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Conjoncture: Léger mieux mais l’emploi ne suit pas

Par L'Economiste | Edition N°:1851 Le 10/09/2004 | Partager

. Le BTP et l’énergie électrique ont le vent en poupe. Equipements industriels: Hausse des importations. La demande intérieure dopée par une bonne campagne agricoleL’activité économique enregistre une amélioration des indicateurs clefs au cours du premier semestre de cette année. Du moins, c’est ce qui se dégage du dernier rapport de la Direction de la politique économique générale (DPEG) établi à fin juin 2004. Ce regain de dynamisme s’explique essentiellement par une meilleure production agricole, confortée par le bon comportement d’autres secteurs, notamment le BTP, l’énergie, les mines et le tourisme. Tout cela soutenu par une bonne tenue des importations des biens d’équipement. Seule ombre au tableau: les chiffres du chômage ne s’améliorent pas. En effet, le rapport de la DPEG fait état d’un raffermissement de l’activité du secteur du BTP au cours du premier semestre 2004. L’accroissement à fin juin 2004 de 7% des ventes de ciments et l’appréciation de 16,4% des crédits accordés par les banques à l’immobilier semblent corroborer cette évolution.On anticipe même une reprise sensible de l’activité de la branche avec la poursuite des programmes d’habitat social, d’infrastructures de base et touristiques et le lancement prochain des travaux de reconstruction de la province d’El Hoceïma.Dans le secteur de l’énergie, le renforcement de la production nette totale de l’Office national d’électricité (ONE) et de la production concessionnelle serait à l’origine d’une hausse de 6,4% de la production de l’énergie électrique. La hausse s’explique aussi par le bon comportement de la demande industrielle, stimulée «par la baisse du prix moyen des achats d’énergie électrique dans le cadre de la poursuite de la politique d’amélioration de la productivité et de la maîtrise des charges des entreprises», est-il souligné. Ce rythme devrait se renforcer avec «le programme d’investissement (4,1 milliards de DH) de l’ONE dans la perspective de l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence à partir de l’année 2005», rappelle la DPEG.Même tendance pour les importations de biens d’équipement et des intrants. A fin juin, les premiers se sont accrus de 21,8% contre 15,2% pour les demi-produits et plus de 4% pour les produits bruts. Le crédit à l’équipement évolue dans le même sens puisqu’il a gagné plus de 11% après une chute de 4,7% en 2003. Ces achats massifs de biens d’équipement traduisent la propension de l’industrie à moderniser l’outil de production. Aussi, «les intentions de création d’entreprises enregistrent-elles une nette progression au premier semestre 2004», indique-t-on.A noter toutefois que le rush sur les équipements importés a contribué à l’aggravation du déficit commercial, dans un contexte où les exportations de certains produits agricoles sont en recul notamment les tomates (-63,8% en valeur) et les agrumes (-19,8% en valeur et en volume). Le secteur tertiaire avec son activité vedette, le tourisme, a contribué de son côté à ce regain de dynamisme. Le nombre de touristes étrangers a progressé à fin juin 2004, de 20,3%. Les recettes touristiques ont ainsi augmenté à fin juin de cette année de 7,5% pour s’établir à 12,5 milliards de DH. Concernant le volet agricole, rappelons que la production céréalière au titre de la campagne agricole 2003-2004 a été réévaluée à 83 millions de DH (cf. www.leconomiste.com).La demande intérieure a par ailleurs profité d’une bonne campagne agricole pour donner un coup de fouet à l’activité économique. Les revenus dans le monde rural s’amélioreront et les effets sur la consommation ne devraient pas se faire attendre. Aussi, les ménages pourraient accroître leurs investissements en logements et en biens durables «compte tenu du processus de détente des taux d’intérêt et des dispositifs mis en place par les pouvoirs publics pour faciliter l’accès au logement économique», est-il indiqué.Tous ces facteurs sont censés rejaillir favorablement sur l’emploi. Toutefois, Le taux de chômage poursuit sa tendance haussière depuis le second trimestre 2002 pour se situer à 11,6%. Cette situation s’explique par la hausse du taux de chômage de 0,5 point en milieu rural, contre 0,1 point en milieu urbain. L’aggravation du chômage touche toutes les catégories de la population active, et plus particulièrement les hommes dont le taux de chômage est passé de 10,6 à 11,8% entre les deuxièmes trimestres 2003 et 2004. Amélioration par contre du côté des femmes, dont le taux de chômage a régressé de 12,6 à 10,9%. Au cours du deuxième trimestre 2004, les créations nettes d’emplois étaient de 86.000. «Le gain de 125.000 nouveaux emplois en milieu urbain a été grevé par la perte de 39.000 emplois en milieu rural», souligne le rapport.Meryeme MOUJAB

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