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    Enquête

    Contrats spéciaux de formation: Les entreprises se plaignent des retards

    Par L'Economiste | Edition N°:737 Le 31/03/2000 | Partager

    . L'OFPPT promet plus de réactivité pour ce système qui soutient les sociétés dans le développement des compétences de leurs salariés

    . Réduction des délais d'instruction, expérimentation du principe du tiers-payant les correctives introduites par l'Office


    Manque de communication et d'information, complexité de la procédure, retard de remboursement Les critiques des entreprises sur les contrats spéciaux de formation ont fusé lors de la réunion d'information, organisée le 30 mars par la Chambre française de commerce et d'industrie du Maroc. Ce procédé mis en oeuvre par l'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT) permet de soutenir financièrement les actions de formation menées par les sociétés au profit de leurs salariés.
    Dans tous les cas, les cadres de l'OFPPT, chargés de la gestion de ces contrats, se veulent rassurants. "Après la réforme de 1996(1), le système est soumis constamment à des corrections pour le rendre plus souple", indique M. Hafid Kamal, directeur de la Formation en cours d'emploi. Cependant, les torts sont partagés. Selon les cadres de l'Office, les entreprises doivent notamment respecter la procédure, bien mentionner les dates et le nombre des bénéficiaires de formations et fournir les pièces justificatives. Ainsi, le dossier a plus de chance d'être traité rapidement. Aujourd'hui, un délai de deux mois pour l'instruction des dossiers vient d'être fixé, indique M. Kamal. Ajoutant qu'une opération "coup de poing" est menée à l'Office pour mettre à jour les dossiers.
    De plus, la région de Casablanca qui connaît le plus d'engorgement vient d'être dotée d'un second comité régional qui sera spécifique aux PME-PMI. Il est à noter que l'OFPPT est en charge de l'instruction des dossiers, mais les vrai maîtres à bord sont les comités régionaux. De composition tripartite (une représentation de la CGEM, des syndicats et de l'Etat), ces derniers traitent des demandes de remboursement et avalisent en bout de course les dossiers.
    Principale innovation introduite, le remboursement à hauteur de 80% des actions d'alphabétisation. Concernant le principe du tiers payant, il est aujourd'hui en expérimentation pour les actions d'alphabétisation menées dans le secteur textile.
    L'Office compte également développer la communication sur le système, notamment la communication de proximité. "Outre l'OFPPT, les associations professionnelles, les organismes de formation et les cabinets de conseil doivent mieux expliquer la procédure et sensibiliser les entreprises", note M. Kamal.

    Malika EL JOUHARI

    (1) Le dispositif qui existe depuis 1988 a fait l'objet d'une réforme en 1996. Cette dernière a permis entre autres le déplafonnement par rapport à la taxe professionnelle, le remboursement de 70 à 80% des contrats d'ingénierie, le remboursement jusqu'à 70% des actions planifiées et 40% pour les opérations non planifiées.

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