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Economie

Congrès de l’Union internationale des magistrats
Les juges veulent plus de sécurité

Par L'Economiste | Edition N°:2745 Le 31/03/2008 | Partager

. Celle-ci englobe notamment l’indépendance et la protection physique. Ce dernier volet n’est pas assez assuré . Les juges américains plus protégés que leurs homologues africains Les magistrats veulent renforcer la sécurité judiciaire. Ce terme cher aux habitués des robes noires était au centre des débats lors du 13e congrès du groupe africain de l’Union internationale des magistrats. La manifestation qui s’est déroulée du 27 au 29 mars à Casablanca a été organisée par l’Amicale Hassania des magistrats, présidée par le célèbre juge Mustapha Farès. Abdelouahed Radi et Moulay Taieb Cherkaoui, respectivement ministre de la Justice et procureur général du Roi près la Cour suprême, ont davantage axé leur intervention sur l’indépendance du pouvoir judiciaire. En revanche, les autres participants ont essayé d’inclure plusieurs autres paramètres tels que la formation des juges ou leur protection physique dans le concept de la sécurité judiciaire. D’ailleurs, cette protection accapare un grand chapitre dans l’ordre du jour du congrès. Et si beaucoup d’efforts sont consentis pour assurer l’indépendance du juge, il n’en va pas de même pour ce qui est de sa protection physique. Taher Ben Turkia, un magistrat tunisien qui a participé aux débats, ne manque pas de le souligner: «La sécurité matérielle du juge dans l’exercice de ses fonctions constitue un élément primordial qui pèse considérablement sur l’indépendance de la magistrature. Et par conséquent, sur les droits de l’homme et sur la sécurité judiciaire», avant de pointer du doigt «l’insuffisance du budget alloué à la justice». Et si tous les intervenants africains se sont contentés d’exposer l’arsenal répressif prévu pour les infractions contre les magistrats, Joanna Seybert, de l’Association des juges fédéraux américains, est allée beaucoup plus loin en exposant les programmes prévus par son gouvernement pour protéger personnellement les juges et leurs familles. A commencer par le «Marshal Service» des Etats-Unis. Outre la protection des juges fédéraux où qu’ils soient, les «superflics» du Marshal Service se chargent également de la sécurité des salles d’audience et des tribunaux. «Ce service intervient aussi à chaque menace directe ou indirecte contre un juge. Le Marshal Service peut informer le FBI ou bien enquêter tout seul. Il assure même la protection physique 24h/24 des magistrats et de leurs familles». De plus, ajoute le juge fédéral dans son intervention, «tous les magistrats ont accès à des systèmes de protection anti-intrusion installés dans leurs domiciles». Toutefois, l’excellente protection dont bénéficient les juges fédéraux ne les rend pas intouchables. Ces derniers doivent par exemple fournir des informations personnelles les concernant dans le cadre de rapports annuels énumérant leurs patrimoines et revenus. Mieux encore, ces rapports sont disponibles sur plusieurs sites Web, et peuvent être communiqués, sur demande, à toute personne intéressée, y compris les individus condamnés. Ces rapports sont minutieusement examinés pour assurer l’absence de conflits d’intérêt dans chaque décision rendue.Naoufal BELGHAZI

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