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    Courrier de lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:2848 Le 28/08/2008 | Partager

    JO 2008: Analyse d’un flop

    . Sport scolaireLe monde scolaire qui constitue la pépinière du sport au Maroc depuis des années a été délaissé et marginalisé. Le manque également de moyens et la négligence du monde rural ont eu des conséquences négatives sur le sport. En général, nous ne pouvons pas fabriquer des sportifs comme l’on fabrique des voitures ou des machines. C’est le travail d’une équipe de connaisseurs et le fruit de longues années de sacrifice.R.Q. . Il faut bosserJe crois que nous avons les athlètes et les médailles que nous méritons.Le fait d’envoyer des participants sans moniteur ni médecin, montre à quel point nous sommes bien organisés et surtout combien on s’intéresse au sport.Si nous voulons réussir, il ne suffit pas de le vouloir et compter sur les prières de nos grands-mères, il faut bosser.P.B.. Il n’y a pas de miracleNous avons au Maroc énormément de jeunes qui ont des potentialités immenses et qui sont capables de porter haut le drapeau du pays dans beaucoup de compétitions, olympiques ou autres. Seulement voilà: nous n’avons ni stades spéciaux, ni centres de formations sportifs, ni formateurs dignes de ce nom, ni préparateurs formés. Comment voulez-vous assurer une place sur les podiums des Jeux olympiques? Il n’y a pas de miracle, si les pays européens sont présents avec des médailles, c’est simplement parce que leurs jeunes sont préparés avec des hommes et des moyens. Nous voulons avoir des chances de représentativité, alors donnons-nous des moyens. Nous devons aimer notre pays et le hisser sur les estrades des différents podiums et pour cela bâtissons tous des jeunes aptes et capables. Les Marocains ne sont ni manchots ni handicapés physiques, ils sont simplement bloqués par le manque de moyens. Il est regrettable de ne pas voir des jeunes attirés par le sport à cause du manque de lieux sportifs.M.M.. La culture du sportLa participation de la délégation marocaine aux Jeux olympiques est déjà une satisfaction en soi car, pour y arriver, il faut passer par les qualifications, les minima, un véritable parcours du combattant pour les compétiteurs. Le volet médaille est une autre paire de manches, soit on est doué et autodidacte comme la plupart de nos champions couronnés par le passé, soit on est le fruit d’une politique du sport et d’une logistique mise à la disposition des futurs médaillés par le pays. Au Maroc, il y a une carence dans les infrastructures, l’incompétence des coachs, la non-spécialisation dans les différentes disciplines sportives où nous brillons par notre absence. S’y ajoute la radinerie de nos sponsors faute d’une culture sportive; en plus, le statut de l’athlète n’est pas défini. Si, avec tout cela, vous aspirez au résultat, c’est que vous n’avez rien compris au sport.K.S.. Il n’y a pas de recette magiqueLe malaise sournois dont le sport au Maroc souffre vient enfin de trouver son expression la plus claire a l’occasion de ces jeux. Si pour certains la participation en elle-même est un exploit, l`obtention d`une médaille serait alors pure idolâtrie et dans ce cas on ne doit pas exiger de nos athlètes le plus haut standard.Il est en fait temps de dépasser cette mentalité d`apaisement. La politique sportive nécessite une révision qui prend en compte les éléments défaillants de la chaîne. Il serait absurde de les énumérer car il n`y a pas de recette magique.K.D.. Vraie débâcleAvec les JO de Pékin le Maroc va enfin clore le chapitre d`une politique sportive entamée dans les années 80 dont les résultats ont dépassé toutes les prévisions alors que la fin n’a jamais été anticipée. L’absence d’une culture sportive de rigueur a permis à l’industrie du loisir de prendre énormément d’espace dans le champ socioculturel de la jeunesse marocaine. Aujourd’hui, le changement à attendre de nos hauts responsables n’aura de valeur que par celui de la mentalité qui a présidé à cette débâcle. D.K.


    Du lait et de la viande

    Pourquoi les athlètes de la plupart des équipes championnes émargent à 2 mètres de haut, voire plus?Avant de parler sport, il faut s’intéresser au régime alimentaire du Marocain moyen : beaucoup de glucides (du pain et du thé), peu de protéines…Il ne faut pas se faire d’illusion. Dans ces conditions, il sera difficile de réunir des physiologies optimales, du moins à grande échelle. Sur cette base, combien de marocains sont aptes à devenir de futurs champions de basket, de hand, de water-polo… ?Ce que je propose : une large campagne de sensibilisation aux vertus du lait et de la viande ainsi que des dispositifs de subvention de ces produits pour les populations démunies.E. J.


    Hausse du Smig: Appliquer ou pas?

    . Mondialisation obligeLe plus dramatique, c’est que peu de gens s’intéressent au Smig. Le devoir de tout un chacun est de préparer le Maroc aux défis de la mondialisation.A.D.. Le Smig n’a plus de significationLe Smig n’a plus de signification au Maroc avec la croissance de l’économie actuelle et la hausse des prix. Quel pouvoir d’achat aura un salarié qui touche à peine 2.000 Dh/mois? Les opérateurs économiques doivent être logiques et raisonnables, un salarié mal rémunéré constituera un mauvais consommateur. Même à l’international, le critère salaire n’entre plus dans le calcul du coût de revient, prenons le cas de Maroc Telecom, Meditel, Lydec-Redal etc... L’Etat doit contribuer à l’amélioration du pouvoir d’achat de la couche post moyenne supérieure en accordant des avantages et des encouragements concrets aux acteurs économiques. Ceci sous forme d’exonérations et d’abattements d’impôts et de charges sociales tels que, par exemple, réduire la charge sociale à 10% de la masse salariale au lieu de 25 % et unifier les impôts en un seul sur le capital et non pas sur le bénéfice qui n’a aucune signification. Cet impôt unique ne doit pas dépasser le taux de croissance annuel c’est-à-dire entre 6 à 10%, ce qui permettra aux entreprises marocaines d’être soulagées, prêtes à investir et améliorer les conditions de leurs salariés.R.Q.. Quelle classe moyenne le Maroc doit construire?Tous les pays développés seront d’accord avec l’idée que le développement économique passe par l’élargissement de la classe moyenne, donc le pouvoir d’achat et le dopage de la consommation intérieure. On peut prendre également la Chine comme exemple d’un pays qui a bâti sa croissance actuelle sur ce modèle. De ce fait, peut-on considérer un smigard comme faisant partie d’une classe moyenne avec un pouvoir d’achat conséquent. Il n’y a pas de miracle et la recette du développement ne tourne pas seulement autour du niveau du Smig, mais la question de fond à se poser est: Quelle classe moyenne le Maroc doit-il construire?H.A.


    Retour à l’heure GMT : Les pour et les contre

    . C’est une bonne initiativeC’est une bonne initiative. Il n’y a aucune raison d’appliquer le GMT +1 au mois de Ramadan.T.I. En arrièreLes gens avancent et nous, nous reculons. Est-ce que c’est normal? B.G.. Soyons plus musulmansOn me fait marrer avec cette histoire de GMT. De toutes les façons, même avec GMT-18 nous ne serions jamais contents et nous produirons pareil ou moins. Bon Ramadan et soyons plus musulmans.B.G.. Si j’étais un responsableL’horaire n’a rien à voir avec le Ramadan. Levez-vous pour travailler. Nous sommes en retard. Si j’étais un responsable, j’appliquerais le GMT+3.J.A.. Il ne sert à rienJe crois que GMT+1 n’est d’aucune utilité au mois de Ramadan, sachant que 70% des sociétés et d’organismes observent un horaire 9h à 16h, exceptées celles qui font les 3x8. Je crois que cet horaire posera plus de problèmes aux opérateurs économiques. Prenons l’exemple d’un conducteur qui vient directement de tarawih (prière) et doit surveiller 2 à 3 machines. Il y a un grand risque d’accidents.T.I.. Législation : 8 h de travailCela ne change rien : GMT + 1 ou 2 ne change rien. Ici, nous parlons de l’utilité de l’heure pendant le Ramadan. En cette période, l’être humain n’est pas rentable au delà de 8 h de travail. A ce que je sache, la législation de travail prévoit 48 h de travail par semaine.T.I.. Pour que l’économie tourneL’horaire n’a rien à voir avec le Ramadan. Toutefois être aligné sur l’horaire en Europe (1er partenaire économique du royaume) est une chose essentielle pour que l’économie tourne. Je parle de toujours et pas uniquement pendant le Ramadan....A.E.. Ramadan et rendementCe n’est pas le GMT ou GMT+ 1 qui dérange, mais surtout moins 60% de rendement durant ce mois sacré du Ramadan avec des rendez-vous pour après Al Aïd.K.S.. Un faux problèmeA mon avis, cette corrélation n’a aucun sens. Le Ramadan va s’exécuter en tant que rite religieux avec ou sans ce changement horaire. Nos compatriotes musulmans l’ont déjà fait- sous d’autres cieux- avec GMT+2 et ils vont le faire encore cette année. La rupture du jeûne va se faire chez nous avec un retard d’une heure. Les personnes malades ont l’autorisation de décliner ce rituel. Arithmétiquement parlant la durée journalière du jeûne est la même. L’intervalle temporel entre les cinq prières est régulier. Le Ramadan ne peut être en aucun cas un motif pour se débarrasser de ses engagements. Il ne faut pas se cacher derrière cette abstinence pour exhiber haut et fort sa paresse. Ramadan sera là dans quelques jours et la vie doit prendre son petit bonhomme de chemin dans la normalité totale. R.D.


    Economiquement parlant

    Economiquement parlant, nous devons garder à vie ce GMT+1 et, dès mars 2009, s’accrocher à l’Europe en pratiquant l’heure d’été et être à GMT+2. Religieusement, à GMT+0, nous allons jeûner de 4 H à 19 H, cela fait 15 heures; à GMT + 1 nous aurions jeûner de 5 H à 20 H, cela fait toujours 15 heures. Où est la différence à part que, sous des prétextes fallacieux, nous allons faire du blocage à l’économie du pays? En passant à GMT + 1, nous avons déjà beaucoup gagné, ne serait-ce qu’en énergie. En plus nous sommes tournés vers l’Europe pour nos échanges commerciaux, et nous n’avons aucun atout pour imposer notre heure GMT.M.R.


    Vacances, Ramadan, rentrée scolaire

    . Endetter les pauvresVous trouvez que c’est une bonne solution que d’endetter les pauvres Marocains?B.G.. C’est le citoyen qui souffreJe suis tout à fait d’accord avec vous, mais le problème c’est que personne ne peut rien faire. Malheureusement, c’est le citoyen marocain qui souffre et va souffrir toujours.F.A.. Souffrance! Souffrance! Bon Dieu, que de souffrance! Souffrir pour subvenir à quelques besoins de sa famille, souffrir pour trouver un travail, pour trouver un logement, pour payer ses factures (eau, électricité, téléphone..., à cause de la longueur de la queue), souffrir en marchant sur un trottoir délabré quand il n’est pas squatté, souffrir pour traverser la rue, souffrir pour trouver un parking, souffrir à cause des odeurs nauséabondes, souffrir à la vue du plastique noir, souffrir de ce que dégage le mazout, ajouter souffrance à souffrance quand on va dans un hôpital public, souffrir avant d’avoir son papier administratif, souffrir avec les coups de klaxon stridents émis à 3 heures du matin,... Finalement, tout est fait chez nous de manière à nous faire souffrir. Est-ce du sadisme? Non! Est-ce un manque d’intelligence et de compétence? Non! Pire!!! C’est tout simplement et tout cruellement une indifférence de marbre de la part de ceux qui doivent travailler, au moins 8 heures fermes par jour, de la part de ceux qui doivent se lancer un défi pour réaliser un bond d’une décennie en 2 à 3 ans. Et, c’est faisable!!! Faut-il encore qu’ils le veillent bien! Pour plus de précision, un responsable, un chef d’équipe, doit se pointer le premier au lieu du travail et ne pas s’amener à 11 heures pour repartir 2 heures (grand max) plus tard. Bien entendu, les subalternes arrivent à 9h30/10h00; prennent leur petit déjeuner, commentent le dernier épisode de Gumus/Mohannad et se mettent à la routine (pour ne pas dire au travail) un quart d’heure avant l’arrivée de Son Eminence.I.B.. La situation empireJe crois qu’il n’y a rien à ajouter à ce que vous avez dit et je vous dirai que de ceci on se plaint depuis 50 ans, et rien n’est fait. Au contraire, cette situation empire, pauvres futures générations.B.G. . Des solutions raisonnablesC’est un cercle vicieux et infernal auquel la majorité des Marocains doivent faire face en faisant preuve d’un grand jonglage. En effet, l’Etat marocain doit programmer des aides qui coïncident avec les grands événements de la vie marocaine tels que le Ramadan, la petite Fête, la Fête du mouton, la rentrée scolaire et enfin les vacances. Les responsables doivent mettre en place des primes comme c’est le cas dans les pays développés. Ces primes doivent être renouvelables, déductibles à long terme et permettre aux ménages marocains, au lieu de s’endetter d’une façon anarchique, d’avoir des solutions raisonnables pour faire face à chaque événement.R.I.

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