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Compagnies pétrolières: Les profits record dérangent

Par L'Economiste | Edition N°:2216 Le 17/02/2006 | Partager

. Le groupe français Total accusé Partout dans le monde, les bénéfices vertigineux des groupes pétroliers, engrangés grâce à la flambée du pétrole en 2005, suscitent les critiques des consommateurs et des politiques, qui les pressent de réinvestir dans l’économie ces «sur-profits». En France, l’association de consommateurs UFC-Que-Choisir est reparti mercredi 15 février en campagne contre le groupe français Total pour réclamer l’investissement dans les transports en commun d’une taxe exceptionnelle de 5 milliards d’euros à prélever sur ses profits «astronomiques». Le ministre de l’Economie lui-même, Thierry Breton, avait brandi la menace d’une telle taxe à la rentrée 2005, demandant aux entreprises pétrolières d’être «citoyennes», puis l’avait ensuite enterrée. Total est accusée pêle-mêle de surfer sur le cours du baril de brut, de rémunérer uniquement ses actionnaires, d’utiliser son argent pour soutenir son cours de Bourse, au mépris de l’investissement et du consommateur qui paie son plein d’essence de plus en plus cher. «D’un côté, les consommateurs font face à une surinflation du prix de l’essence (+25%) et d’un autre côté les compagnies pétrolières engrangent des profits astronomiques», fait valoir l’association de consommateurs. Visiblement agacé, le PDG du groupe français, Thierry Desmarest, a appelé mercredi à refuser «la démagogie». «On est dans un jeu mondial, il faut accepter de jouer ou alors ce serait vraiment dommage pour la France», a-t-il ajouté, en annonçant une hausse de plus de 30% à 12 milliards d’euros des bénéfices de Total. Les Etats-Unis, dont la première compagnie mondiale ExxonMobil a réalisé 36 milliards de dollars de profit en 2005, ont vu se multiplier les appels en faveur d’une taxation des bénéfices des compagnies pétrolières. En Grande-Bretagne, le ministre des Finances, Gordon Brown, a décidé en décembre 2005 de porter de 10 à 20% la taxe sur les bénéfices des entreprises pétrolières en mer du Nord. Le numéro deux mondial, le britannique Royal Dutch Shell, a battu en 2005 le record des bénéfices pour une entreprise britannique, avec 22,94 milliards de dollars. Pour l’UFC, «le modèle économique de l’activité pétrolière est défavorable aux intérêts des consommateurs». Le syndicat Sictame-Unsa (autonomes) de Total a réclamé une répartition «plus équitable» des profits du groupe pour éviter que «salariés et consommateurs» soient les «laissés-pour-compte».


L’après-pétrole

Le groupe pétrolier Total a dégagé en 2005 un bénéfice historique dans l’histoire de l’industrie française de 12 milliards d’euros grâce à la flambée des prix du pétrole brut, qui a compensé une baisse de sa production d’hydrocarbures. Total, le 4e groupe pétrolier mondial dont le bénéfice exprimé en dollars est de près de 15 milliards, reste cependant loin des profits engrangés en 2005 par le 1er groupe pétrolier mondial, l’américain ExxonMobil avec un peu plus de 36 milliards de dollars. La direction du groupe compte reverser à ses actionnaires un dividende de 6,48 euros par action (soit au total 3,98 milliards d’euros) en hausse de 20% sur 2004. Pour la première fois lors d’une présentation de résultats financiers, le PDG du groupe Thierry Desmarest a mis l’accent sur la préparation de l’après-pétrole. La flambée des cours et les marges de production disponibles qui se réduisent dans les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ont fait naître une nouvelle donne énergétique, a-t-il dit. D’ici 2010, Total prévoit une croissance de la production d’hydrocarbures de 4% par an. Les réserves prouvées et probables de Total s’établissaient fin 2005 à 20 milliards de barils équivalent pétrole, soit près de 22 ans de durée de vie au rythme annuel de production. Synthèse L’Economiste

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