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Conseils d’administration
Bruxelles relance l’idée des quotas féminins

Par L'Economiste | Edition N°:3503 Le 07/04/2011 | Partager
Dans 97% des grandes entreprises, les PDG sont des hommes
Un quota obligatoire serait à l’ordre du jour

«Bruxelles n’exclus pas la possibilité de mettre en place, à l’échelle de l’Union européenne, un système de quotas permettant de faire entrer plus de femmes dans les instances de décision des grandes entreprises»

DEPUIS mardi, la Commission européenne consulte à tout va toutes les sociétés européennes cotées en Bourse. La consultation pose clairement la question de la diversification des «genres» dans la composition des conseils d’administration des entreprises. Bruxelles n’excluant pas la possibilité de mettre en place, à l’échelle de l’Union européenne, un système de quotas permettant de faire entrer plus de femmes dans les instances de décision.
Outre la parité, l’Europe aimerait aussi voir s’instaurer une diversité des nationalités. En moyenne, neuf membres de conseil d’administration sur dix seraient des hommes… Les proportions varient d’un pays à l’autre: en Suède et en Finlande, précurseurs dans la promotion du genre avec la Norvège, les conseils d’administration comptent 26 % de femmes, contre 2 % à Malte.
Les Pays-Bas et le Danemark ont adopté des codes de gouvernance d’entreprise ou des chartes reposant sur une adhésion volontaire, qui ont pour effet de renforcer la présence des femmes dans les conseils d’administration. Une législation instaurant des quotas est déjà en vigueur en Norvège et est en voie de mise en oeuvre en France et en Espagne, tandis que les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique ont lancé une consultation nationale. L’objectif est que d’ici 2015, au moins 30% des administrateurs des entreprises européennes soient des femmes et que d’ici 2020, au moins 40 % de femmes.
Une corrélation pas encore prouvée tente d’établir un parallélisme entre femmes et performance des entreprises. Le danger étant de glisser vers un lien entre identité sexuelle et performance. En Allemagne, où le quota féminin est appliqué par certaines régions, des études tendent à démontrer la suprématie féminine, thèse déjà utilisée dans le monde politique et vite remise au placard. La femme serait plus concentrée, plus humaine, plus sociale, plus disponible dans l’entreprise. Mais comme le rapporte Le Courrier International dans sa dernière édition, ces mêmes entreprises allemandes, lorsqu’elles sont confrontées à la crise, utilisent les mêmes moyens que les autres pour se protéger: favoriser les délocalisations, les fermetures d’usines et la mise au chômage du personnel… dans l’objectif d’être plus rentables.
Au-delà de la performance, la question de la parité et de l’égalité des chances reste posée. Bruxelles encourage ainsi une réflexion sur les salaires des dirigeants des entreprises, suggérant d’imposer la publication des rémunérations individuelles, voire de les soumettre au vote des actionnaires. Suite à la crise financière, la Commission s’est déjà penchée dans le passé sur la gouvernance des entreprises du secteur, avec notamment des mesures pour encadrer les rémunérations des banquiers. Mais il s’agit cette fois de s’attaquer à l’ensemble des entreprises européennes: la consultation devant permettre d’évaluer la nécessité d’une législation.

Karim SERRAJ

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