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    Comment accompagner la gestion des crises

    Par L'Economiste | Edition N°:3514 Le 22/04/2011 | Partager
    Priorité à l’instauration d’un climat de confiance

    LA gestion des crises graves ne se limite pas uniquement à trouver des solutions techniques et logistiques pour réduire au maximum les dégâts humains et autres. L’instauration d’un climat de confiance dans ces moments difficiles via une bonne stratégie de communication est impérative. Car il s’agit généralement d’un événement inattendu souvent accompagné de charges émotionnelles qui peuvent, en cas de dérapage, avoir des conséquences néfastes sur la crédibilité et l’image de certains hommes politiques. Mais comment réussir une communication en temps de crise grave? C’était l’objet d’une table ronde organisée la semaine dernière par l’Université internationale de Rabat (UIR). La conférence a été animée par l’expert Eric Yvonnet, directeur adjoint de l’Institut d’études politiques et juridiques à l’UIR. Pour rappel, Yvonnet a déjà été chargé de la communication de crise au ministère français de l’Intérieur. Pour commencer, il convient de donner un aperçu historique: «La communication publique de crise prend naissance en 1986 avec Tchernobyl et prend forme en 2003 avec l’épisode de la canicule en Europe», rappelle Yvonnet. Avant d’ajouter, «le nouveau paradigme de la communication a rattrapé les pouvoirs publics en charge de la gestion des crises». Aux yeux de l’expert, «l’on a pendant longtemps confondu information et communication sans tenir compte des nouvelles logiques qui articulent ces deux notions». La communication de crise n’est pas le média-training, c’est une «structure» à part entière issue d’une parfaite connaissance de la gestion des crises. Par crise majeure, le conférencier entend «une rupture dans la continuité des missions de service public d’un Etat». Et d’ajouter, «la communication de crise vise à préserver la légitimité de la parole publique dans un contexte de chaos». Mais dès que la situation n’est plus intelligible, il faut anticiper en vue d’arriver à la mise en commun des compétences, la hiérarchie des actes et des contenus très opérationnels. Pour le conférencier, «l’information n’est pas la priorité dans la communication de crise, c’est la connaissance des phases de la crise et du potentiel des acteurs. L’information est un outil redoutable, il faut savoir la rendre lisible pour la population et les gestionnaires de la crise». La presse doit être un allié incontournable et non un collaborateur de circonstance, prévient l’expert. En clair, ce type de situation implique d’associer les professionnels de la presse à l’élaboration d’une culture du risque à l’échelle d’un pays. Et c’est le cas pour le peuple japonais qui vit actuellement trois crises en une. Une crise nucléaire, une crise tsunami et demain une autre crise d’ordre budgétaire. L’on estime à 5% du PIB le coût de la crise actuelle. «La conduite de la crise dans l’archipel et de la communication qui l’accompagne est globalement satisfaisante. La culture du peuple japonais sur les risques majeurs a certainement épargné la planète d’une catastrophe plus lourde», conclut Yvonnet.


    Typologie


    Depuis 2008, la classification des crises issues des risques majeurs s’articule autour du risque nucléaire, du risque pandémique au H5N1, du risque issu du bioterrorisme, des catastrophes naturelles et des cyber-attaques. Pour Yvonnet, cette dernière étant très largement sous-estimée dans ses répercussions socioéconomiques. Pour l’expert, l’on distingue les crises selon la cinétique de leur déroulement. Ainsi, nous avons des crises dites lentes et des crises rapides.


    Noureddine EL AISSI

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