme nous l’avons vécu avant. El Yazghi n’a pas l’anneau de sidna souleiman. C’est l’équipe qui compte, une équipe homogène, une équipe dont le souci majeur est de travailler, de montrer son travail et d’ambitionner pour un deuxième mandat. C’est ce qu’on appelle faire de la politique. Mrini

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