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    Culture

    Consommation

    Par L'Economiste | Edition N°:2754 Le 11/04/2008 | Partager

    Editorial: Développement durable

    Consommer toujours plus, c’est gaspiller toujours plus les ressources naturelles, et rejeter toujours plus de déchets et donc plus de pollutions pour l’environnement… Au final, aboutir à un écosystème complètement déséquilibré. Protéger les ressources, moins polluer en utilisant les techniques adéquates, moins gaspiller l’eau et l’énergie, mieux consommer… c’est cela le développement durable. Si ce concept reste encore abstrait pour beaucoup, un consensus a commencé à se créer autour et qui découle de préoccupations communes sur l’avenir de la population et de son bien-être.Il est vrai que ce concept est le levier de l’économie d’un pays. A ce niveau, cela suppose la bonne connaissance de la définition, la volonté des pouvoirs publics, celle des opérateurs économiques, la motivation et l’implication du consommateur. Dans les pays développés, toutes les parties prenantes de cette question de société, sur l’avenir de l’Homme et de la planète, s’engagent car le thème est porteur. En tant que Fédération nationale des associations des consommateurs (FNAC), nous pensons que si le concept de développement durable est relativement simple et partagé, rien ne peut aujourd’hui garantir qu’une entreprise est socialement responsable, respecte ses transactions loyales et protectrices de la santé et de l’environnement. Rien ne peut garantir qu’une marque diffuse des produits issus du développement durable, qu’un produit respecte les conditions éthiques et écologiques. Pour regagner la confiance, nous demandons que les produits ou services présentés comme éthiques soient soumis à des contrôles objectifs. Aux pouvoirs publics, qui engagent les acteurs sociaux économiques dans cette direction, d’organiser des travaux impliquant toutes les parties, y compris les ONG de défense des consommateurs pour construire de la méthode, des outils, des référentiels, des normes, des règlements et une sérieuse information préalable des consommateurs.Mohammed OUHSSINEFNAC (Kénitra)[email protected]


    Actualité: Transport urbain à Salé: Une pétition de 20.000 signataires

    La ligne 55, desservant plusieurs quartiers de Rabat et Salé, fait encore parler d’elle (cf. www. leconomiste.com). Cette fois-ci, ce sont les usagers qui sont montés au créneau. C’est ainsi que l’Association de protection du consommateur et de l’environnement a reçu une requête signée par plus de 20.000 habitants de Salé médina… Les signataires réclament la reprise de l’activité de cette ligne de 76 km qui facilite le déplacement des citoyens directement vers plusieurs quartiers de Rabat et de Salé, sans changement de bus. Celle-ci est ainsi empruntée pour à la fois le gain de temps et le prix abordable du ticket. Elle longe un parcours depuis Salé Al Jadida jusqu’à Madinate Al Irfane à Rabat. Cette ligne rend un grand service aux malades d’Avicenne et à leurs familles, aux étudiants (qui ne rataient jamais leurs cours magistraux, TP et TD), aux fonctionnaires, aux retraités… Suite aux écrits de l’Association de protection au wali de Rabat-Salé et au président de la commune urbaine de Salé, la ligne a été récemment remise en service et les usagers attendent qu’elle continue jusqu’à Madinate Al Irfane.Driss ROUGUI - FNAC (Kénitra)[email protected]


    Eco-Info

    . Débat houleux sur la dioxineLes dioxines sont classées substance cancérigène par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’ingestion reste la principale voie d’exposition (jusqu’à 95%). Selon les experts, les principaux secteurs industriels à l’origine d’émissions de dioxines sont la combustion et l’incinération. Les dioxines appartiennent à la famille de polluants organiques persistants. Ils sont à dégradation lente (50% sur 7 à 8 ans), qui s’accumulent dans les tissus vivants et peuvent se déplacer sur de très longues distances. En Europe, le débat est de plus en plus vif. De nombreuses rencontres sont organisées pour interpeller les professionnels des milieux industriels, scientifiques et les associations opérant pour la défense des consommateurs, de faire le point sur le contexte international et l’action des pouvoirs publics, l’évaluation des impacts et la gestion du risque, puis les techniques de mesure des émissions, de réduction et de traitement. La question qui se pose aujourd’hui est celle de savoir s’il est possible de modifier et d’améliorer davantage les techniques d’incinération (source de dioxines), tout en continuant à produire des quantités ingérables de déchets?Mohammed BENKADDOURFNAC (Oujda) [email protected]. Qu’en est-il de la loi ? Une recherche au niveau de la littérature juridique permet de révéler deux instruments contraignants, signés au niveau des Nations unies : le protocole d’Aarhus et la Convention de Stockholm. Une stratégie européenne a parallèlement été mise en place à ces deux textes. Au Maroc, aucune loi n’existe encore pour ce domaine et il devient extrêmement urgent d’y remédier car la situation des émissions de dioxines est devenue critique. Au niveau international, le protocole d’Aarhus, signé en juin 1998 sous l’égide de la Commission économique des Nations unies pour l’Europe, a pour objectif la réduction ou l’élimination des émissions de 16 polluants organiques persistants dans l’environnement. Ce protocole, ratifié par la France le 25 juillet 2003, est entré en vigueur le 23 octobre 2003. De son côté, la convention de Stockholm, signée en mai 2001 dans le cadre du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), vise à réduire ou éliminer 12 de ces substances. Cette convention, ratifiée par la France le 16 février 2004, est entrée en vigueur le 17 mai 2004. Il n’existe pas de texte spécifique sur les polluants organiques persistants à l’échelle de l’Union européenne. Cependant, la directive 2000/76/CE portant sur l’incinération des déchets fixe la valeur limite pour l’émission des dioxines/furannes à 0,1 nanogramme de TEQ par m3.Abdelhak DRIOICH - FNAC (Kénitra)[email protected]


    Conseil: Comment limiter les émissions de dioxines?

    Il existe deux niveaux d’action sur les émissions de dioxines: l’exploitation de l’installation et le traitement des fumées. Selon les experts, pour les usines d’incinération, le respect des conditions de combustion imposées par la réglementation assure une réduction des émissions de dioxines ou de leurs précurseurs. Il convient également de limiter la formation de dioxines qui peut intervenir lors du refroidissement des gaz. Les valeurs mesurées en France pour les incinérateurs d’ordures ménagères de grosse capacité, en conditions normales de fonctionnement, et respectant les conditions d’exploitation fixées par la loi sont comprises entre 1 et 10 ng/m3 (les installations non conformes produisent des rejets de l’ordre de 10 à 100 ng/m3) (un nanogramme représente 10-9 grammes). Pour atteindre des valeurs à l’émission plus basses, deux principaux types de traitement de gaz peuvent être utilisés: l’absorption des dioxines sur charbon actif ou bien la réduction catalytique des dioxines.Madih OUADI - FNAC (El Jadida)[email protected]

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