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Controverse sur les enfants-soldats

Par L'Economiste | Edition N°:622 Le 22/10/1999 | Partager

· Après plusieurs heures de discussions, un compromis a été trouvé à Berlin sur la participation des enfants aux combats

La conférence de Berlin sur les enfants-soldats s'est achevée hier. Dans sa déclaration finale, elle appelle les Etats à interdire la participation des enfants aux combats avant 18 ans et invite ceux qui recrutent avant 18 ans à "envisager de remonter l'âge".
La "coalition contre l'utilisation d'enfants-soldats" (Amnesty International, Human Rights Watch, Save the Children, Terre des Hommes...), qui organisait la conférence, aurait voulu un texte plus ferme, condamnant totalement toute utilisation (recrutement et participation aux combats) de jeunes avant 18 ans.
Mais la formule retenue par la déclaration, au terme de trois jours de débats, est un compromis adopté après plusieurs heures de discussions entre la coalition et les délégations de certains gouvernements.
La France et les Pays-Bas ne souhaitent en effet pas renoncer à leur norme de recrutement volontaire à 17 ans (la participation aux combats étant cependant à 18 ans).
Ces deux pays ont néanmoins accepté la déclaration. "En tant que compromis, c'est acceptable", a indiqué la délégation néerlandaise à l'AFP, tandis que la France se disait "satisfaite qu'on soit arrivé à une position de compromis tenant compte des observations de chacun". Cette position est également celle de l'Allemagne et du Luxembourg, autres pays concernés par le recrutement volontaire à 17 ans.
De son côté, la Grande-Bretagne, qui souhaite garder un recrutement volontaire dès 16 ans et une participation aux conflits à 17 ans, s'est montrée plus réservée. "Nous soutenons fermement une grande partie des principes" de protection des enfants repris par la déclaration, mais "nous ne soutenons pas les normes" d'âge proposées, a déclaré Catherine MacKenzie, représentante du Foreign Office à la conférence.
Le compromis obtenu "reflète la situation actuelle" des législations en Europe, a simplement commenté Rachel Brett, de la coalition, à la tribune. Jo Becker, responsable de la coalition, a toutefois exprimé sa "déception" face à un texte "plus faible" que ce que les ONG espéraient.

Fadoua TOUNASSI (AFP)

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