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Economie

Compétitivité territoriale
Des avantages comparatifs sur des niches traditionnelles

Par L'Economiste | Edition N°:1667 Le 22/12/2003 | Partager

. L’habillement et le cuir offrent le plus fort avantage comparé . Mais aucune région n’est vraiment spécialisée dans leur exportation. La production de biens d’équipement est franchement un handicapOù en sommes-nous en matière d’efficience économique? Sur ce registre, le Maroc ne fait pas preuve d’originalité. Aucune activité de “nouvelle génération” et à fort potentiel n’a été réellement investie. Ce constat est conforté par les résultats de l’étude du cabinet Ingérop. Comme par le passé, les phosphates, les industries textile et agroalimentaire restent les points forts de l’économie. Mais pour combien de temps encore? Par ailleurs, le Maroc ne dégage pas d’avantages comparés internationaux dans les industries mécanique, métallique et les biens d’équipement. D’après l’indicateur de contribution au solde commercial (CSC), l’agriculture dispose certes d’un avantage comparé, mais il est très faible par rapport à celui de l’industrie agroalimentaire. En revanche, les caractéristiques du secteur textile sont assez hétérogènes. Cette branche présente des avantages comparatifs élevés pour l’habillement et le cuir. Mais la compétitivité accuse le coup dans le tissage et la bonneterie. La dernière étude de la direction de la Prévision économique générale (DPEG) fait pourtant mention de la faiblesse de productivité dans les branches de l’habillement et du cuir. Une faiblesse expliquée par le taux élevé d’une main-d’oeuvre sous-qualifiée.En outre, ces avantages comparés ne sont pas répartis uniformément sur le territoire. Une province comme Casablanca, Tanger ou Marrakech, plus ou moins spécialisée dans l’industrie agroalimentaire, l’habillement ou le cuir, bénéficie de ces avantages comparés internationaux. En revanche, une autre province comme Jerada ou Nador, est pénalisée sur le plan international, par le poids de ses industries mécanique et métallique.Mais pour la DPEG, Tanger est en perte de vitesse en matière de productivité. Un constat jugé alarmant, vu la vocation exportatrice de la région. Les autres régions dégagent pour leur part des niveaux de productivité comparables.En combinant les deux critères, à savoir l’avantage comparé international et la contribution aux exportations, il apparaît que le plus fort avantage comparé industriel du Maroc se situe dans le secteur de l’habillement. “Or, aucune province n’est vraiment spécialisée dans l’exportation de ce produit”, signalent les analystes du cabinet Ingérop. Au contraire, Casablanca se trouve pénalisée par l’absence de spécialisation dans cette activité. En revanche, Casablanca et Larache tirent pleinement profit de la spécialisation dans l’industrie du cuir, le deuxième avantage comparé international du pays. Fès qui a perdu sa vocation industrielle, ne bénéficie pas pleinement de cette opportunité, vu la faiblesse de sa contribution aux exportations globales. L’industrie agroalimentaire fortement présente à Casablanca, Béni Mellal et El Jadida procure des avantages comparatifs internationaux élevés à ces trois pôles. Au contraire, Rabat, Fès, Kénitra et Marrakech perdent des points, du fait de la faiblesse de leur contribution aux exportations. Le secteur de la chimie est le dernier produit présentant des avantages comparés internationaux encore significatifs. Par leur spécialisation, El Jadida et Safi tirent de réels avantages de cette activité grâce à la présence de l’OCP. Ce qui n’est pas le cas de Casablanca, qui contribue aux exportations de manière insuffisante.A côté de ces secteurs-phares, le Maroc affiche un net désavantage de la production de biens d’équipement. “Une absence de spécialisation dans ce domaine constitue un réel avantage”, affirme l’étude. C’est le cas de Rabat, Meknès et Kénitra. En revanche, Casablanca, qui abrite des unités de fabrication de biens d’équipement, en paie les frais.


Financement: La cigale à Settat et la fourmi à Tanger

Non, toutes les entreprises ne recourent pas massivement au crédit bancaire!La dernière étude de la DPEG (ministère des Finances) sur le financement et la productivité des entreprises industrielles (cf. www.leconomiste.com: 19.12.2003) révèle que dans la plupart des régions, les entreprises privilégient l’autofinancement. Mais Tanger et sa région sortent du lot. Les entreprises tangéroises réinvestissent massivement leurs bénéfices et limitent le recours au crédit bancaire. A l’opposé, les entités implantées à Settat n’hésitent pas à solliciter leur banquier car elles économisent peu. Cela peut s’expliquer par la nature des activités dans les deux régions. La ville du détroit abrite surtout des entités tournées vers l’export et donc exposées à la concurrence sur les marchés étrangers. Elles sont donc obligées de financer leur croissance en gardant un oeil sur l’endettement pour pérenniser leur activité. Pour sa part, Settat compte bon nombre de petites unités artisanales tournées vers le marché local. Prises en tenaille entre les fournisseurs et les clients, elles souffrent de problèmes de trésorerie à cause des délais de paiement trop longs et des problèmes de recouvrement. Le crédit bancaire leur évite l’asphyxie. Sinon, toutes les branches d’activité recourent en priorité à l’autofinancement, à l’exception des entreprises de produits alimentaires. Ce sont justement elles qui sont très présentes dans les régions à dominante rurale… comme Settat.M. K.

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