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Economie

Conjoncture: Premiers effets de la campagne agricole

Par L'Economiste | Edition N°:1594 Le 04/09/2003 | Partager

. Le PIB agricole a progressé de 19% à fin juin. Tourisme: Les craintes d'un impact négatif du contexte international semblent se dissiper. Mais le commerce extérieur perd encore du terrainLe rapport de la direction de la politique économique générale (DPEG), sur la conjoncture économique du Maroc pour le premier semestre 2003, est pour le moins optimiste. Le département de Toufik Mouline met ainsi en avant une bonne croissance économique (5,5% au lieu de 4,5 initialement prévus dans la loi de Finances 2003) ainsi que de l'amélioration des recettes fiscales (8,1%).La révision à la hausse trouve son explication dans l'augmentation de 19,9% du PIB agricole grâce à la réalisation d'une excellente campagne agricole avoisinant les 80 millions de quintaux (une hausse de 59% par rapport à l'année précédente). Outre la bonne campagne agricole, la croissance du PIB serait tributaire du bon comportement de certains secteurs non agricoles. Il s'agit notamment du commerce, du transport et des communications, et surtout du secteur du bâtiment et travaux publics (BTP). En effet, selon les statistiques de la DPEG, le secteur du BTP connaît une nette progression dans ce premier semestre 2003. L'accroissement, à fin juin 2003, de 11,7% des ventes de ciment et l'appréciation de 9,6% des crédits accordés par les banques à l'immobilier semblent corroborer cette évolution. La bonne forme affichée par ce secteur s'expliquerait notamment par le programme d'édification des infrastructures de base, le renforcement du réseau routier et la relance du programme de lutte contre l'habitat insalubre.L'indice de la production industrielle révèle également quelques signes d'amélioration. Il a ainsi progressé de 4,2% au terme du premier trimestre de cette année contre 1,7% en 2002. La reprise de l'activité dans les industries agroalimentaires et les industries métallurgique, mécanique, électrique et électronique semblent en être la cause. Reste qu'à fin mars, l'indice de la production des industries textile et du cuir poursuivait sa régression de 2,2% en 2003 après une diminution de 3,2% en 2002. Ce qui laisse planer quelques motifs d'inquiétude, toujours selon les termes du rapport.De son côté, le secteur tertiaire avec son activité vedette, le tourisme, a subi moins que les autres pays de la région les conséquences d'un contexte international décidément de plus en plus défavorable. Le nombre de touristes étrangers n'a baissé, à fin mai 2003, que de 2% après un recul de 14,4% en 2002. Les recettes touristiques en devises ont ainsi augmenté à fin juin de cette année de 1,4% après avoir enregistré un repli de 4,2% en 2002, pour s'établir à 11,3 milliards de dirhams. Les préoccupations relatives aux attentats du 16 mai à Casablanca ne seraient plus qu'un affreux cauchemar?Le commerce extérieur, lui, n'a pas eu la même chance. Et l'affaiblissement de la demande étrangère adressée au Maroc ainsi que l'accroissement de la demande intérieure notamment celle des entreprises sont là pour le prouver. En effet, les transactions commerciales ont régressé de 1,5% après un accroissement de 6,2% en 2002. Une situation visiblement imputable à la baisse de 6,2% des exportations, et une hausse de 1,8% des importations. Le taux de couverture des importations par les exportations ayant par conséquent perdu 5,4 points, il a atteint 63,2%.Hors exportations de crustacés, mollusques et coquillages, produits qui ont connu une amélioration de 6% en volume (grâce notamment à une demande grandissante de la part de l'UE et à l'appréciation de l'euro), le solde commercial global est passé de 19,1% après avoir été réduit de 15,3% à fin juin 2002.Concernant les transferts des MRE (voir illustration), ils ont drainé 15,2 milliards de dirhams, soit une progression de 6,6% par rapport à 2002. Les recettes voyages ont pour leur part enregistré une hausse de 1,4% par rapport à la même époque en 2002. Elles se sont établies à 11,3 milliards de dirhams.Enfin, selon les résultats de l'enquête nationale sur l'emploi, la population active a progressé dans ce premier semestre 2003 de 8,1% par rapport à juin 2002. En contrepartie, le marché de l'emploi a été caractérisé par la création d'environ 222.000 emplois, avec une augmentation des effectifs employés dans le secteur primaire de (+25,7%), l'industrie de (+15,1%) et les services de (+2,4%). Le taux de chômage a ainsi diminué de 12,2 à 11,9% entre 2002 et 2003, passant à 19,6%. Ce taux a augmenté de 0,9 point en milieu urbain alors qu'en milieu rural, il a baissé de 4,6 à 3,2%. Pour les diplômés, il est passé (en milieu urbain) de 25% en juin 2002 à 26,1% en 2003.Naoufal BELGHAZI

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