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Compétitivité: Formule-Zaldo

· Saâd Kettani: "La PME est maintenant réhabilitée"

Par L'Economiste | Edition N°:454 Le 02/03/1999 | Partager

Devant un riche parterre du monde des affaires, l'industriel et enseignant José Miguel Zaldo a présenté son ouvrage sur la "Gestion Internationale des PME". L'événement a été aussi l'occasion de mettre l'accent sur le potentiel de développement entre l'Espagne et le Maroc.

C'est grâce à des personnalités comme M. José Miguel Zaldo que le partenariat entre le Maroc et l'Espagne se concrétise de plus en plus. Unanimement plébiscité, les hommages et les remerciements pleuvaient de tous les côtés sur cette personnalité du monde industriel espagnol, lors de la conférence de présentation de son nouveau ouvrage sur "la gestion Internationale de la PME" le vendredi 26 février à Casablanca.
D'une simple présentation d'un ouvrage, la réception a pris l'allure d'un événement politique, grâce notamment à la présence de M. Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie et des Finances. "L'Espagne est notre voisin du Nord, mais aussi du Sud", déclare d'entrée de jeu M. Oualalou. Pleine de messages politiques, l'allocution de M. Oualalou se voulait volontariste et dépassait tout "aspect passionnel" pour se fonder sur celui de la complémentarité entre les deux riverains de la Méditerranée. "Et c'est justement à travers les PME que le dialogue entre nos deux pays est appelé à s'opérer et à se renforcer", ajoute M. Oualalou. Toutefois, "compte tenue du potentiel économique espagnol, ce taux de réalisation laisse encore à désirer", indique M. Oualalou sur un ton de reproche. En effet, si l'investissement espagnol à l'extérieur est passé de 500 millions de Dollars (4,8 milliards de DH) en 1986 à 15 milliards de Dollars (144 milliards de DH) en 1998, l'enveloppe consacrée au Maroc reste somme toute maigre, ont souligné les intervenants et ce, bien que la présence des entreprises espagnoles au Maroc ne soit passée, durant les cinq dernières années, de 300 à 900.
Les intervenants ont aussi saisi l'occasion pour exhorter les deux parties à développer leur partenariat. "Mais cela ne saurait s'effectuer sans des entreprises compétitives", affirme M. Zaldo. Sur cette question, ce dernier a des opinions bien arrêtées: la compétitivité n'est pas une question d'argent, c'est d'abord une affaire de gestion. Et de poursuivre, "dans le monde entier, la gestion des entreprises est généralement très médiocre. Mieux, beaucoup de concepts et procédures a priori simples ne sont pas suffisamment compris par les dirigeants".
M. Zaldo préconise à ce niveau d'internationaliser toutes les facettes de la gestion de l'entreprise: de la production à la finance en passant par le capital. Mais là où le changement reste difficile à mener, c'est bel et bien au niveau de l'internationalisation des mentalités. Ce processus ne touche pas seulement les grandes entreprises, mais aussi les PME. De son côté, M. Saâd Kettani, président de Wafa Assurance, a mis l'accent sur le rôle de ce nouvel acteur qu'est la PME. "Ayant cessé d'être considérées comme de petites unités inefficaces et peu compétitives, ces dernières sont désormais au coeur de toute une politique de développement".


Oualalou: "L'Espagne est une référence"


L'Espagne est une référence en matière de modernisation économique, de transition démocratique et de rapprochement avec l'Union Européenne. Si cette citation de M. Oualalou revêtait l'allure d'un éloge vis-à-vis de son voisin méditerranéen, elle n'en manquait pas moins de renseigner sur la "reconnaissance" d'un modèle de développement économique.
D'ailleurs, ajoute M. Oualalou, "le Temps du Maroc est arrivé". Sans se laisser emporter par un quelconque optimisme béat, l'argentier du Maroc a mis toutefois en avant les résistances et difficultés pour effectuer "ce saut qualitatif". Même logique de la part de M. Zaldo. "Il faut d'abord diagnostiquer nos forces et faiblesses, mais aussi scruter les menaces et opportunités de l'environnement".

Hassan BOUCHACHIA & Malika ALAMI

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