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Politique

Conférence sur la migration
Le plan d’action adopté aujourd’hui

Par L'Economiste | Edition N°:2316 Le 11/07/2006 | Partager

. De même qu’une déclaration politique. L’Afrique demande plus d’engagement européen Défiscalisation de l’épargne des immigrés désirant investir dans leur pays d’origine, renforcement des secteurs sociaux de base (santé, éducation), développement du microcrédit en Afrique… les pistes tendant à donner une déclinaison concrète au vaste concept du codéveloppement pour contrer la migration illégale commencent à se dessiner. Ces propositions ont circulé dans les couloirs de la Conférence de Rabat sur la migration qui se termine aujourd’hui par l’adoption d’un plan d’action et d’une déclaration politique (www.leconomiste.com). Leur finalité est double: d’une part, limiter le flux des émigrés en intervenant sur les raisons même de leurs départs et, de l’autre, encourager le retour au pays d’origine. Un moyen aura été largement souligné par les participants européens, celui du microcrédit. Il est même question de créer un fonds spécifique à cette fin. La question posée, côté africain, est liée au degré d’efficacité d’une telle mesure. «Surtout que les sommes déboursées par les candidats à l’immigration clandestine à leurs passeurs sont largement supérieurs aux montants accordés dans le cadre de ces crédits», ironise un observateur. La défiscalisation des transferts de fonds des migrants est également un élément important. Avancé notamment par la France, il pèche par son caractère partiel. Tous les pays d’Afrique ne sont pas comme le Maroc, où l’épargne MRE est une donne structurelle de l’économie. L’Union européenne n’ayant pas encore de système fiscal uni, la généralisation de cette mesure au niveau des 25 n’est pas certaine. Les propositions européennes risquent de décevoir les attentes africaines. Celles-ci se résument dans le respect par les pays développés de leur engagement d’allouer 0,7% de leur PNB à l’aide au développement. Ce dispositif ne figure pas à l’ordre du jour de cette conférence, encore moins une quelconque annonce d’une aide financière européenne à l’Afrique. Le point de vue européen voudrait que les mécanismes déjà en place soient optimisés avant de procéder à des initiatives de ce genre. . «Responsabilité partagée»L’approche marocaine se veut entre les deux positions. Pour le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Benaïssa, la rencontre d’aujourd’hui n’est que «l’amorce d’un processus à la fois novateur et évolutif». Elle sera appuyée par Taïeb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères, lors d’un point de presse organisé en marge de l’événement. Pour celui-ci l’Europe devra d’abord cesser d’externaliser son action sur d’autres pays et s’engager avec les pays africains dans des solutions où la responsabilité est partagée». Intervenant à cette même occasion, le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a qualifié la conférence de Rabat de premier pas dans ce sens. Pour lui, «l’esprit de Rabat est justement de rassembler tous les pays concernés par les routes migratoires» pour lutter contre l’immigration illégale et, surtout, les causes qui poussent tant de candidats à risquer leur vie pour un avenir incertain. «En parallèle, les bases d’une nouvelle forme d’immigration, choisie par les pays émetteurs et récepteurs sont à mettre en place.Le critère ne doit pas être uniquement le diplôme ou la compétence du candidat, mais aussi et surtout sa motivation première», a ajouté Douste-Blazy. Miguel Angel Moratinos, chef de la diplomatie espagnole a d’ailleurs appelé à la mise en place de «mécanismes pour équilibrer les différentes séquences du processus migratoire, c’est-à-dire, l’émigration, l’immigration, l’intégration et le retour».On l’aura compris, la Conférence de Rabat est un lieu moins de réflexion sur une solution globale au phénomène de la migration que de «négociations» où les pays du Nord et du Sud avancent des arguments déjà établis.


Article 13

SUR le plan réglementaire, l’application de l’article 13 de l’Accord de Cotonou régissant les relations des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) avec l’Union européenne a été soulignée par les participants. Figurant dans le projet de plan d’action de la Conférence de Rabat, il stipule que «chacun des Etats ACP accepte le retour et réadmet ses propres ressortissants illégalement présents sur le territoire d’un Etat membre de l’Union européenne, à la demande de ce dernier et sans autres formalités». Pour Taïeb Fassi El Fihri, l’application de cet article éviterait à des pays de transit comme le Maroc de supporter, à eux seuls, le poids politique et économique des réadmissions. «Infliger une telle responsabilité à un pays soi-disant parce qu’il a été le dernier point de transit vers l’Europe relève de l’injustice», a-t-il affirmé. Egalement suggérée dans ce sens, la création d’un observatoire euro-africain de la migration en vue de permettre une meilleure connaissance des flux migratoires. Des pays comme la France se sont déjà mis au travail à cet égard.Tarik QATTAB

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