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Culture

Conférence Stratégique de L’Economiste
Les nouvelles formes de guerres

Par L'Economiste | Edition N°:2234 Le 15/03/2006 | Partager

. Les Etats sont devenus trop faibles pour se battre efficacement. Les nouveaux acteurs conduisent des conflits particulièrement violentsLes Etats se font moins la guerre aujourd’hui qu’il y a une vingtaine d’années; mais, aujourd’hui, dans un “ordre mondial relâché”, il y a plus de guerres. Ces conflits ont changé de nature. Certains ne sont qu’un “déchaînement de violences sans cohérence et sans but avoué autre que le pillage, la destruction ou la mort” (“La guerre au XXe siècle” Jean-Louis Dufour et Maurice Vaïsse; Hachette 2003).C’est le colonel Jean-Louis Dufour, polémologue (théoricien des conflits) de renom, qui traitera des “différentes formes de conflits contemporains” pour les invités de L’Economiste et du Centre d’études diplomatiques et stratégiques (rappelons que l’accès à la conférence n’est possible que sur invitation; contact: Kenza Daoudi au 022 27 16 50).Il s’agit de la deuxième conférence du cycle des conférences stratégiques organisées par L’Economiste et le Centre. La première a été donnée par le général Quesnot, chef d’état-major du président français. La fin de la rivalité Est-Ouest a évidemment remodelé la planète: à part Israël, nul ne peut plus avoir le soutien de Washington ou de Moscou pour partir en guerre contre son voisin. Ce n’est pas le seul facteur de changement, souligne le colonel Dufour. La multiplication des Etats en est un autre, provoquant l’affaiblissement de ces mêmes Etats: trop faibles, ils sont incapables de gagner une guerre et ce d’autant plus que les armes d’aujourd’hui exigent un puissant appareil économique, industriel et scientifique. Ces éléments et d’autres expliquent que les conflits dits classiques soient moins nombreux. Pour autant, les violences n’ont pas disparu. De nouveaux acteurs sont apparus sur la scène internationale. Pour le colonel Dufour, l’islamisme radical n’est certes pas à même de succéder à l’idéologie communiste. Il n’empêche que l’islamisme peut être, et a déjà été, un facteur de ces nouvelles formes de conflits qui agitent la planète. Il n’est pas le seul.L’implosion de l’ex-empire soviétique, la compétition de bandes armées pour les diamants, la drogue ou l’or ont engendré ce que le colonel désigne sous le nom de “conflits dégénérés”. Ce sont des conflits inédits dans l’histoire et où il manque les causes et justificatifs usuels des guerres. Les actes de férocités de ces “conflits dégénérés” sont particulièrement cruels. Il en est allé ainsi du Rwanda, du Sierra Léone… avec leurs massacres gratuits et leurs enfants soldats. En fait, si les Etats, acteurs par excellence de la société internationale, ont calmé leurs ardeurs guerrières, d’autres acteurs les ont remplacés qui, eux, n’obéissent à aucune de ces règles.N. S.

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