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    «Il y a des enseignements à tirer des établissements à l’étranger»
    Jean- Michel Blanquer, directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Education français

    Par L'Economiste | Edition N°:3512 Le 20/04/2011 | Partager
    Les contrats locaux répondent aux critères de l’Education nationale
    Réflexion sur les rythmes scolaires

    «A l’étranger, on voit souvent le meilleur de ce que peut produire l’enseignement français», souligne Jean-Michel Blanquer, directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Education

    Jean- Michel Blanquer est le directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Education en France. Professeur de droit public à l’institut d’études politique, il a été recteur de Guyane et recteur ensuite de l’académie de Créteil. Pour lui, les méthodes des établissements à l’étranger sont un modèle d’inspiration à étudier de près pour voir dans les limites du possible ce qui peut être transposable en France.

    - L’Economiste: Comment fonctionne le système des homologations?

    -Jean- Michel Blanquer: C’est un travail effectué entre la direction générale de l’enseignement scolaire et l’inspection générale et qui consiste à s’assurer qu’un certain nombre de paramètres sont respectés par les établissements homologués. Cela tient notamment au respect des programmes et à la mise en œuvre de certaines politiques pédagogiques notamment le socle commun de connaissances et de compétences. C’est un raisonnement par objectifs. Lesquels doivent être atteints pour répondre à l’homologation. A postériori, il y a bien-sûr, les inspecteurs généraux qui sont souvent amenés à visiter ces établissements.

    - Existe-t-il aussi un contrôle pour le recrutement des enseignants?

    -Comme vous le savez, les enseignants sont de différentes origines dans le réseau. Certains sont détachés alors que d’autres sont des contractuels. Normalement, il devrait y avoir une proportion d’enseignants détachés, formés à l’enseignement à la « française ». Cela fait partie des critères pour l’homologation.

    - On a l’impression que les contrats locaux dans les établissements AEFE et Osui prennent de plus en plus de place. Et souvent, cette politique est décriée par les parents…

    - En réalité, tout dépend du vivier. Il y a des compétences qui peuvent exister sur un territoire donné. Il y a d’excellents professeurs qui sont des contrats locaux. Donc, on ne peut avoir une approche trop rigide là-dessus. Néanmoins, on est évidement attentif à ce qu’au moins la moitié des enseignants des établissements à l’étranger soient détachés.

    - Prévoyez-vous de nouvelles homologations au Maroc ?

    - Pas à ma connaissance. Aujourd’hui, 7 établissements marocains sont homologués. Y en aura-t-il plus. On va peut-être en parler durant ce congrès de l’Osui.

    - Vous citez l’Osui comme un modèle d’inspiration pour le système d’éducation français…

    - Un élément d’inspiration plutôt car il y a des choses qui ne peuvent pas être transposées. Mais, il est évident que l’on voit souvent le meilleur de ce que peut produire l’enseignement français dans les modèles des établissements à l’étranger. Des principes solides. Des programmes de références conçus de façon rigoureuse. Une tradition de transmission du savoir. Greffé sur ces socles très solides, ce sont des éléments que l’on ne retrouve pas suffisamment en France et qui sont tirés soit d’inspiration locale, soit tout simplement d’une capacité à innover liée aux circonstances et à l’implantation. Pareil notamment pour tout ce qui a trait à la personnalisation du parcours de l’élève, à la capacité de lui apporter une aide spécifique quand il est en difficulté. La capacité aussi des enseignants à travailler collégialement et en équipe. Autant de choses que nous souhaitons pour le système français en France et qui parfois s’accomplissent, mais de façon moins accentuée. Il y a des enseignements à tirer des établissements à l’étranger. Et on peut effectivement regarder et étudier les méthodes et les éléments qui conduisent à cela.

    - Que va-t-il ressortir des réflexions menées autour du rythme scolaire. Le modèle français est taxé d’être très lourd par rapport aux systèmes espagnol, allemand ou italien?

    - Comme vous le savez, il y a un comité qui s’est installé pour étudier le rythme scolaire. Il est présidé par Christian Forestier et Odile Quintin, ancienne directrice de l’éducation à Bruxelles. On a beaucoup étudié les autres systèmes. Des conclusions vont être données dans peu de temps. Mais, il y a eu déjà des conclusions intermédiaires. La réflexion porte à la fois sur la journée, la semaine et l’année sachant que les trois dimensions du temps sont interdépendantes. Libérer le temps sur l’année demande à ce que l’on puisse le faire en semaine aussi. La réflexion s’oriente donc vers la recherche d’une journée moins chargée, d’une semaine mieux équilibrée et d’une année plus étalée avec la capacité-cela dépend du lieu- de mieux organiser le temps en fonction des aptitudes de l’élève à certains moments de la journée. D’où certaines expérimentations lancées comme les cours de vacance durant l’après midi. Une expérimentation que nous sommes en train d’évaluer dans la mesure où il y a eu des façons de faire différentes d’un endroit à l’autre. Nous sommes aussi très attentifs à ce qui se passe dans certains internats d’excellence lorsque l’emploi du temps est modifié presque toutes les semaines pour tenir compte de l’évolution de la classe.

    Propos recueillis par Badra BERRISSOULE & Fatima EL OUAFI

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