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Courrier des Lecteurs

Concession de la Bourse: Le suspense continue

Par L'Economiste | Edition N°:474 Le 31/03/1999 | Partager

· Une nouvelle réunion pour avril

· Remous autour du renforcement de contrôle de l'Etat


Le suspens qui règne autour du dossier de la concession de la Bourse de Casablanca commence à inquiéter. L'énergie et la vigueur dont faisaient preuve le Ministère des Finances et le Comité Exécutif de la Bourse il y a quelques mois ne sont plus que souvenir. Promis pour le premier trimestre 1999, le cahier des charges n'est toujours pas prêt. Le dossier est actuellement entre les mains du Ministère des Finances, et une réunion devrait rassembler encore une fois les différentes parties prenantes au début du mois prochain. "En principe, le dossier est ficelé, mais il faudrait entendre le son de cloche des différents intervenants", affirme un responsable de Bank Al-Maghrib. L'objectif principal de la prochaine rencontre est l'affectation des sommes destinées à la modernisation de la Bourse (Chambre de Compensation, salles des marchés...). A en croire les responsables, ce n'est qu'à partir du mois d'avril que la visibilité serait meilleure et que le bout du tunnel devrait se dessiner.
A en croire des Sources proches du dossier, le débat est très serré. Chacune des deux parties réclame sa part du gâteau. "L'origine du problème réside dans le fait que le cahier des charges initial a été mal négocié", est-il souligné. Apparemment, les différentes parties butent encore sur quelques points concernant le financement et le devenir du patrimoine de la concession. En commun accord, une distinction a été faite entre biens de retour (actifs immobilisés) et biens de reprise (actifs circulants). Mais c'est l'affectation même des fonds qui est le point de discorde(1). Le renforcement du contrôle de l'Etat dans la gestion de la Bourse est également source de remous.

Il faut reconnaître que la Bourse de Casablanca a, jusque-là, réalisé des pas importants dans sa modernisation. Elle a gagné en transparence en substituant le marché de blocs au marché des cessions directes. Les commissions sur les transactions ont été réduites à des niveaux jugés intéressants. Et Maroclear est sorti de son hibernation pour veiller à la sécurité des opérations, quoique le problème des suspens reste posé. Il n'en demeure pas moins qu'au-delà de ces avancées techniques le dossier de la concession de la Bourse et celui de la réforme des statuts ont un rôle considérable à jouer dans le décollage de la place. Il serait temps que les différentes parties puissent enfin trancher pour que le cahier des charges voie le jour dans une version "opérationnelle". Surtout que la place a besoin, en cette période de crise, que sociétés de bourse et ministère joignent leurs efforts pour inscrire plus de sociétés à la cote et réussir à attirer des investisseurs étrangers de taille.

Hanaâ FOULANI

(1) Cf L'Economiste n° 375 du 10 novembre 1998.

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