×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Communication: le bouche-à-oreille d'abord

Par L'Economiste | Edition N°:329 Le 07/05/1998 | Partager

"Naguère, la ménagère voulait s'équiper en télévision et magnétoscope; aujourd'hui, elle veut acheter un vélo d'appartement", M. Hassan Chaoui, directeur général de Berda Frères, résume ainsi l'évolution du marché des équipements sportifs. Ce marché est aujourd'hui en nette progression depuis presque dix ans, précise-t-il. Et pour cause, les équipements de sport à domicile sont devenus un facteur important d'anti-stress pour la population des villes.
"Casablanca, par exemple, est une ville moderne et polluée et les gens ressentent de plus en plus le besoin de faire du sport", indique M. Chaoui.
En effet, outre les vêtements de sport, les produits d'équipements sportifs sont de plus en plus demandés. Et c'est les VTT qui ont la part du lion avec quelque 70% du marché des équipement sportifs.
"Et ce n'est pas un moyen de locomotion proprement dit, mais bel et bien un outil de sport", renchérit-il.
Il faut noter que les ventes de ces produits sont saisonnières.
Les bicyclettes d'extérieur sont ainsi demandées pendant les périodes d'été et de printemps, tandis que les vélos d'appartement sont vendus essentiellement pendant l'hiver.
Deux segments de clientèle sont à distinguer dans les équipements sportifs. D'abord, les particuliers. "Contrairement à ce qu'on peut penser, une bicyclette à domicile n'est pas un produit pour bourgeois. Ce sont généralement des cadres moyens et supérieurs qui s'intéressent à l'acquisition de ce genre de produits", précise M. Chaoui.

Comme pour les équipements ménagers, les familles préfèrent plutôt acheter des produits de qualité qu'un produit bas de gamme: "C'est un article qui est acheté une fois pour toute la vie", indique-t-il. Le paramètre prix est ainsi relégué au dernier rang. Ce qui prime, c'est d'abord la qualité du produit.
Les prix des vélos d'appartement se situent entre 1.300 et 3.000 DH.
La tendance du marché étant de privilégier les produits haut de gamme, la communication faite autour de ces produits reste limitée à quelques manifestations sportives ponctuelles comme le sponsoring de courses de VTT. "Sinon, c'est une communication de bouche-à-oreille", souligne M. Chaoui.

Ce manque de communication de masse s'explique par un marché étriqué des équipements sportifs. Mais ce manque de communication rappelle aussi la stratégie de quelques grandes multinationales qui considèrent inutile de multiplier les promotions quand elles disposent d'un bon produit.
Le deuxième segment de clientèle est constitué par les salles de sport, les hamams, saunas... Les prix des produits destinés à cette catégorie de professionnels varient dans une fourchette de 3.000 à 8.000 DH.
Côté distribution, il faut relever que trois grands grossistes se partagent plus de 80% du marché: Berda Frères, Delta Sport et Belgoma. Mais chez les revendeurs, la baisse des marges due à la forte concurrence ainsi que la stagnation du pouvoir d'achat a obligé certains à mettre la clé sous le paillasson ou abandonner ces produits.
Curieusement, le "fléau" de la contrebande ne touche pas le créneau des équipements de sport. Ce qui est dû, selon M. Chaoui, aux taux de droits de douane qui sont bas.


Chut, on casse les prix!


"Le manque à gagner par rapport à la prolifération de la contrebande est énorme", confie M. Bakalli. Et d'ajouter: "Nous sommes contraints d'aligner nos prix en fonction de la contrebande et de la contrefaçon". Mais là où le bât blesse, c'est dans le segment des produits de sport de golf. Selon M. Mohamed Amenna, gérant de société B&A, tous les distributeurs de produits de golf souffrent d'une concurrence "très déloyale" de la part du pro-shop de Dar Essalam. "Ce magasin casse les prix du marché parce qu'il ne paye pas de taxes, ni droits de douane à l'entrée de ses marchandises...". Mieux, selon M. Amana, "le pro-shop de Dar-Essalam ne délivre même pas de factures". Sic.
Ainsi, un produit qui coûte 1.000 DH est vendu par ce magasin à 600. "Et automatiquement, c'est la ruée vers le pro-shop de Dar-Essalam", précise-t-il. Selon un autre distributeur, 80% des articles de sport proviennent de la contrebande contre 20% seulement de produits légalement importés. Resic.

Hassan BOUCHACHIA


  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc