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Economie

Coopératives
Le maillon faible de l’économie sociale

Par L'Economiste | Edition N°:3371 Le 28/09/2010 | Partager

. Analphabétisme, absence de business plan, ignorance des procédures… les boulets . 7.311 coopératives réalisant un CA de plus de 10 milliards de DHLES coopératives représentent un pan important de l’économie sociale et solidaire. Actuellement, 7.311 unités, représentant un capital global de plus de 6 milliards de DH, encadrent plus de 363.255 personnes. De fait, elles emploient un peu plus de 3% de la population active occupée et pèsent un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards de DH. Sauf que les coopératives sont en majorité de petite taille. En effet, 80% d’entre elles ont moins de 50 adhérents. Leurs activités se concentrent essentiellement sur trois secteurs, qui totalisent 92% de l’ensemble des coopératives: agriculture, artisanat et habitat. Le paysage des coopératives est essentiellement à dominance masculine puisque celles regroupant les femmes ne représentent que 10% et comptent 14.500 membres. Grosso modo, ces structures professionnelles sont marquées par leur forte hétérogénéité par rapport à l’activité exercée et aux caractéristiques des coopérateurs. Les adhérents sont souvent analphabètes. L’activité exercée se répartit en cinq métiers: approvisionnement, collecte, mutualisation, production et commercialisation. Bien que le concept existe au Maroc depuis un demi-siècle, le mouvement coopératif est peu développé. Cependant, depuis quelques années, elles ont connu un certain regain d’intérêt. Pour preuve, les créations de coopératives sont passées de 364 en 2002 à 610 en 2009. Soit une augmentation de plus de 67%. Comment s’explique donc le peu de développement du secteur des coopératives ? Selon Aziz Ajbilou, chef de la Direction des études, de la coopération et de la législation au sein du ministère des Affaires générales et économiques, «le faible esprit d’entreprenariat, l’absence de leadership et l’absence de créativité expliquent ce constat». Ainsi, la majorité des coopérateurs se distinguent par leur faible compétence en matière de montage de projets et de procédures administratives. Ce qui aboutit à une organisation peu structurée et à une absence de valeurs coopératives et de bonne gouvernance. Les responsables ne disposent que d’un savoir-faire limité au métier de base. Dans la plupart des cas, ils sont dépourvues des compétences nécessaires dans le domaine de la gestion financière, comptable, logistique ou encore commerciale. Par ailleurs, les mécanismes d’appui mis en place en faveur des coopératives se distinguent par leur multiplicité et leur manque de coordination. De plus, les bénéficiaires ne sont généralement pas informés au sujet de ces programmes. Souvent développés par le secteur public et associatif, ces dispositifs de formation sont isolés et insuffisants en termes de renforcement des capacités intellectuelles et de gestion des dirigeants de coopératives. Autant de facteurs à l’origine de l’échec que connaissent ces entreprises qui représentent un pan important de l’économie sociale et solidaire. C’est la raison pour laquelle le ministère des Affaires générales et économiques, en charge de ce secteur, a mis en place Mourafaka, stratégie d’appui au profit des nouvelles coopératives.


Sous-équipement

AUTRE boulet qui entrave le développement des coopératives, le manque de plan de développement. Les coopératives sont souvent sous-équipées ou utilisent des moyens de production traditionnels. Leurs produits, qui ne sont pas valorisés à cause de leur conditionnement et de leur emballage, ne correspondent pas toujours à la demande. De plus, faute d’un accès aux sources de financement, les coopératives sont financièrement fragiles, leurs ressources proviennent exclusivement de l’autofinancement.Hassan EL ARIF

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