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Politique Internationale

Côte d’Ivoire: C’est le dénouement!

Par L'Economiste | Edition N°:3506 Le 12/04/2011 | Partager
Arrêté hier, Gbagbo sera présenté devant la justice
La priorité doit être donnée à la réconciliation nationale

LE cauchemar est terminé ? L’arrestation du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo à Abidjan va permettre au pays de connaître la paix, selon les analystes. Le président sortant a été arrêté, hier lundi, par les forces d’Alassane Ouattara et conduit, avec son épouse, à l’hôtel du Golf, QG du vainqueur reconnu de l’élection présidentielle du 28 novembre. Les forces françaises n’ont pas participé à l’arrestation de Gbagbo, contrairement à ce qu’avait d’abord affirmé leur conseiller à Paris, Toussaint Alain. Cette arrestation, au douzième jour de la bataille d’Abidjan, intervient après des frappes menées par les hélicoptères de l’Onuci et de la force française Licorne, visant les armes lourdes du camp Gbagbo menaçant les civils, conformément à la résolution 1975 du conseil de sécurité de l’ONU.
Après cette arrestation, le président français Nicolas Sarkozy s’est entretenu par téléphone avec Ouattara, dont l’élection avait été reconnue par la majorité de la communauté internationale. «Cette arrestation va permettre au pays de connaître la paix et un regain d’essor économique», a estimé le ministre français de l’Intérieur, Claude Guéant, en marge d’une réunion au Luxembourg. La priorité doit maintenant être donnée à la réconciliation nationale y compris parmi les forces armées, a affirmé pour sa part, le président du Parlement européen, Jerzy Buzek.
Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, 65 ans, s’est accroché au pouvoir, en refusant obstinément de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara, jusqu’à plonger son pays dans la guerre. Il était retranché dans un bunker depuis le 1er avril, sous le feu de l’ONU et de la France. Doté d’une volonté de fer, il a donc longtemps tenu tête, comme tout au long de la crise. L’ex-opposant restait cependant acculé, n’ayant pu résister à l’offensive des combattants pro-Ouattara et surtout aux frappes de l’ONU et de la France. Il aura, aux yeux de ses adversaires, tout fait pour repousser, cinq ans durant, une élection qui l’a finalement conduit, et le pays avec lui, dans l’abîme. Le 3 décembre, le Conseil constitutionnel, qui lui est acquis, a ouvert la plus grave crise de l’histoire du pays en proclamant Gbagbo réélu avec 51,45% des suffrages au scrutin du 28 novembre. Le Conseil venait d’invalider les résultats de la commission électorale, certifiés par l’ONU, donnant Ouattara vainqueur (54,1%).
Politicien habile pour les uns, roublard pour les autres, il parvient, contre les rebelles, l’opposition et une communauté internationale emmenée par la France, à garder son fauteuil. Il sait s’appuyer sur ses jeunes partisans, les patriotes qui enflamment à l’occasion la rue.

F. Z. T.

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