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Par L'Economiste | Edition N°:2265 Le 28/04/2006 | Partager

Editorial: Les aliments enrichis, utiles ou pas?

Après l’allégé sous toutes ses formes, c’est au tour aujourd’hui des aliments enrichis. Au point de donner mauvaise conscience à la mère de famille qui n’achèterait pas de lait supplémenté en calcium ou négligerait les céréales aux vitamines? Durant la dernière décennie, le vainqueur de l’industrie agroalimentaire auront été les «aliments allégés», touchant les margarines, les beurres, les yaourts, les édulcorants, les boissons… Le maître mot était alors le “light”, sorte de label magique qui conférait aux produits un attrait rendu irrésistible par les épates publicitaires.Reste que la position du light commence à être menacée par un retour en force des aliments naturels ou présentés comme tels. C’est alors le come-back du vrai sucre, du vrai beurre à la saveur inimitable, des saucissons gras qui fleurent bon le terroir. Nous sommes actuellement à l’heure des aliments enrichis, fortifiés ou supplémentés. Bref, des aliments auxquels on nous assure qu’il faut absolument ajouter une dose de vitamines ou de sels minéraux pour satisfaire les besoins de l’homme moderne.Il suffit de faire un tour dans les grandes surfaces pour trouver un nombre élevé de plusieurs produits enrichis. Ils sont assortis d’un agrément pour nutriment. Il s’agit seulement d’un simple enregistrement et pas du tout d’une garantie de qualité du produit. Et cette tendance gagne aussi des produits traditionnels. Tantôt, c’est un produit dont la publicité vante la richesse en vitamines et en calcium, tantôt un aliment dont l’étiquetage vous assure qu’il couvre des “apports quotidiens recommandés” en telle ou telle vitamine. Ces arguments publicitaires ne dévoilent souvent qu’une petite partie de la réalité. Nous avons tendance à croire que nous souffrons tous de l’une ou l’autre carence, incurable sauf à consommer ces fameux aliments enrichis. Et si nous prenions le temps d’examiner les choses à tête reposée…Mohammed OUHSSINEAMPOC-Ké[email protected]


Actualité: Associations des consommateurs:Atelier de formation

Un atelier de formation est organisé au profit des associations de protection des consommateurs les 28 et 29 avril à Kénitra. Les différents axes traités concernent les aspects suivants:- la présentation des résultats de l’opération de communication à travers L’Economiste et Assabah;- la présentation des résultats de la mission accomplie par le conseiller du projet AQPA auprès des associations de protections des consommateurs;- l’établissement d’un programme de renforcement de la communication des associations et les modalités d’intégrer les nouvelles ONG;- la présentation et validation du plan d’action de la 2e phase, jusqu’au juin 2006;- la présentation de l’action du Transfert du savoir-faire du projet AQPA et de ses objectifs;- identification des besoins de formation des associations;- identification des formateurs au sein des associations;- l’examen des modalités de réalisation des formations;- la présentation des résultats du travail en réseau des associations;- l’élaboration d’un plan d’action du travail en réseau des [email protected]


Eco-Info: Carences, les personnes à risque

Nous ne sommes pas tous égaux devant le risque de carence: étant donné leurs besoins accrus, par exemple, les femmes enceintes pourraient manquer de fer ou de calcium. Ce risque est faible chez les hommes adultes. La première chose est de mieux cerner la catégorie à laquelle nous appartenons. On peut distinguer quatre groupes de personnes risquant plus particulièrement de développer l’une ou l’autre carence: - les petits enfants à partir d’un an, car jusqu’à 12 mois, l’alimentation du bébé est composée pour une grande part de lait. Qu’il s’agisse de lait maternel ou de lait pour bébé, la composition de cet aliment est adaptée aux besoins de l’enfant. De plus, au cours des premiers mois, les parents ont de fréquents contacts avec le pédiatre et reçoivent des conseils de nutrition. Après un an, ces contacts s’estompent. L’alimentation de l’enfant se diversifie, mais, dans le désir de bien faire, les parents ont souvent tendance à calquer le régime de l’enfant sur le leur, sans tenir compte de ses besoins spécifiques, notamment un besoin proportionnellement plus grand d’acides gras essentiels. Le bon conseil consiste à se tenir informé, par le médecin notamment, des besoins alimentaires spécifiques à chaque stade de l’enfance; - les adolescents: boissons trop sucrées et en-cas trop gras sont les principaux responsables des éventuelles carences, car ces produits prennent la place, notamment, des fruits et légumes; - les femmes enceintes: elles ont, logiquement, des besoins alimentaires plus importants, non seulement pour elles-mêmes, mais aussi pour le bon développement de leur fœtus. Il semble que dans leur cas, il soit difficile de couvrir les besoins par le seul biais de l’alimentation. C’est pourquoi, on recommande de prescrire certains suppléments aux futures mamans (acide folique et fer, surtout); - les personnes âgées, enfin, peuvent développer certaines carences, en raison de problèmes de santé ou de difficultés à manger certains aliments. Mohamed EL YACHIOUIAMPOC-Ké[email protected]


Conseils: Les textes ont aussi besoin «d’enrichissement»

L'enrichissement d’un aliment consiste à ajouter un ou plusieurs éléments nutritifs essentiels. Le but est de prévenir ou corriger une carence.Dans le langage courant, on parle aussi d’aliments fortifiés. L’enrichissement ne doit pas être confondu avec la restitution qui consiste à rétablir dans l’aliment la proportion d’éléments nutritifs perdus en cours de fabrication. La législation marocaine prévoit des limites pour chaque vitamine ou minéral ajouté aux aliments. Mais néglige de préciser que l’enrichissement doit avoir pour but de corriger une carence. Ainsi, les vitamines pour lesquelles il n’y a pas de carence ne doivent pas être ajoutées. Selon les conseils de nos confrères du mouvement consumériste belge, pour que l’enrichissement ne soit pas un argument commercial, il faudrait:- établir une liste précise des aliments qui peuvent être enrichis, avec quels éléments ils peuvent être enrichis et dans quelles proportions, ceci doit être fait sur la base des carences établies;- que l’aliment susceptible d’être enrichi soit effectivement consommé régulièrement par la population dont il est censé corriger la carence; - que l’enrichissement de cet aliment soit suffisant pour, sur base d’une consommation régulière, corriger la carence visée, tout en restant dans des proportions permettant d’éviter une consommation excessive (toxicité éventuelle); - que la législation fixe des portions claires et surtout réalistes pour les principales catégories d’âge, au lieu de considérer des portions établies sur les seuls besoins des adultes, ou simplement irréalistes.❏Mohamed [email protected]

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