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Par L'Economiste | Edition N°:2260 Le 21/04/2006 | Partager

Editorial: Déchets radioactifs

LA quantité annuelle de déchets solides continue à croître. Malheureusement, le recyclage n’a pas encore pris la bonne voie. La tâche est toutefois moins évidente qu’on pourrait le croire. Pour sa part, le consommateur doit changer sa façon de faire. Il doit effectuer chez lui le premier triage (déchets ménagers dans un sac, la ferraille dans un deuxième, le verre dans un troisième et le bois dans un quatrième sac). Il faut parallèlement que nos communes aident à l’organisation de la collecte des déchets. Et cette organisation peut fort contribuer à la préservation de nos ressources naturelles.Pour rappel, les dioxines sont omniprésentes dans notre environnement et peuvent entrer dans l’alimentation par différentes voies: pollution atmosphérique (incinération de déchets, production industrielle...). Ces composés se concentrent essentiellement dans les tissus gras des bovins, des vaches laitières, de la volaille et des produits de la pêche ou de l’aquaculture.Il est admis que l’exposition humaine globale est due aux denrées alimentaires d’origine animale. L’introduction volontaire ou non de tels composés dans la chaîne de production d’aliments destinés aux animaux, d’incinération déficiente de déchets..., peut aisément provoquer une contamination conséquente de nos aliments. En plus de l’exposition «naturelle», la contamination «accidentelle» due à des pratiques parfois inacceptables n’en demeure pas moins réelle.Nous citons, à ce niveau, la décision prise par un organisme de la région de Kénitra d’enfouir des déchets radioactifs dans le sol de la ville. Une opération qui doit être menée avec beaucoup de précaution car, mal maîtrisée, peut avoir des conséquences dramatiques sur les populations environnantes. Aussi, nous lançons un appel à toutes les personnes chargées de la Santé, de la protection de l’environnement, de la protection civile…, pour se pencher le plus près possible sur ce type d’opérations qui, mal menées, peuvent entraîner des cancers, des effets tératogènes, des malformations congénitales, des cas d’Alzheimer et autres… Autrement dit, de très gros dégâts sur la santé des populations.Mohammed OUHSSINEAMPOC-Ké[email protected]


Actualité: Appel de la CAC Maroc

La Confédération des Associations de protection des consommateurs Maroc a décidé de prendre position face à la décision d’enfouissement des déchets nucléaires dans les sols de Kénitra. Et ce afin d’attirer l’attention des consommateurs sur le problème de ces déchets et d’informer sur une éventuelle manifestation nationale «Déchets nucléaires: n’empoisonnez pas nos terres». Des départs groupés devraient être organisés depuis de nombreuses villes, en particulier depuis Kénitra.Notre association lance un appel pour Kénitra, unique ville marocaine à disposer d’un environnement varié et très fragile. En effet, les nappes phréatiques sont en période d’étiage à 2 mètres pour certaines zones. Le sol est sablonneux et permet facilement les infiltrations. D’autant plus qu’elle est traversée par le Sebou et entourée de la forêt Maâmoura et des zones humides d’importance internationale. Nous sommes fiers que notre pays dispose du nucléaire pour tous ses bienfaits, mais nous devons rester vigilants quant à la gestion des déchets. Car pareille décision ne revient pas uniquement aux responsables communaux, mais à toute la population et cela sur la base d’un rapport scientifique des capacités du terrain à pouvoir permettre une parfaite protection. [email protected]


Eco-Info

. Posons-nous les bonnes questionsctuellement, en tant que Confédération nous n’avons pas connaissance de l’existence au Maroc de sites pour les déchets radioactifs. Si celui de Kénitra se concrétise, ce serait une première. En principe, les rejets radioactifs doivent être calculés pour que la dose engagée ne dépasse pas les normes admissibles arrêtées par les instances internationales.Les réacteurs que le Maroc possède vont être à la base de production des tonnes de stériles, d’effluents liquides et gazeux. Aucune étude sérieuse ou précise n’est réalisée sur les effets de ces rejets, sauf quelques enquêtes éparses mais aucune vue d’ensemble. Le stockage des déchets et les accidents sont les grands points d’interrogation du nucléaire. Nous ne possédons pas de bilan global effectué pour les milieux récepteurs (sol, fleuve, milieu marin, etc.). Les différentes études menées dans d’autres pays (Angleterre, Etats-Unis) ont révélé des cancers en excès par rapport aux calculs théoriques (leucémies pour des doses relativement faibles). Le Maroc est particulièrement fragile. Et tout comportement irréfléchi risque de se révéler très cher. De nombreuses questions restent pour l’heure posées: comment classer les déchets nucléaires? Comment protéger l’environnement et les populations de leurs effets? Comment les emballer et les stocker? Comment les surveiller? Mohamed [email protected]. Les effets  Hiroshima…Hiroshima et Nagasaki ont été à l’origine de la détermination des effets en fonction de la dose.- 30 à 100 rem(*): Fatigue, formule sanguine altérée; - 100 à 250 rem: Troubles sanguins, troubles digestifs; - 250 à 400 rem: Vomissements, vertiges, formule sanguine modifiée, destruction des barrières immunologiques; - 400 à 800 rem: Symptômes identiques mais plus intenses. Mort de 50% des irradiés;- Supérieur à 800 rem: Mêmes symptômes encore plus intenses, la mort est quasi inévitable pour 90% des irradiés.Abderrahmane [email protected](*) rem est l’unité de mesure de la radioactivité.. …et de la radioactivitéLES faibles comme les forts rayonnements peuvent être provoqués par des événements aléatoires naturels (séisme, fuite) ou humains (intrusion volontaire). Mais leurs conséquences peuvent être irréversibles.Au-delà de 5 Sv, un très grand nombre de cellules sont détruites, entraînant la mort à court terme.Allant du rayonnement naturel (1mSv) à quelques centaines de mSv, les faibles doses sont susceptibles de provoquer des cancers chez les personnes directement irradiées, des affections génétiques de leur(s) descendant(s). Cela signifie que sur une population de personnes irradiées, seule une partie développera les effets précédents. Entre le moment de l’irradiation et l’apparition des symptômes, il peut s’écouler 10 ans.Une polémique s’est développée quant à l’existence d’un seuil de dose en dessous duquel il n’y aurait aucun effet. Il faut signaler que cette polémique a perdu de sa virulence depuis quelques années, le risque cancérigène ayant été réévalué à la hausse.Pour rappel, le Sievert (symbole Sv) est l’unité légale qui permet de rendre compte de l’effet biologique produit par une dose absorbée. Ce n’est pas une quantité mesurable, elle dépend de la dose absorbée et du type de rayonnement.Mohamed EL YACHIOUIAMPOC-Ké[email protected]

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