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Concessionnaire unique pour le transport urbain

Par L'Economiste | Edition N°:2267 Le 03/05/2006 | Partager

. Les contrats des concessionnaires actuels n’ont pas été renouvelés. Le futur opérateur assurera aussi le transport des fonctionnairesLes autorités veulent enfin doter la capitale d’un transport «moderne et organisé». Elus, wali et gouverneurs de la région de Rabat-Salé et Témara s’accordent sur la nécessité de revoir de fond en comble les transports urbains. Elles sont également décidées à aller jusqu’au bout et résister aux lobbying et à la pression. Le schéma retenu est de choisir un seul et unique concessionnaire pour toute la région. L’avis de présélection pour le choix du concessionnaire vient d’être lancé. L’objectif recherché est de mettre de l’ordre dans le transport urbain. Actuellement, on a un peu de tout: les bus de la Régie des transports sous tutelle de la ville, le secteur privé qui dessert un certain nombre de lignes, les taxis bleus ainsi que les grands taxis blancs qui opèrent à l’intérieur de la ville. Par son statut, la région est un gros émetteur de la demande de transport administratif. Contrairement à Casablanca, Rabat a opté pour le schéma d’un concessionnaire unique. «Le transport urbain sera concédé à une société privée ayant la capacité financière d’investir dans un transport moderne», confirme Hassan Amrani, wali de Rabat Salé-Zemmour-Zaër. Les contrats avec les concessionnaires actuels ont expiré et ils n’ont pas été renouvelés. Ceux-ci opèrent actuellement de manière illégale et juste tolérés par les autorités. De plus le parc actuel est largement amorti: «les 700 autocars que compte la ville sont obsolètes», affirme Omar Bahraoui, maire de Rabat. Dans cette compétition, les professionnels marocains auront leurs chances. «Ils sont invités à participer avec un nouveau mode de transport et une grande qualité de service: des bus neufs climatisés, à plancher bas utilisant des couloirs réservés», poursuit le wali. «Nous avons besoin de professionnels qui respectent le temps, le code de la route et le citoyen. Nous avons aussi besoin de chauffeurs qui conduisent de manière professionnelle et non comme des sauvages comme c’est le cas aujourd’hui», accuse le maire de Rabat. Les autorités de la ville ont également décidé de revoir toutes les lignes sur la base de nouvelles études du trafic et de mouvement de la population. La restructuration va également englober le transport administratif qui utilise pas moins de 500 bus. La flotte des ministères rend la circulation difficile surtout pendant les heures de pointe. «Nous allons intégrer le transport des ministères dans un cadre conventionnel avec le futur concessionnaire», Pour sa part, le dossier de la Régie des transports en quasi faillite est quasi réglé. Celle-ci sera liquidée. «Depuis une quinzaine d’années nous injectons annuellement 150 millions de dirhams dans cet établissement», soutient Bahraoui. Sur les 1.200 à 1.300 véhicules qui circulent dans la ville, la régie gère une vingtaine d’autocars pour un effectif de 900 personnes! La régie a accumulé un déficit de 300 millions de dirhams. Elle ne s’acquittait ni des charges sociales ni des factures des fournisseurs. Cet endettement sera pris en charge par plusieurs départements. Un protocole d’accord a été signé entre le Premier ministre, le ministère des Finances, l’Intérieur et la ville de Rabat. Toutes les dettes seront épongées: les 200 millions de dirhams dus au Fisc seront pris en charge par le ministère des Finances, c’est-à-dire une amnistie fiscale. Le reste sera financé par la municipalité, le ministère de l’Intérieur, une subvention exceptionnelle du Premier ministre ainsi qu’une contribution de la Redal. Autre changement programmé, une gare souterraine pour les taxis blancs. Elle sera située à l’ancien terminus des bus à Bab El Had. Les taxis blancs devront s’acquitter de droit d’entrée qui tournera autour de 2,5 dirhams. Il leur sera également interdit de circuler à l’intérieur de la ville. Des stations seront également aménagées pour les petits taxis avec l’espoir que ces derniers respectent les règles du jeu. Il est prévu également la création d’une salle de trafic pour gérer «commercialement» les taxis. L’idée est de mettre à disposition des clients un numéro où ils peuvent commander un taxi. Reste l’accord des syndicats. Ce n’est pas le plus facile.


2,5 milliards de dirhams pour le tramway

La ville de Rabat aura son tramway pour 2,5 milliards de DH. L’avant-projet a été attribué au groupement Semaly, numéro 1 en France dans les tramways, Stib (Bruxelles) et le CID (Conseil ingénierie et développement). Le futur réseau sera composé de 2 branches totalisant une quarantaine de stations sur 18 kilomètres environ. Il reliera Tabriquet à Salé au quartier des hôpitaux et universités (à Rabat) et Bettana (Salé) au quartier l’Océan. Le choix du tramway est motivé par des raisons économiques puisque son coût est moindre que celui de réalisation d’un réseau de métro.K. M.

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