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Politique Internationale

Côte d’Ivoire: Le compte à rebours a commencé

Par L'Economiste | Edition N°:3503 Le 07/04/2011 | Partager
Gbagbo retranché dans son bunker
La Cour pénale internationale veut enquêter

«Quatre mois après le début de la crise ivoirienne, voilà Laurent Gbagbo au pied du mur; il aura tout perdu. Il vit terré depuis plusieurs jours dans un bunker»

LES négociations ont échoué mardi devant l’intransigeance de Laurent Gbagbo. Ce qui a provoqué la reprise des combats à Abidjan. Les négociations qui se sont déroulées pendant des heures entre l’entourage de Laurent Gbagbo et les autorités ivoiriennes ont été interrompues.
Le président Ouattara a décidé de demander à ses forces armées, les Forces républicaines, de reprendre l’offensive contre la résidence présidentielle. Quatre mois après le début de la crise ivoirienne, voilà Laurent Gbagbo au pied du mur; il aura tout perdu. Il vit terré depuis plusieurs jours dans un bunker construit par ses hommes dans sa résidence.
Assiégé par les hommes d’Alassane Ouattara et les troupes françaises de l’opération Licorne lancée par Paris, les conditions du départ du président déchu sont les seules qui restent à négocier. Et l’étau se resserre autour de lui. Philippe Mangou, le chef d’état-major de son armée, a déclaré que ses troupes ont «arrêté le combat». Au lendemain des premiers bombardements, Laurent Gbagbo et son clan ont préféré mettre un terme au combat avant qu’il ne soit trop tard.
«Suite au bombardement par les forces françaises et onusiennes de certaines de nos positions et de certains points stratégiques de la ville d’Abidjan, nous avons nous-même arrêté les combats et nous avons demandé au général commandant Onuci un cessez-le-feu», a déclaré le chef d’état-major. Une démarche qui, outre sa volonté de cesser le massacre de civils, ne cache pas son intention de protéger le président sortant et son entourage proche. Philippe Mangou n’a pas hésité à formuler quelques requêtes, comme protéger les militaires, la Garde républicaine chargée de la sécurité de Gbagbo. Ainsi que ce dernier et sa famille, les membres du gouvernement de son premier ministre Gilbert Aké N’gbo. Il a également demandé à l’Onuci de «faire en sorte qu’il n’y ait pas de pillages et de chasse aux sorcières». Mais tout risque de basculer très vite dans le pays.
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) veut ouvrir une enquête sur «les massacres commis de façon systématique ou généralisée» en Côte d’Ivoire. Selon l’ONU et plusieurs autres organisations internationales, la prise mardi de la ville de Duékoué, à l’Ouest ivoirien par les combattants des forces d’Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale, s’est accompagnée de massacres de grande ampleur. Les bilans vont de 330 tués à un millier de morts ou disparus.
L’examen préliminaire actuellement effectué en Côte d’Ivoire par le bureau du procureur de la CPI, préalable à l’ouverture d’une enquête, est destiné à établir si les crimes commis relèvent de la compétence de la Cour.

Karim SERRAJ

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