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Compétitivité: Le Maroc collectionne toujours des notes faibles ou moyennes

Par L'Economiste | Edition N°:462 Le 12/03/1999 | Partager

· Le bilan est tout aussi mitigé que celui de 1997
· Petite reprise en matière de dynamisme financier et position maintenue pour le commerce extérieur
· Les entrepreneurs jugent mieux la capacité de l'Etat à favoriser une compétition équitable


Globalement, la compétitivité de l'économie marocaine ne s'est pas améliorée. C'est ce qui ressort des résultats de l'Observatoire de la Compétitivité Internationale de l'Economie Marocaine (OCIEM) pour 1998. Ces derniers sont exposés aujourd'hui en détail lors de la conférence de presse au Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (MICA).
Cet Observatoire, qui évalue le potentiel compétitif de l'économie marocaine, est devenu presque un rituel pour les industriels, les hauts fonctionnaires et les chercheurs.
L'actuelle "photographie" de ce potentiel n'a pas changé. Les résultats demeurent tout aussi mitigés que ceux de l'année 1997.
Accumulant des performances faibles ou moyennes dans les tranches inférieures, le Maroc se classe parmi les "mauvais élèves" de l'échantillon sélectionné. Ce dernier est constitué de pays en forte expansion économique (Thaïlande, Malaisie) où à économie en transition (Pologne, Hongrie) et même des pays de l'Union Européenne comme le Portugal et la Grèce. Pour les experts du Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (MICA), cette comparaison "entraînera des diagnostics parfois sans complaisance, mais qui sont sans doute plus féconds que la quiétude précaire de constats faussement réconfortants". De l'analyse des neuf facteurs retenus par l'OCIEM, il se dégage justement un résultat peu réconfortant.
Sur le plan du dynamisme macro-économique, le Maroc maintient sa position parmi les pays à résultats faibles. Il gagne toutefois deux rangs par rapport à 1997, passant de la 16ème à la 14ème position, en devançant le Brésil et l'Indonésie. Durant 1998, cette progression s'explique par un taux de croissance parmi les plus élevés des pays de l'échantillon de 6,7%. De même, le taux d'inflation de 5,7% enregistré sur la période 1990-96 est considéré parmi les plus réduits des pays observés. En Indonésie, ce taux a été de 8,1%, en Pologne de 32,4%, et au Brésil l'inflation a dépassé le "plafond" de trois chiffres: plus de 650% comme taux moyen sur la même période. Pour leur part, le commerce extérieur, les ressources humaines et le développement technologique maintiennent leurs positions de 1997. Un bon point est discerné au dynamisme financier qui gagne cette année quatre positions, lui permettant de passer du 14ème au 10ème rang.
En revanche, le dynamisme du marché domestique et les infrastructures physiques et institutionnels font figure pâle devant leurs concurrents du classement.
Pour le premier facteur, la régression enregistrée est principalement expliquée par le recul de 3,1% de la consommation privée en 1997 après une progression de plus de 10% en 1996. Toutefois, le bon moral affiché par les entrepreneurs lors de l'enquête de l'Observatoire sur la politique fiscale vient atténuer l'effet de cette régression. Les entrepreneurs jugent mieux la capacité des pouvoirs publics à favoriser une compétition équitable. La notation est passée de 4,1 à 5,3 sur 10. Concernant les infrastructures physiques et institutionnelles, une curieuse régression est relevée par l'Observatoire. "Cette baisse est davantage liée à la progression de deux pays, la Hongrie et la Turquie, que le Maroc devançait en 1997", expliquent les experts du MICA.


Les sempiternelles contraintes


L'Observatoire a mené une enquête auprès d'un échantillon représentatif d'entreprises afin d'élucider les contraintes au développement industriel. Pas de changements.
Les mêmes observations reviennent depuis 1994 et concernent principalement la cherté du loyer de l'argent, le cadre juridique et administratif, la lourdeur des procédures douanières. Pour ce dernier point, précisent les cadres du MICA, au moment où cette enquête a été menée au cours des mois d'avril et mai 1998, de substantiels efforts ont été déployés par l'Administration des Douanes pour améliorer les procédures.

Hassan BOUCHACHIA

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